CONCEPTION OF PAINTING → light

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Quotation

Je vous ay dit en vous parlant de la manière dont il falloit disposer les objets, que la pluralité des angles partageoit la veüe, & que pour cette raison la figure circulaire estoit la plus agréable ; je vous dis la mesme chose de la diversité des couleurs : & de la mesme façon qu'une infinité d'angles qui se trouvent dans les Figures, dont se tableau est composé, doivent concourir toutes à ne faire qu'une forme principale qui comprend tout le Tableau ainsi ; toutes les couleurs, qui par leur crudité ou par leur diversité trop entière diviseroient les rayons visuels, & se nuiroient les unes aux autres, doivent s'accorder & convenir, pour ainsi dire, en une couleur dans les masses des jours, comme dans celles des Ombres.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

Quotation

Cet accord [ndr : des couleurs] se fait de deux façons ; par participation ou par sympathie : Par participation, quand plusieurs couleurs participent d'une seule dont il entre quelque chose dans chacune, & qui domine fur toutes les autres, cela se remarque dans un ciel, dans une gloire & dans les groupes de lumières ou d'ombres dans lesquelles les couleurs, quelque ennemies qu'elles soient, sont reconciliées, ou par celles de la lumière dans les jours, ou par celles des ombres.

sympathie · participation



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Mais quand l'Art & la raison n'exigeroient pas ces accords des couleurs, la Nature nous le montre & y oblige presque toûjours ceux qui ne la copient que servilement. Car soit que vous considériez la lumiere, ou directe sur les jours, ou réfléchie dans les ombres, elle ne peut se communiquer qu'en communiquant sa couleur, qui est tantost d'une façon, tantost d'une autre, & vous sçavez que la lumière du soleil est bien differente à midy, de ce qu' elle est le soir ou le matin, & que la lune a de mesme une couleur particulière aussi bien que la lüeur du feu, ou celle d'un flambeau.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
CONCEPTS ESTHETIQUES → nature, imitation et vrai

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Quotation

LXXIII.
Il faut pointiller sur les clairs avec un peu de Vermillon ou de Carmin meslé de beaucoup de blanc, & de tant si peu d’Occre, pour les faire perdre dans les ombres, & pour faire mourir les Teintes les unes dans les autres imperceptiblement, prenant garde en pointillant ou hachant de faire que vos traits suivent le contour des chairs, car bien qu’il faille croiser de tous sens, celuy-là doit paroistre un peu d’avantage parce qu’il arrondit les parties.
Et comme ce mélange pourroit faire un Coloris trop rouge si l’on s’en servoit toûjours, on travaille aussi par tout pour confondre les teintes & les ombres avec du bleu, un peu de verd, & beaucoup de blanc, en sorte que ce mélange soit fort pâle, excepté pourtant qu’il ne faut point mettre de cette couleur sur les jouës ; ny sur l’extremité des clairs, non plus que de l’autre mélange sur ces derniers qu’il fait laisser avec tout leur jour, comme de certains endroits du menton, du nez, & du front, & au dessus des jouës ; lesquelles & le Menton doivent neantmoins estre plus rouges que le reste, aussi-bien que les pieds, le dedans des mains, & les doigts des uns & des autres.
Remarquez que ces deux derniers mélanges doivent estre si pâles, qu’à peine en puisse-t’on voir le travail, n’estant que pour adoucir l’Ouvrage, & faire l’union des teintes les unes dans les autres, des ombres dans les clairs, & faire perdre les traits : Il faut prendre garde aussi de ne pas trop travailler du mélange rouge sur les teintes bleuës, ny du bleu sur les autres, mais changer de temps en temps de couleur, quand on voit que l’on fait trop bleu ou trop rouge, jusques à ce que l’ouvrage soit finy.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs

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Quotation

[…] il faut qu’en peignant la superficie d’un corps, sa couleur soit plus claire & plus lumineuse dans l’endroit où les rayons de lumiere doivent frapper davantage. Et comme la lumiere viendra peu à peu à s’éteindre & à manquer, il faut aussi qu’il affoiblisse peu à peu la force de ses teintes.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

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Quotation

Mais il y a de la difference de cette manière de passer d’une couleur à une autre, à cette autre union & à ce passage de couleurs dont nous venons de parler. Quoy que ce soit une chose tres-estimable de bien unir ensemble les couleurs pour joindre des corps de differentes especes, ce n’est rien neanmoins en comparaison de sçavoir peindre les contours & les extremitez de tous les corps en general, & faire qu’ils se perdent par une suite & un détour insensible, qui trompe la veuë de telle sorte qu’on ne laisse pas d’y comprendre ce qui ne se voit point. Parrhasius fut celui des Peintres anciens qui posseda parfaitement cette science. Pline, qui en a fait la remarque, considere cette partie comme la plus difficile & la plus importante de la Peinture, parce, dit-il, qu’encore qu’il soit toujours avantageux de bien peindre le milieu des corps, c’est pourtant une chose ou plusieurs ont acquis de la gloire ; mais d’en bien tracer les contours ; les faire fuir, & par le moyen de ces affoiblissemens, faire en sorte qu’il semble qu’on aille voir d’une figure ce qui est caché ; c’est en quoy consiste la perfection de l’art, & ce qui ne s’apprend pas sans beaucoup de peine.
C’est aussi ce qui donne du relief aux corps, & qui dépend non seulement de l’affoiblissement des couleurs, mais encore de celuy des lumieres & des ombres. Les Anciens avoient raison de priser cette partie, parce qu’il faut beaucoup de connoissance pour la posseder. Si vous me demandez quels moyens les Peintres peuvent avoir pour l’acquerir, je vous diray que je n’en voy point de plus propre que les continuelles observations des differens effets de la lumiere & de l’ombre, qu’ils peuvent faire sur le naturel ; & en suitte d’imiter ces effets dans leurs tableaux par le moyen des couleurs & des teintes qu’il faut fortifier ou affoiblir selon qu’ils le jugeront necessaire.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

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Quotation

Mais de quelle utilité est cette opposition, dit Damon ? Celle du Clair-obscur, reprit Philarque, sert à faire détacher les objets les uns des autres, & quelquefois à les rendre plus éclatans ; elle est & nécessaire & agréable. Pour l'opposition des couleurs, elle ne doit estre mise en usage qu'avec grande discrétion, en les liant par quelque couleur tierce qui seroit amie de l'une & de l'autre, & en l'employant dans les endroits seulement où l'on veut attirer la veuë, comme sur le Héros du Tableau, ou sur quelqu'autre que l'on veut faire remarquer, en sorte neantmoins qu'elles n'empeschent pas l'accord du Tout-ensemble, non plus que les dessus dans la Musique.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

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Quotation

[...] c’est improprement que l’on appelle Perspective aërienne ce qui regarde la diminution des couleurs, & ce n’est que par analogie qu’on la nomme ainsi ; parce que la vraye Perspective pratique n’est que des figures dont la grandeur diminuë selon l’éloignement, & se represente par des lignes que l’on tire : au lieu que la diminution des couleurs ne va que dans le plus ou le moins de la lumiere, dont l’on ne peut donner de regles.
 
[...] Pour la bien pratiquer on doit prendre garde qu’encore que l’air soit un corps diaphane, au travers duquel la lumière du Soleil passe avant que de se repandre sur les autres corps, on ne peut considerer les effets de la lumière du Soleil, sans concevoir l’impression qu’elle reçoit en passant au travers de l’air, qui est susceptible de plusieurs changemens, estant plus épais dans des temps & dans des lieux qu’en d’autres.
 
[…] Pour ce qui est de la Perspective aërienne il faut concevoir que l’air est comme je viens de dire un corps diaphane, parce qu’il est coloré, au travers duquel on voit les objets, qui prenant davantage de la couleur de ce corps à mesure qu’ils s’éloignent, viennent peu à peu à se perdre & à se confondre. [...] Tout de mesme quand les images des objets passent au travers de l’air, ils diminuent & s’affoiblissent à proportion de la quantité d’air qui est entre eux & l’œil qui les voit.
Mais parce que l’air n’est pas toujours également pur par tout :
qu’il peut recevoir des lumières particulières, comme quand on voit une tour qui paroist le matin au lever du soleil environnée d’une legere vapeur dans la partie la plus proche de la terre, & dont le haut au contraire est éclairé du Soleil, ce que le Poussin & Claude le Lorrain ont parfaitement bien représenté dans des païsages. Et parce encore que les objets peuvent aussi estre plus ou moins susceptibles de la couleur de l’air, & d’eux-mesmes plus sensibles à la veuë les uns que les autres, il y a diverses choses qu’il faut observer dans la Nature, & dont l’on ne peut faire des regles assurées.
Par exemple le vert & le rouge mis dans une mesme distance feront une sensation differente à nostre veuë, non seulement par les qualitez propres de ces deux couleurs ; mais parce que le vert estant plus capable de prendre la couleur de l’air, qui est bleuë, que non pas le rouge, il paroistra plus éloigné, puisqu’il pert davantage de se veritable couleur, qui se confond plus aisément que le rouge avec celles de l’air.
Voilà quant à la qualité des couleurs dans un mesme air & dans une mesme distance. Voyons ce que fait une mesme couleur dans une mesme distance, mais dans deux situations differentes où l’air soit plus espais en l’une qu’en l’autre. Si une personne vestuë de blanc ou une figure de marbre ou de plastre, si vous voulez, est posée dans un lieu où l’air soit purifié, il est certain qu’elle paroistra plus blanche & plus proche qu’une autre qui sera dans un air plus épais, quoy qu’elles soient dans une égale distance, & de pareille grandeur & blancheur, parce que la grande épaisseur de l’air où elle se trouve esteindra son blanc, & la fera paroistre plus bluastre. C’est pourquoi il est fort difficile de donner des moyens asseurez pour affoiblir les couleurs selon la perspective, puisque cela dépend de la disposition de l’air, de la lumiere qui les éclaire, & encore de la force mesme des couleurs.



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EFFET PICTURAL → perspective
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

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Quotation

{XXXVI. Union.}
Il faut aussi que la pluspart des Corps, qui sont sous une Lumiere étenduë & distribuée également par tout, tiennent de la Couleur l'un de l'autre. Les Venitiens ayant en grande recommandation cette maxime (que les Anciens appellerent Rupture de Couleurs) dans la quantité de Figures dont ils ont remply leurs Tableaux, ont toûjours recherché l'union des Couleurs, de peur qu'estant trop differentes, elles ne viennent à embarasser la veuë par leur confusion avec la quantité des Membres separez par leurs Plis, qui sont encore en assez grand nombre ; & pour cet effet ils ont peint leurs Draperies de Couleurs approchantes les unes des autres, & ne les ont presque disinguées que par la diminution du Clair-Obscur, en accouplant les Objets contigus par la participation de leurs Couleurs, & en liant ainsi d'amitié les Lumieres & les Ombres.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

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Quotation

Quoy que la lumière & l'ombre ne puissent se représenter qu'avec de la couleur, neantmoins elles ont leur intelligence particulière qui s'appelle le Clair-obscur, & qui est la baze du Coloris, comme les proportions & l'Anatomie sont la baze du Dessin.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

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Quotation

II semble, repartit Damon, que cette Antipathie se devroit aussi trouver dans le Clair-obscur : car il n'y a rien de si contraire que le blanc & le noir, qui représente, l'un la lumière & l'autre la privation de la lumière. Ils ne sont pas si contraires que vous le pensez, répliqua Philarque, ils se conservent tres - bien dans leur mélange: le blanc & le
noir ensemble font un gris, qui tient de l'une & de l'autre couleur ; & ce qui semblera comme noir par opposition au blanc tout pur, paroistra comme blanc si vous le mettez auprès d'un grand noir. II faut raisonner de la mesme manière à l'égard de toutes les autres couleurs, où le plus & le moins de lumière ne changent rien à leurs qualitez.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

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Quotation

Des macules d’ombres qui paroissent dans les corps qu’on void de loin 
[…] : mais ce que j'ai à vous advertir touchant les visages est que si vous considérez comment selon les diverses distances ils vont s'alterant en diverses sortes d'ombres, et qu'il ne leur reste seulement que les premieres et principales touches qui sont dans les enchasseures de l'œil, en en quelques autres lieux semblables, et qu'enfin tout le visage demeure obscur, parce que dans ces esloignements les lumieres se consomment, lesquelles sont peu de choses en comparaison des ombres moyennes ou demy-teintes ; ce qui fait qu'enfin par la distance, la qualité et la quantité, tant des jours que des ombres principales se consomme, et que tout vient dégénérer en un ombre de demy-teinte et c'est la cause pourquoy les arbres et tous autres corps à une certaine distance semblent devenir plus obscurs qu'ils ne sont en soy estant veuës de prés […]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
GENRES PICTURAUX → paysage

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Quotation

La Platte Peinture. Chapitre XXXIX, p. 310
Arrondir la figure, c'est à dire faire qu'elle semble de relief, ce qui se fait par le jour et l'ombrage. 



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

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Quotation

Die reflexion oder der Widerschein/ welcher das zweyte Liecht ist/ hat diese Art und Eigenschaft. Gleichwie das erste Liecht von oben ab/ auf das Bild/ Figur/ oder einen andern Cörper/ niederwarts scheinet/ und dasselbe auf einer Seite beleuchtet/ wordurch hingegen gemeldter Cörper auf der andern Seite finster beschattet wird: also wird das allernächste Liecht alda/ welches ingemein von dem oben-einfallendem erst-besagten Liecht entstanden/ nach des Liechts habender quantitet/ den Schatten in etwas zurücke beleuchten. Hierbey ist nun zu beobachten/ daß alle reflexionen ganz contrari gegen das erste Liecht zurücke gehen oder leuchten. Wann nun diese allgemeine Regel in gerechter Maß observirt wird/ wie in allem billich seyn soll/ so erfolget dardurch die wahre Erhebung/ rundirung und Vertieffung/ allerdings nach art und eigenschaft deren Cörper/ als ob es an ihm selbst erhoben oder rund wäre: da hingegen/ wo solches nicht regulier in acht genommen wird/ alles platt und niederträchtig bleibet/ wordurch des Werkmeisters Schwachheit sich mehr als zuviel offenbaret.

Eigenschaft


1 quotations

Quotation

282. [Que vous fassiez paroistre les Corps éclairez par des Ombres qui arrestent vostre veuë, &c.] C’est à dire proprement, qu’apres de grands Clairs il faut de grandes Ombres, qu’on appelle des Repos ; parce que effectivement la veuë seroit fatiguée, si elle estoit attirée par une continuité d’objets petillans. Les Clairs peuvent servir de repos aux Bruns, comme les Bruns en servent aux Clairs. […]
Ces Repos se font de deux manieres, dont l’une est Naturelle, & l’autre Artificielle : La Naturelle se fait par une étenduë de Clairs ou d’Ombres, qui suivent naturellement & necessairement les Corps solides, ou les Masses de plusieurs Figures agrouppées lors que le jour vient à frapper dessus : Et l’Artificielle consiste dans les Corps des Couleurs que le Peintre donne à de certaines choses telles qu’il luy plaist, & les compose de telle sorte, qu’elles ne fassent point de tort aux Objets qui sont auprés d’elles. Une Draperie par exemple que l’on aura fait jaune ou rouge en certain endroit, pourra estre dans un autre de Couleur brune, & y conviendra mieux pour produire l’effet que l’on demande. L’on doit prendre occasion autant qu’il est possible de se servir de la premiere Maniere, & de trouver les Repos dont nous parlons par le Clair ou par l’Ombre, qui accompagnent naturellement les Corps solides […] 
Ainsi le Peintre qui a de l'intelligence prendra ses avantages de l'une & de l'autre Maniere ; & s'il fait un Dessein qui doive estre gravé, il se souviendra que les Graveurs ne disposent pas des Couleurs, comme font les Peintres, & que par consequent il doit prendre occasion de trouver les Repos de son Dessein dans les Ombres naturelles des Figures, qu'il aura disposées à cet effet. Rubens en donne une parfaite connoissance dans les Estampes qu'il a fait graver ; & je ne croy pas que l'on puisse rien voir de plus beau en ce genre : Toute l'intelligence des Grouppes, du Clair-Obscur & de ces Masses que le Titien appelloit
la Grappe de Raisin, y est si nettement exposée, que la veüe de ces Estampes & l'attention que l'on y apporterait contribueraient beaucoup à faire un Habile-homme. […]
Ce n'est pas que les Graveurs ne puissent & ne doivent imiter les Corps des Couleurs par les degrez du Clair-Obscur, autant qu'ils jugeront que cela doit produire un bel effet ; au contraire il est à mon avis, impossible de donner beaucoup de force à tout ce que l'on gravera d'après les Ouvrages de l'Ecole de Venise, & de tous ceux qui ont eu l'intelligence des Couleurs & du Contraste du Clair-Obscur, sans imiter en quelque façon la Couleur des Objets selon le rapport qu'elle a aux degrez du Blanc & du Noir. […]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
CONCEPTS ESTHETIQUES → nature, imitation et vrai

2 quotations

Quotation

Ainsi l'on doit pour la beauté de l'Ouvrage & pour la satisfaction des yeux augmenter, ou diminüer non seulement au dessin & à la couleur des Corps que l'on imite, mais encore à la lumière qui les éclaire en la plaçant avantageusement de la manière que je viens de dire, & comme l'a placée Rubens, qui est sans contredit celuy de tous les Peintres qui l'a mieux entendüe.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
L’ARTISTE → qualités

Quotation

Ainsi dans un Ouvrage de Peinture ce n'est point assez qu'il y ait du feu & de l'imagination, ny que la justesse du dessin s'y rencontre, il y faut encore beaucoup de conduite au choix des objets, des couleurs & des lumières, si vous desirez qu'on trouve dans les Tableaux comme dans les Poëmes l'imitation de la Nature accompagnée de quelque chose de surprenant & d'extraordinaire; ou plustost ce merveilleux & ce vraysemblable, qui fait toute la beauté de la Peinture & de la Poesie.



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PEINTURE, TABLEAU, IMAGE → comparaison entre les arts
CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
CONCEPTS ESTHETIQUES → merveilleux et sublime
CONCEPTS ESTHETIQUES → nature, imitation et vrai

1 quotations

Quotation

Zeuxis, Polygnotas, ende Euphranor hebben met eenen sonderlingen arbeyd ghesocht haere stucken behoorlicker wijse te beschaduwen ende met eenen levendighen gheest in te aessemen; soo plaghten sy mede daer nae te staen datse in haere verdiepsels ende verhooghsels den oppersten lof boven d’andere Meesters moghten verwerven. Philostr. Lib. II. Cap. 9. De vita Apollonij.

[Suggested translation, Marije Osnabrugge:] Zeuxis, Polygnotas and Euphranor have attempted by means of a remarkable labour to shade their pieces in a reasonable manner and to breathe a lively spirit in them; as such they attempted to achieve the highest praise over the other Masters with their depths and highlights. Philostr. (…)


1 quotations

Quotation

VI. Moetmen wel letten, dat het licht wel met malkander ghebonden is, en niet en werdt ghevonden hier een lichtje, daer een bruyntje, soo dat het schynt dat van verden niet te zijn als placken, maer de Schilderije moet dat hebben, dat van veers, als van by, zijn gheweldt kan ghesien werden. Waer van desen reghel een van de besonderste is.

VI. L’on doit bien veiller à ce que la lumière soit bien liée dans ses parties, et qu’on ne trouve pas ici une petite lumière [ndr. clair] et là un petit obscur, ce qui donnerait l’apparence des taches vue de loin. Mais la peinture doit avoir cela pour que sa force puisse être vue de loin comme de près. La règle de cela est l’une des plus particulières.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

2 quotations

Quotation

Of Colouring
{Colouring. what ?} Corruption composition or mixing of
Colours, we call Painting ; which is, to express shadows in Colours ; thereby, to resemble, what we do desire to imitate, by a moderate confusion, or tempering, discordant Colours ; as white, black, red, blew, green, &c.
[…].
{With Light and shadows.} Observe herein
Light and Shadows, Obscurity and Brightnesse.
Contrary things are more apparant, being placed neer their Contraries ;
Light and Shadows forward, set out any Painting outwards ; as if you might take hold of any part.
Obscurity or Darknesse, is the duskishness of a deeper shadow ; as brightness is the Intension of Light.
White appears sooner, or neerer to the Eye ; and the black seems farther off, any thing that should seem hollow (as in a Well, or Cave,) must be coloured blackish ; more deep, more black.
On the contrary, to lighten or rise forward, with
white.
{Tonus, what?}
Tonus or brightnesse ; as it is of necessary use, so of excellent ornament in a Picture, it is which is above light ; {A Brightness.} sparkling as in the glory of Angels, twinckling of precious stones ; […] : the variety of these Ornaments, must be expressed excellently ; but avoid satiety, not cloy your Picture with it.
{Harmogia what ?}
Harmoge in Colours, is an unperceivable way of Arts ; stealing to pass from one Colour to another, as in the sea and skie meeting in one thin mistly Horizontall stroake, both are lost and confounded in sight ; […].



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
SPECTATEUR → perception et regard

Quotation

The Ground colour for a Face.


[…], you are to lay a
ground or primer of flesh colour before you begin your work, and that must be tempered according to the complexion of the Face to be drawn, if the complexion be fair, temper white, red lead, and lake, if an hard swarthy complexion, mingle with your white and red a little fine Masticot, or English Ocur, but Note that your ground ought alwayes to be fairer then the Face you take ; for it is a facile matter to darken a light colour, but a difficult to lighten a deep one ; for in Limning you must never heighten, but work them down to their just colour
[…].


The Order of Shadowes for the Face.
{
Shadows} In all your Shadowes, remember to mix some white, (exempli gratia) for the red in the Cheeks, Lips, &c. temper Lake, red Lead ; […] Note that black must not by any means be used in a Face, for other shadowes your own observation must direct you, for it is impossible to give a general Rule for the shadowes in all Faces, unless we could force nature to observe the same method in composing and modelling them, so that one in every punctilio should resemble the other. 



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MATERIALITE DE L’ŒUVRE → couleurs

4 quotations

Quotation

Des champs ou fonds qui conviennent à chaque ombre & chaque lumiere
 […] il ne faut pas faire terminer une couleur obscure sur une autre couleur obscure, mais elle doit estre fort differente, c’est à dire, blanche, ou qui tire sur le blanc, mais esteinte autant qu’on pourra, & approchant de l’obscur.
Quel remede il faut apporter lors que le blanc va terminer sur le blanc, & l’obscur sur l’obscur 
Quand la couleur d’un corps blanc rencontre à se terminer sur un fond blanc, pour lors ces deux blancs seront esgaux ou non ; s’ils sont esgaux, alors celuy qui vous est plus proche se fera un peu plus obscur sur le contour qui va confiner avec l’autre blanc ; si le champ est moins clair que la couleur à laquelle il sert de champ, alors celuy qui est sur ce champ, se destachera de luy-mesme d’avec celuy duquel il est different sans autre artifice ny aide d’une teinte obscure.
De la nature des couleurs sur des fonds sur lesquels le blanc est couché 
La couleur blanche paroistra plus claire selon qu’elle se rencontrera sur un fond plus brun, & au contraire elle paroistra plus brune à mesure qu’elle aura un fond plus blanc […] 



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

II semble, repartit Damon, que cette Antipathie se devroit aussi trouver dans le Clair-obscur : car il n'y a rien de si contraire que le blanc & le noir, qui représente, l'un la lumière & l'autre la privation de la lumière. Ils ne sont pas si contraires que vous le pensez, répliqua Philarque, ils se conservent tres - bien dans leur mélange: le blanc & le
noir ensemble font un gris, qui tient de l'une & de l'autre couleur ; & ce qui semblera comme noir par opposition au blanc tout pur, paroistra comme blanc si vous le mettez auprès d'un grand noir. II faut raisonner de la mesme manière à l'égard de toutes les autres couleurs, où le plus & le moins de lumière ne changent rien à leurs qualitez.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

les Peintres n’ont qu’un blanc & un noir pour la lumière & les ombres ; & ce blanc & ce noir ne peuvent point imiter parfaitement la Nature, parce que le blanc quelque blanc qu’il soit n’a point assez d’éclat pour representer les corps lumineux & le brillant des corps luisans ; & le noir, quelque noir qu’il soit, ne peut imiter qu’imparfaitement les ombres, qui dans la Nature sont des privations de lumiere. Car les noirs d’un Tableau font des matières qui ne peuvent estre privées de la lumiere qui les éclaire aussi bien que les autres couleurs qui sont étenduës sur la superficie de la toile.



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CONCEPTS ESTHETIQUES → nature, imitation et vrai

Quotation

Et parce que les lumieres & les ombres apportent du changement dans les couleurs, il faut donc que le Peintre fasse le plus d’observations qu’il pourra pour remarquer ces sortes d’alterations ; & qu’en premier lieu il se souvienne que la Peinture ne luy fournit que le noir & le blanc pour representer l’ombre & la lumiere, & que c’est avec ces deux couleurs qu’il peut rendre toutes les autres plus ou moins sensibles. Mais il doit estre fort judicieux & retenu quand il employe le blanc & le noir dans ses ouvrages, parce que comme les jours & les ombres donnent le relief & les enfoncemens aux corps, & aident à en faire paroistre les parties ou plus proches ou plus éloignées, il ne reussira jamais bien dans ce qu’il entreprendra, s’il ne sçait temperer ses bruns & ses clairs, en sorte qu’ils fassent le mesme effet qui paroist dans les choses de relief.


1 quotations

Quotation

LXXI.
Lors que vous avez donc fait vostre premiere couche, vostre ébauche & vos teintes [ndr : l’auteur explique comment on peint les carnations], il faut travailler sur les ombres en pointillant avec du verd pour les carnations, y mélant selon La regle que j’en ay donnée pour les teintes, un peu de bleu pour les parties fuyantes, & au contraire, faisant un peu plus jaune pour celles qui sont plus sensibles, c’est à dire, qui approchent : & dans la fin des Ombres du costé du claire il faut confondre sa couleur imperceptiblement dans le fond de la carnation avec du bleu, & puis du rouge, selon les endroits où l’on peint. Que si ce Mélange de verd ne fait pas assez brun d’abord, il faut repasser sur les ombres plusieurs fois, tantost de rouge, tantost de verd : & toûjours en pointillant, jusques à ce qu’elles soient comme il faut.

LXXII.
Et si l’on ne peut avec ces couleurs donner aux Ombres toute la force qu’elles doivent avoir, l’on finit dans le plus obscur avec du Bistre mélé d’Orpin, d’Occre ou de Vermillon, & quelques fois tout pur, selon le Coloris que vous voulez faire, mais legerement, mettant vostre couleur fort claire.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
L’HISTOIRE ET LA FIGURE → figure et corps

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Quotation

{Stoffe deezes Hooftdeels.} ’t Is gantschelijk noodig, datwe een Hooftdeel maaken van allerhande zoorten van ligten en brand, die des nagts aangesteeken zijnde wonderlijk de omleggende lichchaamen doen tevoorschijn komen, en in zoo veelerhande verscheidentheid, datze onbeschrijvelijk is.
{Moeyelijkheid.} Daar uit ligt te verstaan is, dat de oeffeninge van deeze stoffe, om ‘er in tot eenige zoorte van volmaaktheid en vastigheid te geraaken, al vry swaar is, en dat ‘er om verscheide vertooningen van nagtligten wel uit te drukken veel overleg voorzigtigheid en beschouwinge van de natuir en ervarentheid van nooden is.
{Aanbieding van hulpe.} Wy zullen de Leerling eenige aanmerkingen van de voorname voorvallen ter hand stellen; om hen zoo op de weg te helpen; wel weetende, dat het gebruik en oordeel hier ’t voornaamste werk moeten doen.
{Algemeener aanmerkinge van nagtligt.} Alle schaduwen zijn hier sterk en kantig; en om in ’t gemeen wat te zeggen van
toortzen, fakkelen en lampen; zoo weet, datze byna op eene wijze te behandelen zijn; […]

[translation: BEURS, en préparation, transl. Myra Scholz:] {Subjects of the this chapter} It is definitely necessary for us to devote a chapter to all kinds light and fire, which when burning at night lend the surrounding objects a wondrous appearance, and in so many different ways that they defy description. {Difficulty} It is obvious, then, that practicing this material in order to achieve some degree of perfection and competence is quite difficult, and that rendering various manifestations of nocturnal lights requires a great deal of thought, care, observation of nature, and experience. {Offer of assistance} We will provide the pupil with a few pointers about the most important types in order to help him on his way, knowing that practice and good judgment have to do most of the work here. {General remarks about nocturnal light} All shadows here are strong and sharp-edged. And to make a general statement about torches, firebrands, and lamps: They can all be dealt with in much the same way.[…]



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière
GENRES PICTURAUX → nocturne

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Quotation

Of Colouring
{Colouring. what ?} Corruption composition or mixing of
Colours, we call Painting ; which is, to express shadows in Colours ; thereby, to resemble, what we do desire to imitate, by a moderate confusion, or tempering, discordant Colours ; as white, black, red, blew, green, &c.
[…].
{With Light and shadows.} Observe herein
Light and Shadows, Obscurity and Brightnesse.
Contrary things are more apparant, being placed neer their Contraries ;
Light and Shadows forward, set out any Painting outwards ; as if you might take hold of any part.
Obscurity or Darknesse, is the duskishness of a deeper shadow ; as brightness is the Intension of Light.
White appears sooner, or neerer to the Eye ; and the black seems farther off, any thing that should seem hollow (as in a Well, or Cave,) must be coloured blackish ; more deep, more black.
On the contrary, to lighten or rise forward, with
white.
{Tonus, what?}
Tonus or brightnesse ; as it is of necessary use, so of excellent ornament in a Picture, it is which is above light ; {A Brightness.} sparkling as in the glory of Angels, twinckling of precious stones ; […] : the variety of these Ornaments, must be expressed excellently ; but avoid satiety, not cloy your Picture with it.
{Harmogia what ?}
Harmoge in Colours, is an unperceivable way of Arts ; stealing to pass from one Colour to another, as in the sea and skie meeting in one thin mistly Horizontall stroake, both are lost and confounded in sight ; […].

tonus



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

2 quotations

Quotation

VI. Moetmen wel letten, dat het licht wel met malkander ghebonden is, en niet en werdt ghevonden hier een lichtje, daer een bruyntje, soo dat het schynt dat van verden niet te zijn als placken, maer de Schilderije moet dat hebben, dat van veers, als van by, zijn gheweldt kan ghesien werden. Waer van desen reghel een van de besonderste is.

VI. L’on doit bien veiller à ce que la lumière soit bien liée dans ses parties, et qu’on ne trouve pas ici une petite lumière [ndr. clair] et là un petit obscur, ce qui donnerait l’apparence des taches vue de loin. Mais la peinture doit avoir cela pour que sa force puisse être vue de loin comme de près. La règle de cela est l’une des plus particulières.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

{Waer op datmen inde Hooghsels voornamentlijck letten sal.} In haer gebruyck salmen dan voor eerst wel letten datmen niet op te veel plaetsen en hooge; maer eerst en voor al daer een Beeldt gansch inden alghemeenen dagh komt; d’ander Lichten moetmen uytstellen tot op ’t laetst: de verlichte party moetmen wat saghtelijck en eenparigh Hoogen, invoeghen datmen daer na noch andere stercke en voornaemste Hooghsels daer op setten soude konnen, en evenwel de algemeenen vlacken dagh behouden. Ten tweeden, datmen niet te sterck en Hooge, Ten derden, datmen die oock niet te na aen het Bruyn ofte Schaduwe, noch oock aen eenighe omtreck en set, ten sy in eenigh bysonder voorval van eenighe schitter of snel lichten, &c. om dieswil dat die andersins hart en stijf schijnen. Ten vierden, datmen de Hooghsels wel snel en kantigh maeckt, doch noyt daer veel ghehooght moet worden, het sterckste Licht op de kant, maer altijt een weynigh vande kanten af, om alsoo beter rondinghe te krijgen. Ten vijfden, draeght wel sorge om bequaeme grondt des Papiers tusschen u Hooghsels en Schaduwe te laten blijven;

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] {What to mainly pay attention to, concerning the Highlights.} In its use one should foremost pay attention that one does not heighten on too many places; but especially there where a Figure comes into the common light; the other Lights should be postponed until last: the lighted part should be heightened softly and evenly – it may be added that one could place other strong and principle Highlights on it – and as such preserve the common flat light. Secondly, not to Heighten too strongly, Thirdly, not to place them too close to the Dark or Shadow nor to a contour, unless in the special case of some glittering or quick lights, etc. , because otherwise they will appear hard and stiff. Fourthly, to make the Highlights indeed quick and edgy, yet never in case a lot of heightening is necessary, [ndr.: placing] the light on the edge, but always a little bit away from the edge, to get a better rounding. Fifthly, make sure to leave an adequate ground of the paper between your Highlights and Shadow;

schaduwe


2 quotations

Quotation

Et parce que les lumieres & les ombres apportent du changement dans les couleurs, il faut donc que le Peintre fasse le plus d’observations qu’il pourra pour remarquer ces sortes d’alterations ; & qu’en premier lieu il se souvienne que la Peinture ne luy fournit que le noir & le blanc pour representer l’ombre & la lumiere, & que c’est avec ces deux couleurs qu’il peut rendre toutes les autres plus ou moins sensibles. Mais il doit estre fort judicieux & retenu quand il employe le blanc & le noir dans ses ouvrages, parce que comme les jours & les ombres donnent le relief & les enfoncemens aux corps, & aident à en faire paroistre les parties ou plus proches ou plus éloignées, il ne reussira jamais bien dans ce qu’il entreprendra, s’il ne sçait temperer ses bruns & ses clairs, en sorte qu’ils fassent le mesme effet qui paroist dans les choses de relief. Pour cela il faut qu’en peignant la superficie d’un corps, sa couleur soit plus claire & plus lumineuse dans l’endroit où les rayons de lumiere doivent frapper davantage.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

3 quotations

Quotation

Des reflects du coloris de la carnation
Les reflects de la carnation qui reçoivent leur lumiere de la teinte d’une autre carnation, sont plus rouges, & d’un coloris plus vif & plus esclatant qu’en aucun autre endroit qui soit sur le corps de l’homme […]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
L’HISTOIRE ET LA FIGURE → figure et corps

Quotation

De la carnation des testes
La couleur des corps laquelle se trouvera estre en plus grande quantité se conserve advantage en une longue distance : cette proposition nous monstre en effet qu’en une distance assez mediocre, le visage devient obscur, d’autant que la plus grande partie du visage est occupée par des ombres, & il y a peu de lumiere en comparaison ; c’est pourquoy elle disparoist incontinent en peu de distance, & les rehauts ou jours vifs y sont en tres-petite quantité ; de là vient que les parties les plus obscures dominant par-dessus les autres, le visage se ternist tout aussi tost & se montre obscur, & il paroistra encore d’autant plus sombre qu’à son opposite, devant ou derriere il y a aura plus de blanc.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs

Quotation

LXXI.
Lors que vous avez donc fait vostre premiere couche, vostre ébauche & vos teintes [ndr : l’auteur explique comment on peint les carnations], il faut travailler sur les ombres en pointillant avec du verd pour les carnations, y mélant selon La regle que j’en ay donnée pour les teintes, un peu de bleu pour les parties fuyantes, & au contraire, faisant un peu plus jaune pour celles qui sont plus sensibles, c’est à dire, qui approchent : & dans la fin des Ombres du costé du claire il faut confondre sa couleur imperceptiblement dans le fond de la carnation avec du bleu, & puis du rouge, selon les endroits où l’on peint. Que si ce Mélange de verd ne fait pas assez brun d’abord, il faut repasser sur les ombres plusieurs fois, tantost de rouge, tantost de verd : & toûjours en pointillant, jusques à ce qu’elles soient comme il faut.

LXXII.
Et si l’on ne peut avec ces couleurs donner aux Ombres toute la force qu’elles doivent avoir, l’on finit dans le plus obscur avec du Bistre mélé d’Orpin, d’Occre ou de Vermillon, & quelques fois tout pur, selon le Coloris que vous voulez faire, mais legerement, mettant vostre couleur fort claire.


LXXIII.
Il faut pointiller sur les clairs avec un peu de Vermillon ou de Carmin meslé de beaucoup de blanc, & de tant si peu d’Occre, pour les faire perdre dans les ombres, & pour faire mourir les Teintes les unes dans les autres imperceptiblement, prenant garde en pointillant ou hachant de faire que vos traits suivent le contour des chairs, car bien qu’il faille croiser de tous sens, celuy-là doit paroistre un peu d’avantage parce qu’il arrondit les parties.
Et comme ce mélange pourroit faire un Coloris trop rouge si l’on s’en servoit toûjours, on travaille aussi par tout pour confondre les teintes & les ombres avec du bleu, un peu de verd, & beaucoup de blanc, en sorte que ce mélange soit fort pâle, excepté pourtant qu’il ne faut point mettre de cette couleur sur les jouës ; ny sur l’extremité des clairs, non plus que de l’autre mélange sur ces derniers qu’il fait laisser avec tout leur jour, comme de certains endroits du menton, du nez, & du front, & au dessus des jouës ; lesquelles & le Menton doivent neantmoins estre plus rouges que le reste, aussi-bien que les pieds, le dedans des mains, & les doigts des uns & des autres.
Remarquez que ces deux derniers mélanges doivent estre si pâles, qu’à peine en puisse-t’on voir le travail, n’estant que pour adoucir l’Ouvrage, & faire l’union des teintes les unes dans les autres, des ombres dans les clairs, & faire perdre les traits : Il faut prendre garde aussi de ne pas trop travailler du mélange rouge sur les teintes bleuës, ny du bleu sur les autres, mais changer de temps en temps de couleur, quand on voit que l’on fait trop bleu ou trop rouge, jusques à ce que l’ouvrage soit finy.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
L’HISTOIRE ET LA FIGURE → figure et corps

5 quotations

Quotation

En quels endroits c’est que les reflects des lumieres sont plus ou moins apparents
Les reflets des jours ont plus ou moins de clarté, l’ont plus ou moins apparents, selon que le champ sur lequel ils se rencontrent est obscur, & cela se fait, parce que si le champ est plus obscure que le reflect, alors le reflect paroistra fort & sera sensible à l’œil par la grande difference que les couleurs ont entr’elles : mais si le reflect se trouve aussi sur un fond plus clair que luy, pour lors ce reflect se montrera plus obscur, eu esgard à la blancheur sur laquelle il se termine : & ainsi il deviendra comme imperceptible.


Quotation

Des termes ou projections des reflects en leur champ,.
Si le premier terme ou naissance d’un jour de reflect en un champ plus clair que n’est le reflect, vient à faire sa projection sur un autre champ plus obscur que luy, alors ce reflect sera fort sensible à l’œil, & deviendra d’autant plus visible à proportion que le champ sera plus obscur. Il en va de mesme du contraire.


Quotation

Des champs ou fonds qui conviennent à chaque ombre & chaque lumiere
 […] il ne faut pas faire terminer une couleur obscure sur une autre couleur obscure, mais elle doit estre fort differente, c’est à dire, blanche, ou qui tire sur le blanc, mais esteinte autant qu’on pourra, & approchant de l’obscur.
Quel remede il faut apporter lors que le blanc va terminer sur le blanc, & l’obscur sur l’obscur 
Quand la couleur d’un corps blanc rencontre à se terminer sur un fond blanc, pour lors ces deux blancs seront esgaux ou non ; s’ils sont esgaux, alors celuy qui vous est plus proche se fera un peu plus obscur sur le contour qui va confiner avec l’autre blanc ; si le champ est moins clair que la couleur à laquelle il sert de champ, alors celuy qui est sur ce champ, se destachera de luy-mesme d’avec celuy duquel il est different sans autre artifice ny aide d’une teinte obscure.
De la nature des couleurs sur des fonds sur lesquels le blanc est couché 
La couleur blanche paroistra plus claire selon qu’elle se rencontrera sur un fond plus brun, & au contraire elle paroistra plus brune à mesure qu’elle aura un fond plus blanc […] 

fond



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

De la convenance du fond des tableaux avec les figures peintes dessus, & premierement des superficies planes d'une couleur uniforme
Les fonds de quelque superficie plane que ce soit, dont les couleurs, & les lumieres sont uniformes, ne paroissent point detachez d'avec leur superficie, estant de mesme couleur & lumiere : donc tout au contraire, ils paroistront détachez, s'ils sont de couleur & de lumière diverse.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Des champs des Tableaux
La principale & plus necessaire partie au relief de la peinture, est la consideration des champs des figures, sur lesquels les termes ou extremitez des corps naturels, qui ont une superficie convexement courbe, font tousjours connoistre la forme de leur figure, bien que les couleurs des corps soient les mesmes que les couleurs de leur fond ; & cela vient de ce que les termes ou extremitez convexes du corps ne prennent pas leur lumiere de la mesme sorte que leur fond, quoy qu'esclairé par le mesme jour, dautant que souvent le contour sera plus clair ou plus obscur que le fond sur quoy il est ; mais si il arrive que le contour soit de la couleur du fond mesme, sans doute cette partie de la peinture empeschera le discernement de la forme du contour de la figure : et cette rencontre dans la peinture doit estre soigneusement evitée par les peintres judicieux et de bon esprit, pour ce que l'intention d'un peintre est de faire voir que ces figures viennent en deçà hors de leur fond : […]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

2 quotations

Quotation

XLII.
Pour une Draperie minime on met une Couche de Bistre, de Blanc, & un peu de Brun Rouge, & l’on Ombre avec ce mélange, mais plus brun.

XLIII.
Il y a d’autres Draperies que l’on appelle Changeantes, parce que les Jours sont d’une autre couleur que les Ombres, l’on s’en sert le plus souvent pour des Vétements d’Anges, & pour des personnes Jeunes & Sveltes, pour des Echarpes, & autres habillemens legers qui souffrent quantité de plis, & qui doivent aller au gré du vent : les plus ordinaires sont, la Violette, & l’on en fait de deux sortes, l’une dont les Jours sont bleus, & l’autre Jaunes.

XLIV.
Pour la premiere, on met une couche d’Outremer, & de Blanc fort pâle sur les Clairs, & l’on ombre avec du Carmin, de l’Outremer & du Blanc, de méme qu’à une Draperie toute Violette. De sorte qu’il n’y a que les plus grands Jours qui paroissent bleus, encore les faut-il pointiller avec du Violet où il y aura beaucoup de Blanc, & les faire perdre insensiblement dans les Ombres.

XLV.
L’autre se fait mettant sur les Jours seulement au lieu de Bleu une couche de Massicot, faisant le reste de mesme qu’à la Draperie toute Violette, excepté qu’il faut pointiller, & confondre les clairs dans les bruns, c’est à dire le Jaune dans le Violet avec un peu de Gomme-gutte.



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MATERIALITE DE L’ŒUVRE → couleurs
L’HISTOIRE ET LA FIGURE → vêtements et plis

Quotation

Pour faire des draperies changeantes.
Pour la bleuë, prendre de l’outremer pour les bruns, & de la pierre de fiel pour les clairs.
Pour la verte, prendre du verd d’Iris pour les bruns, & d’une eau de carmin pour les chairs.
Pour la rouge, prendre du carmin pour les bruns, & pour les clairs de la pierre de fiel.
Pour la violette, prendre de l’outremer & de la laque liquide mêlez ensemble ; pour les bruns & pour les clairs, du verd d’Iris mêlé avec du verd de montagne, ou de macicot mêlé avec la gomme-gutte pour la rendre jaune.
Pour la blanche, de l’outremer & de l’encre de la Chine.
Ces draperies sont ainsi nommées, parce que les jours sont d’une autre couleur que les ombres.
Ces vêtemens sont propres aux Anges & pour des personnes sveltes, c’est-à-dire, agiles & de taille degagée.
Les écharpes & les habillemens qui doivent aller au gré du vent, se font aussi de couleur changeante.

Ce passage s'inspire du Traité de Mignature de Boutet (1696, , p. 41-42).



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L’HISTOIRE ET LA FIGURE → vêtements et plis
MATERIALITE DE L’ŒUVRE → couleurs

4 quotations

Quotation

Clair-obscur. On appelle un Dessein de clair-obscur, un Dessein qui est lavé d’une seule couleur, ou bien dont les ombres sont d’une couleur brun, & les jours rehaussez de blanc. On nomme encore ainsi certaines Estampes en taille de bois, que l’on tire à deux fois. De mesme que des Peintures, ou des Tableaux qui ne sont que de deux couleurs, comme les frises de Polydore qui sont à Rome. 
Quelquefois on dit le
clair-obscur d’un Tableau, pour signifier seulement la maniere dont on a traité les jours, les demy-teintes, & les ombres, & avec laquelle on a sceu répandre la lumiere sur tous les corps. Ce sont deux mots dont l’on n’en fait qu’un à l’imitation des Italiens, qui disent Chiaro-scuro, V. p. 295.



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MATERIALITE DE L’ŒUVRE → technique du dessin
MATERIALITE DE L’ŒUVRE → couleurs
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

We will now lay down a few Precepts necessary to be observ’d and so conclude this Discourse of Chiaro Scuro.
In
Light we must consider the Sun in his Luster, as Rising, Meridionall, Setting and according to the Vapours he meets in the Air. [...].
We must Consider
Lights as Principall falling Perpendicular (without Interruption) on any Surface or Extremity. Glancing by sliding Diagonally on Elevated Bodys. And Secondary, for things at distance, according to the Thickness of Vapours which Intervene, and offer many incidental opportunitys for giving the more Beauty to the stronger Lights ; as likewise loosen the Lighted parts by the opposition of the deep Teints.
If the
Design be in the open Air, the Light is extended and diffus’d on the Objects with the greater Tenderness. If in Inclosed Places, it is more confin’d, the Lightnings more strong and Quick.
The
Chief Light must be on the Principall Figure of the Group, and must be extended without the Interruption of little shaddows, that the Relievo may stand more boldly out.
All Shaddow must have a Sympathy with the Lights in their Colour as likewise the Reflections with the Bodys Reflecting. Arteficial Lights, if very bright, give a quick Heightning, and dark and deeply shortned Shaddows.
Lastly it must be carefully observ’d that betwixt all
Lights and Shaddows there must be such Mediums, as may take of all Hardness, and so Arteficially wrought in as may not foul either with the other and so take away the Beauty and strength of the Picture.


Quotation

Clair-obscur, est la science de placer les jours & les ombres, ce sont deux mots que l’on prononce comme un seul, & au lieu de dire le clair & l’obscur ; l’on dit le clair-obscur, à l’imitation des Italiens, qui disent chiaro scuro : & pour dire qu’un Peintre donne à ses figures un grand relief & une grande force, qu’il débroüille & qu’il fait connoître distinctement tous les objets du Tableau, pour avoir choisi sa lumiere avantageuse, & pour avoir scû disposer les corps ensorte que recevant de grandes lumières, ils soient suivis de grandes ombres, on dit : cet homme-là entend fort bien l’artifice du clair-obscur.

Ce passage est repris de De Piles (« Remarques sur l'art de peinture de Charles Alphonse Du Fresnoy », in DU FRESNOY, Charles-Alphonse et DE PILES, Roger, 1668, n.p.).


Quotation

CLAIR-OBSCUR, c’est un seul mot, il répond au chiaro-scuro des Italiens. On entend en général par clair-obscur, l’opposition & le contraste des parties claires, & des parties obscures du tableau. L’Artifice du clair-obscur consiste à distribuer sçavamment les jours& les ombres, à les faire contraster agréablement, à choisir une lumiere avantageuse, à placer de grandes masses d’ombres à côté des grandes masses de lumieres. 
On entend aussi par
clair-obscur, le mélange de deux seules couleurs, l’une blanche, l’autre brune, dont on peint certains tableaux sans y employer d’autres couleurs. Le blanc marque les jours ou les clairs, & le brun marque les ombres, c’est ce qu’on appelle peindre de clair-obscur
La plûpart des tableaux & des fraisques du Caravage, sont de
clair-obscur
Les premiers Peintres avant l’invention des autres couleurs, ne peignoient que de
clair-obscur
Les desseins à la plume, au pinceau, où au crayon, dont les jours sont marqués par le blanc du papier, & les ombres par une couleur brune ou noire, s’appellent aussi desseins de clair-obscur. Dessiner de clair obscur, laver de clair-obscur.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

3 quotations

Quotation

Chiaro-Scuro.
It is taken in two Senses : first, Painting in Chiaro-Scuro, is meant, when there are only two Colours employed. Secondly, It is taken for the disposing of the Lights and Shadows Skilfully ; as when we say, A Painter understands well the Chiaro-Scuro.


Quotation

We will now lay down a few Precepts necessary to be observ’d and so conclude this Discourse of Chiaro Scuro.
In
Light we must consider the Sun in his Luster, as Rising, Meridionall, Setting and according to the Vapours he meets in the Air. [...].
We must Consider
Lights as Principall falling Perpendicular (without Interruption) on any Surface or Extremity. Glancing by sliding Diagonally on Elevated Bodys. And Secondary, for things at distance, according to the Thickness of Vapours which Intervene, and offer many incidental opportunitys for giving the more Beauty to the stronger Lights ; as likewise loosen the Lighted parts by the opposition of the deep Teints.
If the
Design be in the open Air, the Light is extended and diffus’d on the Objects with the greater Tenderness. If in Inclosed Places, it is more confin’d, the Lightnings more strong and Quick.
The
Chief Light must be on the Principall Figure of the Group, and must be extended without the Interruption of little shaddows, that the Relievo may stand more boldly out.
All Shaddow must have a Sympathy with the Lights in their Colour as likewise the Reflections with the Bodys Reflecting. Arteficial Lights, if very bright, give a quick Heightning, and dark and deeply shortned Shaddows.
Lastly it must be carefully observ’d that betwixt all
Lights and Shaddows there must be such Mediums, as may take of all Hardness, and so Arteficially wrought in as may not foul either with the other and so take away the Beauty and strength of the Picture.


Quotation

Chiaro Scuro ; Placing of Lights.


1 quotations

Quotation

Ainsi dans un Ouvrage de Peinture ce n'est point assez qu'il y ait du feu & de l'imagination, ny que la justesse du dessin s'y rencontre, il y faut encore beaucoup de conduite au choix des objets, des couleurs & des lumières, si vous desirez qu'on trouve dans les Tableaux comme dans les Poëmes l'imitation de la Nature accompagnée de quelque chose de surprenant & d'extraordinaire; ou plustost ce merveilleux & ce vraysemblable, qui fait toute la beauté de la Peinture & de la Poesie.



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PEINTURE, TABLEAU, IMAGE → comparaison entre les arts
CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
CONCEPTS ESTHETIQUES → merveilleux et sublime
CONCEPTS ESTHETIQUES → nature, imitation et vrai

9 quotations

Quotation

{XXXI. Conduite des Tons, des Lumières & des Ombres.} 
Il faut donc que les corps ronds, qui sont veus vis-à-vis en angle droit, soient de couleurs vives & fortes, & que les extremitez tournent en se perdant insensiblement & confusément, sans que le Clair se precipite tout d'un coup dans l'Obscur, ny l'Obscur tout d'un coup dans le Clair : il se fera un passage commun & imperceptible des Clairs dans les Ombres & des Ombres dans les Clairs. Et c’est conformément à ces principes qu’il faut traiter tout un Grouppe de Figures, quoy que composé de plusieurs parties ; de mesme que vous feriez une seule teste, soit qu’il y ait deux Grouppes, ou mesme trois (*ce qui sera tout au plus) si vôtre composition le demande, & prenez garde qu’ils soient détachez les uns des autres : Enfin, vous ménagerez si bien les Couleurs, les Clairs & les Ombres, *que vous fassiez paroître les corps éclairez par des Ombres qui arrestent vostre veuë, qui ne luy permettent pas si-tost d’aller plus loing, & qui la font reposer pour quelque temps, & que reciproquement vous rendiez les Ombres sensibles par un Fond éclairé.



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EFFET PICTURAL → qualité des couleurs

Quotation

282. [Que vous fassiez paroistre les Corps éclairez par des Ombres qui arrestent vostre veuë, &c.] C’est à dire proprement, qu’apres de grands Clairs il faut de grandes Ombres, qu’on appelle des Repos ; parce que effectivement la veuë seroit fatiguée, si elle estoit attirée par une continuité d’objets petillans. Les Clairs peuvent servir de repos aux Bruns, comme les Bruns en servent aux Clairs. […]
Ces Repos se font de deux manieres, dont l’une est Naturelle, & l’autre Artificielle : La Naturelle se fait par une étenduë de Clairs ou d’Ombres, qui suivent naturellement & necessairement les Corps solides, ou les Masses de plusieurs Figures agrouppées lors que le jour vient à frapper dessus : Et l’Artificielle consiste dans les Corps des Couleurs que le Peintre donne à de certaines choses telles qu’il luy plaist, & les compose de telle sorte, qu’elles ne fassent point de tort aux Objets qui sont auprés d’elles. Une Draperie par exemple que l’on aura fait jaune ou rouge en certain endroit, pourra estre dans un autre de Couleur brune, & y conviendra mieux pour produire l’effet que l’on demande. L’on doit prendre occasion autant qu’il est possible de se servir de la premiere Maniere, & de trouver les Repos dont nous parlons par le Clair ou par l’Ombre, qui accompagnent naturellement les Corps solides […] 
Ainsi le Peintre qui a de l'intelligence prendra ses avantages de l'une & de l'autre Maniere ; & s'il fait un Dessein qui doive estre gravé, il se souviendra que les Graveurs ne disposent pas des Couleurs, comme font les Peintres, & que par consequent il doit prendre occasion de trouver les Repos de son Dessein dans les Ombres naturelles des Figures, qu'il aura disposées à cet effet. Rubens en donne une parfaite connoissance dans les Estampes qu'il a fait graver ; & je ne croy pas que l'on puisse rien voir de plus beau en ce genre : Toute l'intelligence des Grouppes, du Clair-Obscur & de ces Masses que le Titien appelloit
la Grappe de Raisin, y est si nettement exposée, que la veüe de ces Estampes & l'attention que l'on y apporterait contribueraient beaucoup à faire un Habile-homme. […]
Ce n'est pas que les Graveurs ne puissent & ne doivent imiter les Corps des Couleurs par les degrez du Clair-Obscur, autant qu'ils jugeront que cela doit produire un bel effet ; au contraire il est à mon avis, impossible de donner beaucoup de force à tout ce que l'on gravera d'après les Ouvrages de l'Ecole de Venise, & de tous ceux qui ont eu l'intelligence des Couleurs & du Contraste du Clair-Obscur, sans imiter en quelque façon la Couleur des Objets selon le rapport qu'elle a aux degrez du Blanc & du Noir. […]



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

[…] il [ndr : le peintre] ne reussira jamais bien dans ce qu’il entreprendra, s’il ne sçait temperer ses bruns & ses clairs, en sorte qu’ils fassent le mesme effet qui paroist dans les choses de relief. Pour cela il faut qu’en peignant la superficie d’un corps, sa couleur soit plus claire & plus lumineuse dans l’endroit où les rayons de lumiere doivent frapper davantage.



Other conceptual field(s)

CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

Les beaux effets de lumiere, & un éclat de jour que l’on voit au haut d’une montagne qui semble veritablement éclairée du Soleil ne paroistroient ny si vrays ny si agreables, s’il [ndr : Titien] n’eust  ménagé les couleurs les plus claires ; ou s’il les eust répanduës également dans tout son tableau. Aussi ce sont ces coups de maistre qui sont dans un ouvrage ce qu’on nomme le precieux ; il ne doit y avoir guere de ces richesses, & mesme comme bien souvent ce n’est pas une petite perfection à un Orateur de sçavoir supprimer beaucoup de choses. {Plin. lib 7. epist. 6.} […]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Cette peinture [ndr : la peinture à fresque] se travaille sur une Muraille fraîchement enduite de mortier de chaux & sable, les Couleurs en sont détrempées avec de l’eau, & il n’y a que les Terres & les Couleurs qui ont passé par le feu qui puissent y estre employées. Voilà ce qui fait la différence de cette sorte de Peinture avec les autres. Elle a cet avantage qu’elle dure plus long-temps que celle qui est à huile en quelque endroit qu’elle soit exposée : mais elle a ce deffaut que ne pouvant souffrir toutes sortes de couleurs, elle est moins capable d’une parfaite imitation. Les Clairs en sont plus clairs que ceux de la peinture à huile, mais les Bruns n’en sont pas si vigoureux ny si suaves. Sa durée fait qu’on l’emploie plus volontiers dans les lieux Publics & dans ceux qui sont exposés aux injures du temps : & la promptitude avec laquelle elle veut estre travaillée demande une main legere, conduite par une tête savante & pleine de ce beau feu qui est propre à la Peinture.

brun



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MATERIALITE DE L’ŒUVRE → technique de la peinture
MATERIALITE DE L’ŒUVRE → couleurs
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

LXXIII.
Il faut pointiller sur les clairs avec un peu de Vermillon ou de Carmin meslé de beaucoup de blanc, & de tant si peu d’Occre, pour les faire perdre dans les ombres, & pour faire mourir les Teintes les unes dans les autres imperceptiblement, prenant garde en pointillant ou hachant de faire que vos traits suivent le contour des chairs, car bien qu’il faille croiser de tous sens, celuy-là doit paroistre un peu d’avantage parce qu’il arrondit les parties.
Et comme ce mélange pourroit faire un Coloris trop rouge si l’on s’en servoit toûjours, on travaille aussi par tout pour confondre les teintes & les ombres avec du bleu, un peu de verd, & beaucoup de blanc, en sorte que ce mélange soit fort pâle, excepté pourtant qu’il ne faut point mettre de cette couleur sur les jouës ; ny sur l’extremité des clairs, non plus que de l’autre mélange sur ces derniers qu’il fait laisser avec tout leur jour, comme de certains endroits du menton, du nez, & du front, & au dessus des jouës ; lesquelles & le Menton doivent neantmoins estre plus rouges que le reste, aussi-bien que les pieds, le dedans des mains, & les doigts des uns & des autres.
Remarquez que ces deux derniers mélanges doivent estre si pâles, qu’à peine en puisse-t’on voir le travail, n’estant que pour adoucir l’Ouvrage, & faire l’union des teintes les unes dans les autres, des ombres dans les clairs, & faire perdre les traits : Il faut prendre garde aussi de ne pas trop travailler du mélange rouge sur les teintes bleuës, ny du bleu sur les autres, mais changer de temps en temps de couleur, quand on voit que l’on fait trop bleu ou trop rouge, jusques à ce que l’ouvrage soit finy.



Other conceptual field(s)

CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs

Quotation

Vous observerez pour peindre ces Fleurs [ndr : l’œillet et la guimauve] comme toutes les suivantes, le sens des traits de vos Fleurs pour les imiter, les jours & les ombres d’icelles ; & pour réüssir, il faut que dans les jours ou clairs de vos Fleurs, votre coloris soit plus tendre que dans les ombres : la pratique vous rendre cet avis palpable & sensible.

jour



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GENRES PICTURAUX → nature morte

19 quotations

Quotation

{XXXVI. Union.}
Il faut aussi que la pluspart des Corps, qui sont sous une Lumiere étenduë & distribuée également par tout, tiennent de la Couleur l'un de l'autre. Les Venitiens ayant en grande recommandation cette maxime (que les Anciens appellerent Rupture de Couleurs) dans la quantité de Figures dont ils ont remply leurs Tableaux, ont toûjours recherché l'union des Couleurs, de peur qu'estant trop differentes, elles ne viennent à embarasser la veuë par leur confusion avec la quantité des Membres separez par leurs Plis, qui sont encore en assez grand nombre ; & pour cet effet ils ont peint leurs Draperies de Couleurs approchantes les unes des autres, & ne les ont presque disinguées que par la diminution du Clair-Obscur, en accouplant les Objets contigus par la participation de leurs Couleurs, & en liant ainsi d'amitié les Lumieres & les Ombres.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

CLAIR-OBSCUR.
Clair-obscur est la science de placer les jours & les ombres ; ce sont deux mots que l'on prononce comme un seul, & au lieu de dire le clair & l'obscur ; l'on dit le Clair-obscur, à l'imitation des Italiens qui disent
Chiaro-scuro. Et pour dire qu'un Peintre donne à ses Figures un grand relief & une grande force, qu'il débroüille & qu'il fait connoistre distinctement tous les objets du Tableau, pour avoir choisi sa lumiere avantageuse, & pour avoir sceu disposer les corps en sorte que recevant de grandes lumières, ils soient suivis de grandes ombres, on dit, Cet homme-là entend fort-bien l'artifice du Clair-obscur.


Quotation

152. [De mesme que la Comédie, &c.] Annibal Carache ne croyoit pas qu'un Tableau pust estre bien, dans lequel on faisoit entrer plus de douze Figures : c'est l'Albane qui l'a dit à nostre Autheur, de qui je l'ay appris ; & la raison qu'il en apportoit, estoit premierement qu'il ne croyoit pas qu'on deust faire plus de trois grands Grouppes de Figures dans un Tableau ; & secondement que le Silence & la Majesté y estoient necessaires pour le rendre beau : ce qui ne se peut ny l'un ny l'autre dans une multitude & dans une foule de Figures. Que si neantmoins vous y estes contraint par le Sujet, comme seroit un Jugement universel, un Massacre des Innocens, une Bataille, &c. pour lors il faudroit disposer les choses par grandes Masses de Clair-Obscur & d'union de Couleurs, sans s'amuser à finir chaque chose en particulier indépendamment l'une de l'autre, comme font ceux qui ont un petit Genie, & dont l'esprit n'est pas capable d'embrasser un grand Dessein, ny une grande Composition.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

Quotation

282. [Que vous fassiez paroistre les Corps éclairez par des Ombres qui arrestent vostre veuë, &c.] C’est à dire proprement, qu’apres de grands Clairs il faut de grandes Ombres, qu’on appelle des Repos ; parce que effectivement la veuë seroit fatiguée, si elle estoit attirée par une continuité d’objets petillans. Les Clairs peuvent servir de repos aux Bruns, comme les Bruns en servent aux Clairs. […]
Ces Repos se font de deux manieres, dont l’une est Naturelle, & l’autre Artificielle : La Naturelle se fait par une étenduë de Clairs ou d’Ombres, qui suivent naturellement & necessairement les Corps solides, ou les Masses de plusieurs Figures agrouppées lors que le jour vient à frapper dessus : Et l’Artificielle consiste dans les Corps des Couleurs que le Peintre donne à de certaines choses telles qu’il luy plaist, & les compose de telle sorte, qu’elles ne fassent point de tort aux Objets qui sont auprés d’elles. Une Draperie par exemple que l’on aura fait jaune ou rouge en certain endroit, pourra estre dans un autre de Couleur brune, & y conviendra mieux pour produire l’effet que l’on demande. L’on doit prendre occasion autant qu’il est possible de se servir de la premiere Maniere, & de trouver les Repos dont nous parlons par le Clair ou par l’Ombre, qui accompagnent naturellement les Corps solides […] 
Ainsi le Peintre qui a de l'intelligence prendra ses avantages de l'une & de l'autre Maniere ; & s'il fait un Dessein qui doive estre gravé, il se souviendra que les Graveurs ne disposent pas des Couleurs, comme font les Peintres, & que par consequent il doit prendre occasion de trouver les Repos de son Dessein dans les Ombres naturelles des Figures, qu'il aura disposées à cet effet. Rubens en donne une parfaite connoissance dans les Estampes qu'il a fait graver ; & je ne croy pas que l'on puisse rien voir de plus beau en ce genre : Toute l'intelligence des Grouppes, du Clair-Obscur & de ces Masses que le Titien appelloit
la Grappe de Raisin, y est si nettement exposée, que la veüe de ces Estampes & l'attention que l'on y apporterait contribueraient beaucoup à faire un Habile-homme. […]
Ce n'est pas que les Graveurs ne puissent & ne doivent imiter les Corps des Couleurs par les degrez du Clair-Obscur, autant qu'ils jugeront que cela doit produire un bel effet ; au contraire il est à mon avis, impossible de donner beaucoup de force à tout ce que l'on gravera d'après les Ouvrages de l'Ecole de Venise, & de tous ceux qui ont eu l'intelligence des Couleurs & du Contraste du Clair-Obscur, sans imiter en quelque façon la Couleur des Objets selon le rapport qu'elle a aux degrez du Blanc & du Noir. […]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin

Quotation

Clair-obscur. On appelle un Dessein de clair-obscur, un Dessein qui est lavé d’une seule couleur, ou bien dont les ombres sont d’une couleur brun, & les jours rehaussez de blanc. On nomme encore ainsi certaines Estampes en taille de bois, que l’on tire à deux fois. De mesme que des Peintures, ou des Tableaux qui ne sont que de deux couleurs, comme les frises de Polydore qui sont à Rome. 
Quelquefois on dit le
clair-obscur d’un Tableau, pour signifier seulement la maniere dont on a traité les jours, les demy-teintes, & les ombres, & avec laquelle on a sceu répandre la lumiere sur tous les corps. Ce sont deux mots dont l’on n’en fait qu’un à l’imitation des Italiens, qui disent Chiaro-scuro, V. p. 295.



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MATERIALITE DE L’ŒUVRE → technique du dessin
MATERIALITE DE L’ŒUVRE → couleurs
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Le Peintre qui est un parfait imitateur de la Nature, doit donc considérer la couleur comme son objet principal ; puis qu'il ne regarde cette mesme Nature que comme imitable, qu'elle ne luy est imitable que parce qu'elle est visible, & qu'elle n'est visible que parce qu'elle est colorée.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

II semble, repartit Damon, que cette Antipathie se devroit aussi trouver dans le Clair-obscur : car il n'y a rien de si contraire que le blanc & le noir, qui représente, l'un la lumière & l'autre la privation de la lumière. Ils ne sont pas si contraires que vous le pensez, répliqua Philarque, ils se conservent tres - bien dans leur mélange: le blanc & le
noir ensemble font un gris, qui tient de l'une & de l'autre couleur ; & ce qui semblera comme noir par opposition au blanc tout pur, paroistra comme blanc si vous le mettez auprès d'un grand noir. II faut raisonner de la mesme manière à l'égard de toutes les autres couleurs, où le plus & le moins de lumière ne changent rien à leurs qualitez.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Mais de quelle utilité est cette opposition, dit Damon ? Celle du Clair-obscur, reprit Philarque, sert à faire détacher les objets les uns des autres, & quelquefois à les rendre plus éclatans ; elle est & nécessaire & agréable. Pour l'opposition des couleurs, elle ne doit estre mise en usage qu'avec grande discrétion, en les liant par quelque couleur tierce qui seroit amie de l'une & de l'autre, & en l'employant dans les endroits seulement où l'on veut attirer la veuë, comme sur le Héros du Tableau, ou sur quelqu'autre que l'on veut faire remarquer, en sorte neantmoins qu'elles n'empeschent pas l'accord du Tout-ensemble, non plus que les dessus dans la Musique.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

Quotation

Ce que je dis icy d'un tableau où il y a plusieurs figures, se doit entendre aussi d'un tableau où il n'y en a qu'une, parce que les différentes parties de cette figure sont entr'elles ce que plusieurs figures sont les unes à l'égard des autres. Comme ceux qui apprennent à peindre commencent par apprendre à designer le contour des figures, & à le remplir de leurs couleurs naturelles ; qu'ensuite ils s'étudient à donner de belles attitudes à leurs figures & à bien exprimer les passions dont ils veulent qu'elles, paroissent animées, mais que ce n'est qu'après un long-temps qu'ils sçavent ce qu'on doit observer pour bien disposer la composition d'un tableau, pour bien distribuer le clair obscur, & pour bien mettre toutes choses dans les regles de la perspective ; tant pour le trait que pour l’affoiblissement des ombres & des lumieres.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

L’on considera encore en general les effets du clair & de l’obscur, selon les diverses heures du jour, & à l’égard des lieux où elle est repanduë, & même à l’égard des lumieres natureles ou artificieles ; le matin, le Soleil à son lever […], fait paroître les couleurs dans leur fraicheur & beauté naturelle. A l’heure du midi comme le Soleil est plus éclattant, il produit des ombres aigres & fortes, & étant plus élevé il forme ses ombres plus courtes. Le soir aussi bien que le matin le Soleil étant plus bas porte des ombres plus longues & plus étanduës, par ce moyen donne aux Peintres des occasions favorables pour disposer les grandes parties d’ombres, & comme la lumiere du matin éclaire nettement les objets, celle du soir étant ordinairement offusquée par l’épaisseur d’un air chargé de vapeurs, cette épaisseur efface les objets, & les fait paroître comme enfumés ou poudreux.
[…] qu’ainsi la grandeur, la forme, & la couleur des jours & des ombres ne se peuvent bien representer que relativement à la lumiere laquelle produit ses differants effets suivant la situation, la forme & la position des corps.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Au reste chacun demeure bien d’accord que l’opposition de ces choses [ndr : le clair et le brun] se servent mutuellement pour dégager les parties singulieres. Quand aux grandes parties generales qui sont ces grands ports d’ombres par lesquels on fait rencontrer les accords des divers dégrez de clair & d’obscur, qui font comme une agreable harmonie de lumiere dans les belles Ordonnances, le Peintre doit soigneusement étudier les beaux effets du naturel pour disposer prudamment les grande parties, qui sont comme des masses en quoi consiste ce que l’on appelle la grande & belle maniere.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

Quant à la couleur, il y en a qui sont d’une même couleur de clair obscur ; mais au reste quoyque très-beaux, témoin les ouvrages de Polidore Caravage, ils ne trompent point la vûë ; ce sont neanmoins des ouvrages de Peinture, puisqu’ils imitent par le Dessein & par la couleur le veritable ouvrage de Sculpture. Sous le coloris est aussi comprise l’intelligence des lumieres & des ombres, puisque dans la nature, la lumiere & la couleur sont inseparables, & que par tout où il y a de la lumiere, il y a de la couleur ; c’est l’Art du clair-obscur qui fait faire distribuer les jours & les ombres avec avantage ; mais la Couleur locale qui fait une des parties du Coloris, consiste à connoître la Couleur veritable qui fait le caractere de chaque objet.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

{Le Clair-Obscur} Et le Clair-obscur est l'art de distribuer avantageusement les lumières & les ombres, tant sur les objets particuliers, que dans le général du Tableau: sur les objets particuliers, pour leur donner le relief & la rondeur convenable : & dans le général du Tableau, pour y faire voir les objets avec plaisir, en donnant occasion à la vûe de se reposer d'espace en espace, par une distribution ingénieuse de grands clairs, & de grandes ombres, lesquels se prêtent un mutuel secours par leur opposition ; en sorte que les grands clairs sont des repos pour les grandes ombres ; comme les grandes ombres sont des repos pour les grands clairs.



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EFFET PICTURAL → qualité des couleurs
EFFET PICTURAL → qualité de la composition

Quotation

Je ne vois pas que l'artifice du Clair-obscur ait été connu dans l'Ecole Romaine avant Polydore de Caravage, qui le trouva & qui s’en fit un principe ; & je suis étonné que les Peintres qui l'ont suivi ne se soient pas aperçus que le grand effet de ses ouvrage
s vient des repos qu'il a observés d'espace en espace, en groupant ses lumières d'un côté & ses ombres d'un autre, ce qui ne se fait que par l'intelligence du Clair-obscur.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

{Unité d’objet} Que si il y a plusieurs groupes de Clair-obscur dans un Tableau, il faut qu’il y en ait un qui soit plus sensible, & qui domine sur les autres, en sorte qu’il y ait unité d’objet, comme dans la Composition, unité de sujet.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

Clair-obscur, est la science de placer les jours & les ombres, ce sont deux mots que l’on prononce comme un seul, & au lieu de dire le clair & l’obscur ; l’on dit le clair-obscur, à l’imitation des Italiens, qui disent chiaro scuro : & pour dire qu’un Peintre donne à ses figures un grand relief & une grande force, qu’il débroüille & qu’il fait connoître distinctement tous les objets du Tableau, pour avoir choisi sa lumiere avantageuse, & pour avoir scû disposer les corps ensorte que recevant de grandes lumières, ils soient suivis de grandes ombres, on dit : cet homme-là entend fort bien l’artifice du clair-obscur.

Ce passage est repris de De Piles (« Remarques sur l'art de peinture de Charles Alphonse Du Fresnoy », in DU FRESNOY, Charles-Alphonse et DE PILES, Roger, 1668, n.p.).


Quotation

ALCIPE. J’en conviens : mais sçachez que l’action ne peut être parfaitement renduë, qu’autant que ces parties s’y trouvent : les regles du contraste étant établies pour donner du mouvement à la scene, celle des groupes pour lier le sujet, & celles du clair-obscur, pour porter la vûë & l’arrêter sur les principaux objets ; & pour que ces regles soient bien mises en œuvre, il ne faut pas qu’on s’aperçoive que le Peintre y ait pensé, ou du moins qu’elles lui aient rien coûté à observer : il faut qu’il paroisse que le tableau a dû donner l’idée des regles de la composition, & non pas que les regles aient fait faire le tableau.


Quotation

CLAIR-OBSCUR, c’est un seul mot, il répond au chiaro-scuro des Italiens. On entend en général par clair-obscur, l’opposition & le contraste des parties claires, & des parties obscures du tableau. L’Artifice du clair-obscur consiste à distribuer sçavamment les jours& les ombres, à les faire contraster agréablement, à choisir une lumiere avantageuse, à placer de grandes masses d’ombres à côté des grandes masses de lumieres. 
On entend aussi par
clair-obscur, le mélange de deux seules couleurs, l’une blanche, l’autre brune, dont on peint certains tableaux sans y employer d’autres couleurs. Le blanc marque les jours ou les clairs, & le brun marque les ombres, c’est ce qu’on appelle peindre de clair-obscur
La plûpart des tableaux & des fraisques du Caravage, sont de
clair-obscur
Les premiers Peintres avant l’invention des autres couleurs, ne peignoient que de
clair-obscur
Les desseins à la plume, au pinceau, où au crayon, dont les jours sont marqués par le blanc du papier, & les ombres par une couleur brune ou noire, s’appellent aussi desseins de clair-obscur. Dessiner de clair obscur, laver de clair-obscur.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

En supposant que le tableau idéal a été conçu selon les régles du Beau, dans l’imagination du Peintre : sa première opération pour l’exprimer ou le faire naître, est le trait : c’est ce qui commence à donner un être réel & indépendant de l’esprit, à l’objet qu’on veut peindre, qui lui détermine un espace juste, & le renferme dans ses bornes légitimes : c’est le Desseing. La seconde opération, est de poser les Ombres & les jours, pour donner de la rondeur, de la saillie, du relief aux objets, pour les lier ensemble, les détacher du plan, les approcher, ou les éloigner du Spectateur : c’est le Clair-obscur. La troisième est d’y répandre les couleurs, telles que ces objets les porteroient dans la Nature, d’unir ces couleurs, de les nuancer, de les dégrader selon le besoin, pour les faire paroître naturelles : c’est le Coloris. Voilà les trois degrés de l’expression pittoresque : & ils sont si clairement renfermés dans le principe général de l’imitation, qu’ils ne laissent lieu à aucune difficulté même apparente. A quoi se réduisent toutes les régles de la Peinture ? à tromper les yeux par la ressemblance, à nous faire croire que l’objet est réel, tandis que ce n’est qu’une image. Cela est évident.


1 quotations

Quotation

Du jugement qu’on doit faire sur les ouvrages d’un peintre
Premierement, vous devez considerez si les figures monstrent un relief conforme au lieu & à la lumiere où elles sont, & que les ombres ne soient pas les mesmes aux extremitez de l’histoire que dans le milieu parce que c'est une autre chose d'estre tout environné de l'ombre, ou de ne l'avoir que d'un costé : ces figures-là sont environnées de l'ombre qui se trouvent dans le milieu de l'histoire, d'autant qu'elles sont ombrées par les figures qui se rencontrent entr'elles & la lumière : & celles-là ne sont ombrées que d'un seul costé qui sont placées entre la lumière et l'histoire, parce que là où la lumière ne passe point, le corps de l'histoire s'y rencontre, et l'obscurité des figures s'y fait remarquer, & où le corps de l'histoire ne se trouve point, là se void l'éclat du jour & y représente sa clarté.
Secondement, que dans l’ordonnance ou disposition des figures, il paroisse qu’elles sont accomodées au sujet, & à la representation de l’histoire que vous traittez.
En troisième lieu, que les figures soient bien attentives & fassent une expression convenable à leur attitude particulière.



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SPECTATEUR → jugement

8 quotations

Quotation

Des reflects du coloris de la carnation
Les reflects de la carnation qui reçoivent leur lumiere de la teinte d’une autre carnation, sont plus rouges, & d’un coloris plus vif & plus esclatant qu’en aucun autre endroit qui soit sur le corps de l’homme […]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
L’HISTOIRE ET LA FIGURE → figure et corps

Quotation

Par cette troisiesme partie, qui est la Couleur, on ne doit pas seulement entendre le Coloris ; car ce Talent, quoy que fort considerable en un Peintre cede neanmoins à la science des ombres, et des lumières, laquelle est en quelque sorte une branche de la perspective, où le centre du corps lumineux représente l’œil ; et la section qui se fait des rayons sur le plan, ou sur toute autre superficie, exprime precisément le vray contour, et la forme mesme du corps esclairé.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Le Coloris a pour objet la couleur, la lumiere & l’ombre ; car c’est en mettant les couleurs qu’on observe l’amitié ou l’antipatie qui est entre elles ; leur union & leur douceur. Qu’on regarde comment il faut donner de la force, du relief, de la fierté, & de la grace aux Tableaux. Qu’on fait des remarques sur les lumieres plus ou moins evidentes, & en degrez de diminution sur les corps accompagnez de lumieres & d’ombres, selon les accidens du lumineux, du diaphane, de la nature du corps illuminé, de l’aspect de celuy qui regarde, & des reflez en differens degrez.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Quoy que la lumière & l'ombre ne puissent se représenter qu'avec de la couleur, neantmoins elles ont leur intelligence particulière qui s'appelle le Clair-obscur, & qui est la baze du Coloris, comme les proportions & l'Anatomie sont la baze du Dessin.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

On divise ordinairement la Peinture en trois Parties, Invention, Dessein & Coloris. L’Invention est une partie, qui ne s’acquiert que peu ou point du tout ; elle vient d’une heureuse naissance & se cultive par la lecture des bons livres, & par la veuë des bons Tableaux & des Sculptures Antiques. Cette partie consiste à trouver les objets que l’on veut faire entrer dans le tableau, & il est certain qu'on ne doit rien peindre sans y avoir pensé. Cependant il y a quantité de tableaux où l’Invention n’est comptée pour rien : comme dans l’imitation d’une teste, de quelques fruits, de quelques fleurs, & d’autres choses semblables où l’imagination n’a comme point de part, & où il n’est question que d’imiter ce que l’on voit. Mais pour donner le caractere des objets visibles, deux choses sont essentiellement necessaires, dessiner & colorier. Par dessiner l’on entend icy autre chose, sinon donner les veritables mesures & les proportions aux objets que l’on peint ; & colorier, est donner à ces mêmes objets les couleurs, les lumières & les ombres qui leurs conviennent, en sorte que par le Dessein & par le Coloris on imite si bien la nature, que l’on trompe la veuë s’il est possible.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Sous le coloris est aussi comprise l’intelligence des lumieres & des ombres, puisque dans la nature, la lumiere & la couleur sont inseparables, & que par tout où il y a de la lumiere, il y a de la couleur ; c’est l’Art du clair-obscur qui fait faire distribuer les jours & les ombres avec avantage ; mais la Couleur locale qui fait une des parties du Coloris, consiste à connoître la Couleur veritable qui fait le caractere de chaque objet.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

Cependant il est vrai de dire que ces lignes n’ont point d’autre usage que celui du ceintre dont se sert l’Architecte quand il veut faire une Arcade : ses pierres étant posées sur son ceintre, & son Arcade étant construite, il rejette ce ceintre qui ne doit plus paroître non plus que les lignes dont le Peintre s’est servi pour former sa figure, & c’est de cette derniere sorte que l’on doit concevoir le Dessein qui fait une des parties essentielles de la Peinture. Mais lorsqu’on ajoûte aux contours les lumieres & les ombres, on ne le peut faire sans le secours du blanc & du noir qui sont deux des principales couleurs dont le Peintre a coutume de se servir & dont l’intelligence est comprise sous celle du coloris.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin

Quotation

3°. La couleur ne s’entend pas seulement du coloris, mais aussi de la science des ombres & des lumieres, lesquelles étant dispersées avec justesse, expriment précisément le vrai contour & la forme même du corps éclairé.
Giges l’Indien, selon Pollidore, en son vingt-deuxiéme Chapitre du second Livre des Inventeurs des choses, a trouvé l’invention des couleurs, & Glicera trouva la maniere de les mêler ensemble.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

4 quotations

Quotation

Generall rules for Landtskip.

You shall alwayes in your Landtskip shew a faire Horizon, and expresse the heaven more or lesse either over-cast by clouds, or with a cleere skie, […].
2. If you shew the Sunne, let all the light of your trees, hilles, rockes, buildings, &c. be given thitherward : shadow also your clouds from the Sunne : and you must be very daintie in lessening your bodies by their distance, […].
If you lay your Landskip in colours, the farther you goe, the more you must lighten it with a thinne and ayerie blew, to make it seeme farre off, begining it first with a darke greene, so driving it by degrees into a blew, which the densitie of the ayre betweene our sight, and that place doth (onely imaginarily) effect.
[…].



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GENRES PICTURAUX → paysage
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs

Quotation

Of the Parts of a Piece
{Five Principa parts in a Picture.} In a
PICTURE from Nature, there are five Principall parts..
 
1.
Invention or Historicall Argument.
2.
Proportion, Symmetry.
3.
Colour, with Light or Darknesse.
4.
Motion, or Life, and their Action and Passion.
5.
Disposition, or œconomicall placing, or disposing, or ordering the work.
The
four first, are observed in all sorts of Pieces.
 
Disposition only in those Pictures, that have many figures ; not to appear mingle-mangle ; but, in all and every part of the Piece, to observe a decent comlinesse, or grace, in a mutuall accord, of all five.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Now the Painter expresseth two things with his colour : First the colour of the thing, whether it be artificial or natural, which he doth with the like colour, as the colour of a blew garment with artificial blew, or the green colour of a Tree with the like green : Secondly he expresseth the light of the Sun, or any other bright Body apt to lighten or manifest the colours, and because colour cannot be seen without light, being nothing else (as the Philosophers teach) but the extream Superficies of a dark untransparent Body lightned, I hold it expedient for him that will prove exquisite in the use thereof, to be most diligent in searching out the effects of light, when it enlightneth colour, which who so doth seriously consider, shall express all those effects with an admirable Grace ; […].
Now when the
Painter would imitate this blew thus lightned, he shall take his artificial blew colour, counterfeiting therewith the blew of the garment, but when he would express the light, wherewith the blew seems clearer, he must mix so much white with his blew, as he findeth light in that part of the garment, where the light striketh with greater force, considering afterwards the other part of the garment, where there is not so much light, and shall mingle less white with his blew proportionably, and so shall he proceed with the like discretion in all the other parts : and where the light falleth not so vehemently, but only by reflexion there he shall mix so much shadow with his blew, as shall seem sufficient to represent that light, loosing it self as it were by degrees, provided alwayes, that where the light is less darkned, there he place his shadow,
In which judicious expressing of the effects of light together with the
colours, Raphael Urbine, Leonard Vincent, Antonius de Coreggio and Titian were most admirable, handling them with so great discretion and judgement, that their Pictures seemed rather natural, then artificial ; the reason whereof the vulgar Eye cannot conceive, notwithstanding these excellent Masters expressed their chiefest art therein, considering with themselves that the light falling upon the flesh caused these and such like effects, in which kind Titan excelled the rest, who as well to shew his great Skill therein, as to merit commendation, used to cozen and deceive Mens Eyes, […].



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière
MATERIALITE DE L’ŒUVRE → couleurs

Quotation

[…] he [ndr : Ludovicus Demontiosius ou Jean de Monjosieu] labours to convince us in the Truth of, he distinguishes all the Colours in a Picture in reference to the different Modification of Light upon Bodies, into three Sorts, or rather Degrees, Light, Splendor and Shadow ; in the Light the Colour is Deluted, in the Shadow Saturated, and in the Splendor only the Species of the Colour is truly discern’d ; this Splendor he calls also the Tone, carrying so near an Analogy with the Sence of it in Musick, where it comprehends the Phthonge, the Intervals, the Place of the Voice, and the Tenor ; all which he applies to the Meaning of this Splendor, or Tone in Painting : To these three foregoing Degrees of Colour, he adds a fourth Thing incident, call’d the Harmoge, which is the Commixture, or the curious and insensible Transition of the three Degrees of Colours ; and this, in the Opinion of our Author, is the Interpretation of the famous Contest about the Scissure and Intersection of Lines ; of which, when Apelles had given a Specimen, and Protogenes had seem it, Artem agnovit sed negligentiam Artificis notavit, and therefore took another Pencil, and what was left somewhat too hard and unpleasant in the Union of the Colours, he corrected and made more tender, ‘till Apelles again returning by the Interposition of another Colour, gave it such a Finishing, as left no Place for any further Attempt.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

2 quotations

Quotation

Of Colouring
{Colouring. what ?} Corruption composition or mixing of
Colours, we call Painting ; which is, to express shadows in Colours ; thereby, to resemble, what we do desire to imitate, by a moderate confusion, or tempering, discordant Colours ; as white, black, red, blew, green, &c.
[…].
{With Light and shadows.} Observe herein
Light and Shadows, Obscurity and Brightnesse.
Contrary things are more apparant, being placed neer their Contraries ;
Light and Shadows forward, set out any Painting outwards ; as if you might take hold of any part.
Obscurity or Darknesse, is the duskishness of a deeper shadow ; as brightness is the Intension of Light.
White appears sooner, or neerer to the Eye ; and the black seems farther off, any thing that should seem hollow (as in a Well, or Cave,) must be coloured blackish ; more deep, more black.
On the contrary, to lighten or rise forward, with
white.
{Tonus, what?}
Tonus or brightnesse ; as it is of necessary use, so of excellent ornament in a Picture, it is which is above light ; {A Brightness.} sparkling as in the glory of Angels, twinckling of precious stones ; […] : the variety of these Ornaments, must be expressed excellently ; but avoid satiety, not cloy your Picture with it.
{Harmogia what ?}
Harmoge in Colours, is an unperceivable way of Arts ; stealing to pass from one Colour to another, as in the sea and skie meeting in one thin mistly Horizontall stroake, both are lost and confounded in sight ; […]. [...] And so have we done with an Example of all in One : For
 
                       Invention
allures the mind.
                       Proportion, attracts the Eyes.
                       Colour ;
delights the Fancie.
                      
Lively Motion, stirs up our Soul.
                      
Orderly Disposition, charmes our Senses.
 
{Conclude a rare Picture.} These produce gracefull
Comliness, which makes one fairer then fair ; […].
This Grace is the close of all, effected by a familiar facility in a free and quick spirit of a bold and resolute Artificer ; not to be done by too much double
diligence, or over doing ; a careless shew, hath much of Art.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs

Quotation

Friend.
 
            What is properly the Colouring of a Piece of Painting ?
 
                        Traveller.
 
           
It is the Art of employing the Colours proper to the Subject, with a regard to the Lights and Shadows that are incident to the Story, either according to the Truth of it, or to the Painter’s Invention : and out of the Management of these comes all the Strength, Relievo, and Roundness that the Figures have : ’tis hard to give Positive Rules here, it depending much on Practice ; but the most General is, so to manage your Colours, Lights, and Shadows, that the Bodies enlightned may appear by the Opposition of your Shadows ; which by that means may make the Eye rest with Pleasure upon them ; and also, that there be an imperceptible passage from your Shadows to your Lights.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTS ESTHETIQUES → convenance, bienséance

1 quotations

2 quotations

Quotation

Quant au Corege sa maniere est differente de celle du Titien, en ce qu’il n’a pas sceu cette harmonie de couleurs, cette belle conduite de lumieres, & cette fraischeur de teintes si admirable qu’on remarque dans les Tableaux du Titien, où il semble qu’on voye du sang dans ses carnations, tant il les represente naturelles.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

CONDUIRE, CONDUITE. 
Conduire signifie diriger, ménager, distribuer.
Des jours & des ombres
conduits judicieusement. Felibien a dit ; un tableau bien conduit de couleurs, c’est-à-dire, où les couleurs sont ménagées, & distribuées avec Art. Il y a beaucoup de conduite dans les compositions du Poussin, c’est-à-dire, beaucoup d’entente & d’ordonnance.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

1 quotations

Quotation

Friend,
            Wherein particularly lies the Art of
Colouring ?
            Traveller.
Beside the Mixture of Colours, such as may answer the Painter’s Aim, it lies in a certain Contention, as I may call it, between the Light and the Shades, which by the means of Colours, are brought to Unite with each other ; and so to give that Roundness to the Figures, which the Italians call Relievo, and for which we have no other Name : In this, if the Shadows are too strong, the Piece is harsh and hard, if too weak, and there be too much Light, ’tis flat.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

2 quotations

Quotation

Pour faire que les figures se detachent du fond du tableau & qu’elles ayent un grand relief
Les figures de quelques corps que ce soit sembleront avoir un plus grand relief & se détacher davantage du tableau, le champ desquelles sera meslé de couleurs claires et obscures, avec la plus grande variété qui sera possible sur les contours des figures […] pourveu aussi qu’en l’assortissement de ces couleurs, la diminution de clarté dans les blanches, & dans l’obscurité dans les noirs y soit judicieusement observée.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité de la composition

Quotation

Divers preceptes de la peinture
Les contours & la figure de quelque partie que ce soit aux corps ombreux se discernent malaisément dans les ombres & dans les grands clairs, mais les parties de ces mesmes corps qui se rencontrent entre les extremitez de la lumiere & de l’ombre sont les plus reconnaissables. La perspective en ce qui concerne la peinture, se divise en trois parties principales, dont la premiere consiste en la diminution de quantité qui se fait dans la dimension des corps selon leurs diverses distances. La deuxiéme est celle qui traitte de l’affoiblissement des couleurs de ces mesmes corps. La troisiéme, enseige à exprimer la diminution de connoissance ou discernement des figures, & de tous les corps par la sensibilité des termes de leurs contours, selon l’inégalité de leurs distances. L’azur de l’air est d’une couleur composée de lumiere & de tenebres […]. Entre les choses d’une égale obscurité, & qui sont en une pareille distance, celle-là se montrera plus obscure, laquelle terminera sur un champ plus clair, & il en ira de mesme du contraire. La chose qui sera peinte avec plus de blanc & plus de noir, monstera un plus grand relief qu’aucune autre : Pour cét effet j’advertis le peintre de colorir & d’habiller ses figures de couleurs vives & les plus claires qu’il pourra ; car s’il fait des teintes obscures, elles n’auront guere de relief, & paroistront peu de loin ; ce qui arrive parce que les ombres de tous les corps sont obscures, & si vous faites une drapperie d’une teinte obscure, il y aura peu de difference du clair à l’ombré, au lieu que dans les couleurs vives & claires la difference s’y connoistra.



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L’ARTISTE → règles et préceptes
CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin

2 quotations

Quotation

La Platte Peinture. Chapitre XXXIX, p. 307
17. La peinture se doit mettre à son jour ou estre à contre-jour. Sur quoy il faut sçavoir, que tout Peintre suppose d'ordinaire que le jour vienne du costé droit vers le gauche ; le contre-jour c'est de la gauche à la droite & lors tous les ombrages sont du costé opposé à celuy dont le jour vient, de façon que mettre une peinture à son jour c'est la tourner vers le jour du costé que le Peintre suppose devoir estre le jour, & la tourner vers la fenestre en façon que toutes les ombres soient comme cachées derriere la partie du corps qui est illuminée. Il advient aussi que le jour se donne d'en-haut, & à l'heure la teste, le visage, le nez sont fort esclairez, & le reste du col, du corps, & de la personne ne participent point du jour que par certains esclairs, ou filets de jour qui esclatte sur les replis, & autres parties qui semblent s'enfler, & se jetter hors de l'ouvrage. Il y en a au contraire qui prennent le jour par en bas, & se doivent mettre bien hautes, & lors les pieds et les genoux, & les autres parties bien eminantes sont fort esclairées, le visage & autres sont à demy eclipses. Il faut donc toujours donner le jour du costé que le Peintre le suppose, & jamais le contre-jour, c'est à dire ne tourner jamais les ombrages du costé de la fenestre.



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Quotation

La Platte Peinture. Chapitre XXXIX, p. 309
21. Prendre le droit jour ou le contre jour, c'est-à-dire, au lieu de faire le jour du costé que la fenestre le donne au peintre. Le jour feint, qui se prend d'ailleurs, comme à la nativité la clarté de l'Ange, un jour de pleine face, c'est-à-dire, qui donne à tout le pourtrait, ou jour de front, & là il n'y a point d'ombre. 


1 quotations

Quotation

Je vous ay dit en vous parlant de la manière dont il falloit disposer les objets, que la pluralité des angles partageoit la veüe, & que pour cette raison la figure circulaire estoit la plus agréable ; je vous dis la mesme chose de la diversité des couleurs : & de la mesme façon qu'une infinité d'angles qui se trouvent dans les Figures, dont se tableau est composé, doivent concourir toutes à ne faire qu'une forme principale qui comprend tout le Tableau ainsi ; toutes les couleurs, qui par leur crudité ou par leur diversité trop entière diviseroient les rayons visuels, & se nuiroient les unes aux autres, doivent s'accorder & convenir, pour ainsi dire, en une couleur dans les masses des jours, comme dans celles des Ombres.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

1 quotations

Quotation

{In Gesellung der Farben/ ist die Härtigkeit und Unordnung zu vermeiden}; Der Mahler mus gleich anfangs in seinen Verstand die Austheilung der Farben beobachten/ damit er nicht plötzlich von einem extremo in das andere falle/ nämlich die höchste und niedrigste/ oder die liechteste und finsterste Farbe just neben einander setze: dann dieses würde eine unartige und widerwärtige Härtigkeit auswirken. Dergleichen beschihet aber nicht/ durch den dunklen Schatten jedlicher Figur/ so gleich auf die andere zuruck schläget: dessen Dunkle vielmehr andere Farben nur annemlicher belebet und herfür bringet. Es mus aber dieser Schatten mit seinem Corpo vereiniget seyn: […] Dann gleichwie/ ein einiger falscher tonus, eine ganze herrliche Harmoniam verstellet und unlieblich macht: also kan auch eine einige nicht recht ausgebildete Gliedmaße/ oder zuharte Farbe/ ein völliges Gemähl zernichten und verwerfflich machen. {Hingegen gute Maß und das Mittel zu halten.} Das gar zuhohe Weiß- oder Feuer-rohte/ beleidiget das Gesicht; und das allzubleiche oder dunkle/ macht die Kunst-Stucke veraltet und verlegen. Will also das Mittel/ mit Verstand und gutem Urtheil/ getroffen seyn/ in welchem Stuck noch viel Künstler jetziger Zeit zu thun finden.


1 quotations

Quotation

Ainsi l'on doit pour la beauté de l'Ouvrage & pour la satisfaction des yeux augmenter, ou diminüer non seulement au dessin & à la couleur des Corps que l'on imite, mais encore à la lumière qui les éclaire en la plaçant avantageusement de la manière que je viens de dire, & comme l'a placée Rubens, qui est sans contredit celuy de tous les Peintres qui l'a mieux entendüe.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
L’ARTISTE → qualités

13 quotations

Quotation

Que la couleur d’un reflect n’est jamais simple, mais qu’elle est meslée & compose des especes des autres couleurs
La couleur d’un corps qui se réfléchit sur la surface d’un autre corps ne le tiendra pas de sa couleur propre, mais il sera un meslange par le concours des autres couleurs reflechies qui sont portées en un mesme endroit […] Je dis que par ce meslange des reflects du bleu & du jaune, le poinct de concours sur le corps sphérique, sera coloré de telle sorte, que si le fond estoit blanc, il deviendra verd, parce que l’experience fait voir, que les couleurs jaune & bleue meslées ensemble font un tres beau verd.
Pour quelle raison il arrive tres-rarement que les reflects soient de la couleur du corps sur lequel ils se rencontrent
Il arrive tres rarement que les reflects soient de la mesme couleur que le corps duquel ils partent, ny meme de celuy sur lequel ils se conjointent […].
En quel lieu c’est qu’un reflect sera plus sensible 
[…] La couleur qui se trouvera plus proche du reflect luy imprimera sa teinte plus fortement, & de mesme du contraire.
C’est pourquoi le peintre doit employer dans les reflects de la forme des figures, la couleur des parties des vestements qui seront plus prés de celles des carnations plus voisines : mais il ne faut pas qu’elles paroissent trop distinctes ny trop remarquables, s’il n’y a quelque raison particulière qui y oblige.
Des couleurs refleschies
Toutes les couleurs refleschies sont moins vives & ont moins de force que celles qui prennent leur jour directement, & cette lumiere droite ou incidente, a la mesme proportion avec la lumiere refleschie, que celle qui est entre les puissances lumineuses de leurs causes.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
MATERIALITE DE L’ŒUVRE → couleurs

Quotation

Si des couleurs peuvent estre ou sembler rester d’une obscurité uniforme par le moyen d’une mesme ombre 
Il est possible que toutes les varietez de couleurs semblent estre transformées par la mesme ombre en la mesme teinte & pure couleur de l’ombre […]



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EFFET PICTURAL → qualité des couleurs
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Des couleurs des ombres 
Souvent il arrive que les ombres dans les corps ombreux ne se continuent pas dans la même teinte de leurs lumieres, et que les ombres seront verdastres, et les lumieres rougeastres, bien que le corps soit de couleurs esgales et uniformes […]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Des apparences superficielles qui sont les premieres à disparoistre par les distances 
La pemiere chose des couleurs qui disparoist dans l’esloignement, c’est le lustre leur plus subtile partie, & comme l’esclat dans les lumieres : la seconde est la lumiere, parce qu’elle est moindre en quantité que ne l’est l’ombre : la troisiesme sont les ombres principales : & pour la derniere, il ne demeure qu’une obscurité mediocre & confuse.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

{XXXI. Conduite des Tons, des Lumières & des Ombres.} 
Il faut donc que les corps ronds, qui sont veus vis-à-vis en angle droit, soient de couleurs vives & fortes, & que les extremitez tournent en se perdant insensiblement & confusément, sans que le Clair se precipite tout d'un coup dans l'Obscur, ny l'Obscur tout d'un coup dans le Clair : il se fera un passage commun & imperceptible des Clairs dans les Ombres & des Ombres dans les Clairs. Et c’est conformément à ces principes qu’il faut traiter tout un Grouppe de Figures, quoy que composé de plusieurs parties ; de mesme que vous feriez une seule teste, soit qu’il y ait deux Grouppes, ou mesme trois (*ce qui sera tout au plus) si vôtre composition le demande, & prenez garde qu’ils soient détachez les uns des autres : Enfin, vous ménagerez si bien les Couleurs, les Clairs & les Ombres, *que vous fassiez paroître les corps éclairez par des Ombres qui arrestent vostre veuë, qui ne luy permettent pas si-tost d’aller plus loing, & qui la font reposer pour quelque temps, & que reciproquement vous rendiez les Ombres sensibles par un Fond éclairé.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

{XLIII. Le choix de Lumiere.} 
*C’est travailler en vain que de prendre dans les Tableaux un grand Jour de midy, veu que nous n’avons point de Couleurs qui puissent jamais y atteindre : mais il est plus à propos de prendre une Lumiere plus foible, comme celle du Soir, dont le Soleil dore les campagnes, ou celles du Matin, dont la blancheur est moderée, ou celle qui paroist apres une Pluye, lors que le Soleil ne nous la donne qu’au travers des nuages, ou pendant un tonnerre, que les nuées nous la dérobent, & nous la font paroistre rougeastre.



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EFFET PICTURAL → qualité des couleurs

Quotation

[…] Pour ce qui est de la Perspective aërienne il faut concevoir que l’air est comme je viens de dire un corps diaphane, parce qu’il est coloré, au travers duquel on voit les objets, qui prenant davantage de la couleur de ce corps à mesure qu’ils s’éloignent, viennent peu à peu à se perdre & à se confondre. Je ne puis me servir d’un exemple plus propre à ce sujet que ce qui nous paroist tous les jours dans l’eau. Si nous jettons les yeux sur quelque lac ou sur quelque riviere pour regarder au fond ; & qu’il y ait des poissons qui nagent, alors nous voyons distinctement dans ceux qui s’approchent le plus prés de la surface de l’eau, leur forme & la couleur de leurs écailles. Ceux qui seront plus bas nous sembleront moins colorez ; & à mesure qu’ils s’enfoncent plus avant & qu’ils s’éloigneront de nous, ils prendront davantage de la couleur de l’eau, jusques-là qu’on en verra quelques-uns qui ne paroistront que des ombres, d’autres qui seront comme l’eau mesme ; enfin quoy qu’il y en ait, nous ne verrons plus rien, si ce n’est qu’il nous semblera qu’il doit y en avoir encore. Tout de mesme quand les images des objets passent au travers de l’air, ils diminuent & s’affoiblissent à proportion de la quantité d’air qui est entre eux & l’œil qui les voit.
Mais parce que l’air n’est pas toujours également pur par tout :
qu’il peut recevoir des lumières particulières, comme quand on voit une tour qui paroist le matin au lever du soleil environnée d’une legere vapeur dans la partie la plus proche de la terre, & dont le haut au contraire est éclairé du Soleil, ce que le Poussin & Claude le Lorrain ont parfaitement bien représenté dans des païsages. Et parce encore que les objets peuvent aussi estre plus ou moins susceptibles de la couleur de l’air, & d’eux-mesmes plus sensibles à la veuë les uns que les autres, il y a diverses choses qu’il faut observer dans la Nature, & dont l’on ne peut faire des regles assurées.
Par exemple le vert & le rouge mis dans une mesme distance feront une sensation differente à nostre veuë, non seulement par les qualitez propres de ces deux couleurs ; mais parce que le vert estant plus capable de prendre la couleur de l’air, qui est bleuë, que non pas le rouge, il paroistra plus éloigné, puisqu’il pert davantage de se veritable couleur, qui se confond plus aisément que le rouge avec celles de l’air.
Voilà quant à la qualité des couleurs dans un mesme air & dans une mesme distance. Voyons ce que fait une mesme couleur dans une mesme distance, mais dans deux situations differentes où l’air soit plus espais en l’une qu’en l’autre. Si une personne vestuë de blanc ou une figure de marbre ou de plastre, si vous voulez, est posée dans un lieu où l’air soit purifié, il est certain qu’elle paroistra plus blanche & plus proche qu’une autre qui sera dans un air plus épais, quoy qu’elles soient dans une égale distance, & de pareille grandeur & blancheur, parce que la grande épaisseur de l’air où elle se trouve esteindra son blanc, & la fera paroistre plus bluastre. C’est pourquoi il est fort difficile de donner des moyens asseurez pour affoiblir les couleurs selon la perspective, puisque cela dépend de la disposition de l’air, de la lumiere qui les éclaire, & encore de la force mesme des couleurs.
 
C’est pourquoi il est fort difficile de donner des moyens asseurez pour affoiblir les couleurs selon la perspective, puisque cela dépend de la disposition de l’air, de la lumiere qui les éclaire, & encore de la force mesme des couleurs.
Cependant comme tous les objets se monstrent à nous par des lignes qui forment une Pyramide dont la pointe est dans notre œil & la base sur la surface des corps, il faut que le Peintre s’imagine qu’il sort un nombre infini de lignes de tous les corps, lesquelles luy en apportent la figure & la couleur. Que plus ces lignes sont longues, c’est à dire plus l’objet est éloigné de l’œil, & plus elles sont teintes & chargées de la couleur de l’air, qui diminuë la couleur naturelle de l’objet ; Outre cela ces mesmes lignes se communiquent les unes aux autres les couleurs qui sont particulieres à chacunes d’elles, ce qui se fait si insensiblement qu’on ne s’apperçoit d’aucun changement, ainsi que vous le disiez tout à l’heure en parlant de la nuance des couleurs de l’Arc-en-Ciel. Et c’est ce qui est cause que plus les corps sont éloignez, & moins nous en découvrons les veritables couleurs, & la vraye forme des contours, parceque les uns & les autres s’unissent ou à d’autres corps qui en sont plus proches, ou mesme à l’air qui passe à costé qui en diminuë & altere quelque partie : ce qui doit obliger le Peintre à faire en sorte que ses figures tiennent toujours de la couleur du champ où elles sont, principalement dans leurs extremitez.

Mais si les corps se changent par la nature de leur propre couleur selon les airs & les distances differentes, ils reçoivent encore du changement selon leurs diverses figures. Car ceux qui sont spheriques ou concaves, prennent d’autres apparences que ceux qui sont plats & uniformes, selon la position de la lumiere, ou de l’œil qui les regarde.
Et parce qu’il est certain que les couleurs changent principalement par le moyen des lumieres ; & que dans l’ombre elles ne paroissent point à l’œil comme quand elles sont exposées dans un grand jour, il faut considerer de quelle maniere l’ombre cache & offusque la couleur, & de quelle sorte le jour la découvre & luy rend son lustre 



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → perspective

Quotation

[...] Il n’est pas besoin de rechercher icy de quelle sorte les couleurs s’engendrent : si c’est du mélange des parties rares ou compactes, qui sont de differentes reflexions ; ou si c’est du mélange de la reflexion & de la réfraction de la lumiere jointe ensemble, qui est l’opinion la plus probable : Car il n’est pas necessaire au Peintre de sçavoir la nature & les causes des couleurs, mais seulement d’observer leurs effets.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs

Quotation

[...] Or comme ces sçavans Maistres de la Peinture [ndr : maîtres anciens et modernes reconnus par Restout comme des peintres savants cités dans le paragraphe précédent] ont reconnû & distingué cinq Parties essentielles & fondamentales de cet Art, à sçavoir :
1. L’Invention, ou l’Histoire, qui comprend l’Ordonnance ou Disposition.
2. La Proportion, ou Symetrie, qui comprend le Dessein, le mouvement & l’Equilibre des corps.
3. La Couleur, qui comprend aussi la juste dispensation des Lumières & des Ombres.
4. Le Mouvement, ou l’Expression des passions de l’ame.
5. La Position reguliere des Figures & autres corps dans tout l’Ouvrage, selon les regles de l’Optique ; aussi chacune de ces Classes étoit destinée à l’étude de l’une de ces cinq Parties. {Voyez l’Idée de la Perfection de la Peinture} [ndr : de Fréart de Chambray]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

Pour entrer maintenant dans les considerations particulieres des divers endroits où la lumiere fait ces differans effets ; l’on posa premierement une maxime constante à tous ces égards, que ces differens effets recoivent leurs Couleurs proportionnement, & par rapport aux corps lumineux qui les produisent, les rayons du Soleil sont accompagnez d’une teinte jaunâtre, l’air produit une clarté bleuâtre, & la lumiere qui entre dans les lieux fermés dépend de la couleur du vitrage. A l’égard des lumieres artificielles comme elles ne procedent que du feu ou de quelque flambeau, elles portent toûjours une teinte d’un jaune rougâtre, & comme dans les lieux fermez la lumiere est moins forte & plus precipitée, les ombres font plus brunes à proportion, quand aux lumieres diminuées par l’éloignement, il est constant que le clair & l’obscur doivent s’éteindre en s’éloignant sur un plan perspectif proportionnement selon la degradation des régles, & pour cet effet la Compagnie jugea à propos d’observer pour maxime de supposer toûjours, dehors le Tableau, le corps lumineux dont l’on voudra éclairer les premieres figures : n’étant pas possible d’en representer l’éclat avec des couleurs materielles, & pour éviter l’imprudence de quelques Peintres qui l’ont fait paroître en l’Orison, pendant qu’ils ont éclairé les premieres figures du Tableau en devant ; quelqu’un remarqua encore qu’il falloit éviter les repetitions des petites lumieres qui se pourroient rencontrer sur l’étendue des membres, & en interrompre la beauté par une maniere chetive en faisant paroître comme des trous.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

LXXI.
Lors que vous avez donc fait vostre premiere couche, vostre ébauche & vos teintes [ndr : l’auteur explique comment on peint les carnations], il faut travailler sur les ombres en pointillant avec du verd pour les carnations, y mélant selon La regle que j’en ay donnée pour les teintes, un peu de bleu pour les parties fuyantes, & au contraire, faisant un peu plus jaune pour celles qui sont plus sensibles, c’est à dire, qui approchent : & dans la fin des Ombres du costé du claire il faut confondre sa couleur imperceptiblement dans le fond de la carnation avec du bleu, & puis du rouge, selon les endroits où l’on peint. Que si ce Mélange de verd ne fait pas assez brun d’abord, il faut repasser sur les ombres plusieurs fois, tantost de rouge, tantost de verd : & toûjours en pointillant, jusques à ce qu’elles soient comme il faut.

LXXII.
Et si l’on ne peut avec ces couleurs donner aux Ombres toute la force qu’elles doivent avoir, l’on finit dans le plus obscur avec du Bistre mélé d’Orpin, d’Occre ou de Vermillon, & quelques fois tout pur, selon le Coloris que vous voulez faire, mais legerement, mettant vostre couleur fort claire.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
L’HISTOIRE ET LA FIGURE → figure et corps

Quotation

LA COULEUR. Cette partie ne doit pas seulement s’entendre du Coloris, mais encore de la science des ombres & des lumieres, comme étant une branche de la Perspective, où le centre du corps lumineux represente l’œil, & la section qui se fait de ses rayons sur le plan ou sur une autre superficie, exprime précisément le vray contour & la forme même du corps éclairé ; & les perspectives capricieuses qu’on voit quelquefois sur des surfaces irréguliéres, ne seront plus difficiles à ceux qui en auront le secret & l’intelligence.

Cette citation reprise de Fréart est en contradiction avec ce qu'il dit par ailleurs de la couleur et du coloris.



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EFFET PICTURAL → perspective
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

3°. La couleur ne s’entend pas seulement du coloris, mais aussi de la science des ombres & des lumieres, lesquelles étant dispersées avec justesse, expriment précisément le vrai contour & la forme même du corps éclairé.
Giges l’Indien, selon Pollidore, en son vingt-deuxiéme Chapitre du second Livre des Inventeurs des choses, a trouvé l’invention des couleurs, & Glicera trouva la maniere de les mêler ensemble.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

Ainsi l'on doit pour la beauté de l'Ouvrage & pour la satisfaction des yeux augmenter, ou diminüer non seulement au dessin & à la couleur des Corps que l'on imite, mais encore à la lumière qui les éclaire en la plaçant avantageusement de la manière que je viens de dire, & comme l'a placée Rubens, qui est sans contredit celuy de tous les Peintres qui l'a mieux entendüe.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
L’ARTISTE → qualités

Quotation

II semble, repartit Damon, que cette Antipathie se devroit aussi trouver dans le Clair-obscur : car il n'y a rien de si contraire que le blanc & le noir, qui représente, l'un la lumière & l'autre la privation de la lumière. Ils ne sont pas si contraires que vous le pensez, répliqua Philarque, ils se conservent tres - bien dans leur mélange: le blanc & le
noir ensemble font un gris, qui tient de l'une & de l'autre couleur ; & ce qui semblera comme noir par opposition au blanc tout pur, paroistra comme blanc si vous le mettez auprès d'un grand noir. II faut raisonner de la mesme manière à l'égard de toutes les autres couleurs, où le plus & le moins de lumière ne changent rien à leurs qualitez.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

L’Esquisse est un petit Tableau qui contient en raccourci dans toutes les Parties de la Peinture, tout ce que l’on peut peindre en grand. C’est proprement le guide de l’Ouvrier & le modele de l’Ouvrage. Le Peintre y doit mettre non seulement tout son feu pour l’Invention, pour la Disposition & pour le Clair-obscur ; mais encore y arrester toutes les couleurs tant pour les objets en particulier, que pour l’union & l’harmonie du tout ensemble.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
L’ARTISTE → règles et préceptes
EFFET PICTURAL → qualité de la composition

Quotation

On appelle aussi le Ton dans les couleurs le temperament qu’on leur donne, pour décendre d’un côté aux ombres, & pour monter de l’autre au plus clair de la couleur. Mais tout cela se faisant par le moïen du blanc qui peut étre rompu par toutes les autres couleurs, comme il peut rendre legeres toutes les autres. Le Peintre doit considérer le blanc et le noir purs, comme deux extremitez, qui renferment toutes les couleurs, sans être couleurs eux-mémes : car c’est un Axiome de Peinture, que le blanc pur est la lumiere, comme le noir est une privation de lumiere : et les autres couleurs ne sont que des modifications de cette lumiere sur les corps naturels, qu’on imite par le Coloris. Quand je dis que le ton des couleurs se trouve par le moïen du blanc, je ne pretends pas exclurre les autres couleurs legeres, qui se peuvent aussi rompre d’une infinité de manieres, & produire divers temperamens par leur mélange : j’entens que c’est la seule qui peut exprimer le brillant & la lumière. […]
Qu’est-ce qu’on apelle étre uni de tons & de couleurs ? C’est lors qu’elles sont rompuës au méme degré, ou renduës legeres par la méme proportion : ce qui s’apelle union de ton, union de couleur, est lors que les couleurs s’acordent par leur qualité de couleur.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

1 quotations

Quotation

329. [La Grappe de Raisin.] Il est assez évident que le Titien par cette comparaison aussi judicieuse que familiere, a pretendu dire que l’on doit ramasser les Objets & les disposer de telle sorte, qu’ils composent un Tout, dont plusieurs Parties contiguës puissent estre éclairées, plusieurs ombrées, & d’autres de Couleurs rompuës, pour estre dans les Tournans ; de mesme que dans une Grappe de Raisin, plusieurs grains qui en font les parties, se trouvent dans le jour, plusieurs dans l’ombre, & d’autres dans la demie teinte, pour estre dans les Parties fuyantes. Le Tintoret dit un jour à Rubens, qu’il avoit oüi dire au Titien, Que dans tous ses plus grands Ouvrages, la Grappe de Raisin estoit son meilleur guide & sa principale Regle.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

1 quotations

Quotation

Je vous ay dit en vous parlant de la manière dont il falloit disposer les objets, que la pluralité des angles partageoit la veüe, & que pour cette raison la figure circulaire estoit la plus agréable ; je vous dis la mesme chose de la diversité des couleurs : & de la mesme façon qu'une infinité d'angles qui se trouvent dans les Figures, dont se tableau est composé, doivent concourir toutes à ne faire qu'une forme principale qui comprend tout le Tableau ainsi ; toutes les couleurs, qui par leur crudité ou par leur diversité trop entière diviseroient les rayons visuels, & se nuiroient les unes aux autres, doivent s'accorder & convenir, pour ainsi dire, en une couleur dans les masses des jours, comme dans celles des Ombres.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

2 quotations

Quotation

Wat men nu vlakke Schaaduwe noemt, zullen wy met dit zelfde voorbeeld bewijzen. [ndr: reference to illustration.] Om dat dees pilaar aan d’eene zyde eenparig verlicht is, zo noemtmen het vlak gedaagd. Desgelyks zegtmen van de andere zyde, wanneer een vlakke en breede Schaaduwe, met geen licht gebrooken is.

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] What is called flat shadow, we will show with this same example. [ndr: reference to illustration.] Because this pillar is equally lighted, it is called lighted flatly. One says the same thing about the other side, when a flat and broad shadow is not interrupted by light.


Quotation

BEklaagelyk, en onverantwoordelyk is het, dat veele Konstenaars, die zulk een Konst hanteeren welke alleen op de Wiskonst haare gronden, op de Ondervinding haare oeffening, en op de eenvoudige Natuur, welkers nabootster zy is, haare uitvoering gebouwd heeft, echter zo weinig op zulke drie wichtige zaaken, in dewelke hunne roem bestaat, letten, en voornaamentlyk in het daagen der voorwerpen wanneer de Zon in een laagen stand is

[D'après DE LAIRESSE 1787, p. 454:] Il est malheureux de voir que la plûpart des peintres, dont la théorie de l’art est fondée sur la géométrie, la pratique sur l’expérience, & l’exécution sur l nature dont elle est une imitation, portent si peu d’attention sur ces trois moyens dont dépend toute leur réputation, & qu’ils négligent sur-tout d’observer la manière dont les objets sont esclairés […]


6 quotations

Quotation

Nu is 'er noch een waarneeming die zeer veel tot de volmaaktheid toebrengd: te weeten dat men gemelde Tint op de rondigheid niet te duyster houd; want de vlakke daaging staat zeer deftig en schoon, wanneer men tussen dezelve en de flaauwe schaduw, maar een teeder onderscheid bespeurd. […] Men vind zelf schilders die hen laaten wysmaaken, dat de tweede tint, op de ronding, heel donker wezen moet, daar in de koleur der grond mengende, voor reeden geevende dat dien grooten Mignard ook zo deed, doch dat door my heel ontkend word: 't Is wel waar dat ik eens een kleen boekjen, door den Vermaarden Bossé geschreeven, Le Peintre Converti of den Bekeerden Schilder genaamd, geleezen heb, waar in hy onder anderen grondig meend te bewyzen, dat gemelden Mignard zyn tweede tint op de kant te duyster maakten […]

[D'après DE LAIRESSE 1787, p.67-68:] Il y a encore à cet égard une observation à faire, qui contribue beaucoup à la perfection de cette partie ; savoir, qu’il ne faut pas rendre cette teinte trop sombre sur le relief ; car le jour ouvert répand de la beauté & une certaine grandiosité sur les ouvrages de l’art, lorsqu’il n’y a une foible différence entre le clair & la première ombre, qui doit être légère. […] Il y a même des peintres qui se laissent persuader que la seconde teinte du relief doit être totalement sombre, en disant que le grand Mignard a suivi cette méthode ; ce que je nie cependant, quoique le célèbre Bossé prétende prouver, dans son Peintre converti, que Mignard a fait les secondes teintes sur les bords trop sombres.

schaduw


Quotation

De grootste zwaarigheid […] is, dat men onder de hoedanigheden van een goed Schilder, ook een vlakke daaging steld.

[D'après DE LAIRESSE 1787, p.69:] La plus grande difficulté […] un tableau pour être beau doit avoir une lumière ouverte & de face. […]


Quotation

Ik vind de waarheid dezer reeden inzonderheid klaar werkende in de ongelykheid der voorwerpen, welke een leeven en roerendheid in een Ordinantie veroorzaaken […] Door de ongelykheid der voorwerpen verstaa ik de gedaantens derzelve, […]Het eene strydige moet by het andere geplaatst worden, op dat het eene het andere aanwyze. Desgelyks gaat het met de daaging. Zo een breede party, het zy in dag of schaduwe, bestaat, maakt dat alsdan de grond daar tegen arbeid.

[D'après DE LAIRESSE 1787, p. 369-371:] Je trouve sur-tout la vérité de ce principe dans l’effet de vie & de mouvement qui résulte du contraste des objets […] Par contraste entre les objets, j’entends la diversité de leurs formes […] Ainsi les objets d’une forme différente doivent être placés les uns à côté des autres, afin qu’ils servent à se faire remarquer réciproquement. Il en est de même du clair-obscur. Si une grande partie se rouve éclairée ou dans l’ombre, faites alors que le fond serve à le faire sortir.


Quotation

En als wy zullen spreeken van de bevalligheid en volmaaktheid, zo zeg ik, dat het wel te begrypen is, dat een Schildery, met een gemeen licht gedaagd, de volmaaktste is; welke daaging eigene gedaantens der voorwerpen aan onze oogen netter en duidelyker vertoont: het ronde blyft rond; en een vierkant ververandert niet.

[D'après DE LAIRESSE 1738, p. 211:] And if we are to speak of what is agreeable and perfect, I say, that it ought to be known, that a Picture with a common Light is the most perfect ; a Light which shews us more exactly and plain the proper Forms of Objects ; what is round, remaining so, and the Square altering not.


Quotation

[…] om een Maaneschyn te schilderen […] naamentlyk die nooit zelve, maar alleen haar schynsel, te vertoonen; (want aan de daging in een Schildery is meer gelegen, dan de Zon, Maan, of Kaars zelf te vertoonen) doende myne voorwerpen van achter, ter zyden, of van vooren, door dezelve daagen […]een weinig somberder dan het daglicht […]

[D'après DE LAIRESSE 1787, p. 471:] […] peindre un clair de lune […], ne jamais peindre l’astre mais seulement sa lumière (car il est plus important de bien éclairer un tableau, que d’y faire paroître dans un tableau le soleil, la lune, ou un corps lumineux artificiel) en faisant tomber cette lumière sur les objets par-devant, par-derrière, ou de côté […] d’une manière un peu plus sombre que par la lumière du jour […]


Quotation

Gelyk in de Zang-en Speelkonst een zuiver gehoor, alzo werd in deze oeffening der Konst [ndr : Conterfeitsels] een zuiver gezicht, vereischt. Zonder dit kan men onmogelyk een goed Meester hier in worden, dan by geval; aan 't welk dan al onze welvaart is hangende. Ik verstaa hier door een zuiver gezicht zulk een, dat door bekwaame zinnen, en niet door eigene liefde of neiging, gedreeven en geregeerd werd; waar na vereischt word. Een uittermaaten nette en naauwkeurige tekening, bestaande in een volkomene waarneeming der proportie, of verdeeling der ledemaaten, en zulks niet alleen in het aangezicht, maar van het geheele ligchaam met al zyn toebehooren, om het zelve op de aangenaamste wyze te vertoonen, op dat alle, die het beschouwen, van wat gewesten zy mogen weezen, altoos den persoon door het afbeeldsel konnen erkennen; 't geen zeer fraay kan geschieden door de mode met het schilderachtige te vermengen, gelyk die groote Meester Lely gedaan heeft […] Daar en boven moet men, in de twede plaats, een grondige kennis van de bevalligheid hebben, zo in de verkiezing van het licht, als de plaatsing van het voorwerp tegens het zelve, en om de tronie op haar schoonst en voordeeligst te vertoonen; benevens dit het ligchaam desgelyks op de welstandigste en natuurlykste wyze te schikken. In deze twee hoofdpunten, en der zelver waarneeming, meen ik dat het aller-voornaamste dezer Konstoeffening bestaat.
Men voeg'er noch dit, voor het derde, by, als 't geen wel den grootsten luister daar toe aanbrengt, te weeten de
Coloriet, op dat ieder mensch en ieder deel zyne eigene koleur bekome, en niet zodaanig een als zy by geval hebben, maar zo als zy gewoonlyk zyn en in hunnen dagelykschen ommegang zich vertoonen. Dat de Schilder zich wel wagte voor een byzondere neiging tot deze of geene manier, even als zommige, welker werk hier door beter voor 't hunne bekend word, als de persoon door de schildery van hunne hand aan zyne vrienden en bloedverwanten. Noopende de daaging, hier aan is veel gelegen, om die op man of vrouw toe te eigenen: want vermits het vrouwelyk geslacht gewoonlyk meerder tederheid en bevalligheid bezit, zo heeft het zelve, boven den man, ook het schoonste en aangenaamste licht noodig.

[D'après DE LAIRESSE 1787, vol. 2, p. 132-134:] Comme il est nécessaire pour être un bon musicien, d’avoir une oreille bien exercée, il faut de même pour exceller dans la peinture de portraits, avoir une grande justesse d’œil, sans laquelle il n’est pas possible de devenir un bon maître que par hasard. J’entends ici par un œil juste, celui qui est conduit par un esprit réfléchi, & non par l’amour-propre ou par la passion. Ensuite, il faut posséder un dessin correct, c’est-à-dire qu’on doit bien savoir les proportions & les divisions, non-seulement de la tête, mais de tout le corps en général, afin qu’on fasse connoître la personne par le portrait ; ce qui doit être exécuté de manière agréable, en donnant aux vêtements actuellement à la mode une disposition la plus élégante [ndr : pittoresque] qu’il est possible, ainsi que le grand Lely en a montré l’exemple […] Il faut de plus savoir faire un choix heureux de la lumière & de la manière d’y exposer la personne qu’on veut peindre, afin que la physionnomie fasse le meilleur effet possible ; & donner en même tems l’attitude la plus aisée & la plus gracieuse au corps. Le coloris, qui produite un si bel effet quand il est bien employé, est une partie dont il n’est pas moins nécessaire de s’occuper que des autres ; car il faut que la personne en général & chaque partie en particulier ait le ton de couleur qui lui est propre dans sa manière habituelle d‘être, & non pas quand elle est agitée par quelque passion extraordinaire. Le peintre doit surtout bien se garder d’adopter une manière particulière, ainsi que l’ont fait quelques maîtres, dont il est plus facile de reconnoître le pinceau, que la personne dont ils ont fait le portrait. Le choix de la lumière pour les deux sexes est d’autant plus essentiel que la femme , ayant plus de grace & de délicatesse que l’homme, demande par conséquent aussi un clair-obscur plus agréable & plus beau.


5 quotations

Quotation

9 Daerom een goet Meester waer goet ghevonden, {Den jongers is nut by een goet Meester, hun begin aen te nemen.}
Voor eerst, om goede manier aen te wennen,
En om te leeren seker vaste gronden
Int stellen, handelen, omtrecken, ronden,
Dagh, en schaduws plaetsen wel leeren kennen, 
Eerst met Colen dan met Crijen oft Pennen,
Aerdich trecken op den dagh, datment nouwkens
Sien mach, en daer schaduw valt harde douwkens. {Soet op den dagh te trecken.}

[D'après NOLDUS 2008, p. 37:] 9 C’est pourquoi il serait bien de trouver un bon Maître{Il est utile, pour les apprentis, de commencer chez un bon Maître.} d’abord pour s’instruire de la bonne manière et pour apprendre les principes sûrs et solides de l’Art de disposer, exécuter, délinéer, modeler, de bien distinguer les parties éclairées et ombrées et de dessiner d’abord au Fusain, à la Craie et à la Plume en faisant des traits si fins dans les parties claires{Dans les parties claires, il faut faire des traits très fins.} Qu’ils soient à peine visibles, mais plus forts dans les ombres.

schaduw



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

12 Fraey printen met gronden, en hooghsels cluchtich
Hebben menigh gheest zijn ooghen ontsloten,
Ghelijck daer zijn die van Parmens gheruchtich,
En ander, dus om zijn in Consten vruchtich,
Begreffijt uwen gheest met sulcke loten,
Of doet nae yet fraeys van plaister ghegoten,
En merckt op de daghen wel in het legghen :
Want de hooghsels vry al mede wat segghen. {Dat het hoogen veel doet in der Teycken-const.}

[D'après NOLDUS 2008, p. 38:] 12 De belles gravures au fond teinté et des rehauts séduisants ont ouvert les yeux de maintes personnes. Je cite entre autres celles du célèbre Parmesan. Donc, pour être fécond dans l’Art, greffez de tells boutures sur votre esprit ou travaillez d’après des plâtres admirables, {Que c’est bien de travailler d’après des gravures, ou des techniques où il y a des éminences et des enfoncements, et aussi d’après la ronde bosse.} et placez soigneusement les lumières car les rehauts ont un effet non négligable.{Que l’éminence a beaucoup d’effet dans le dessin.}



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

{Wat de Hooghsels zijn.} Want die geen breet verhael van nooden hebben, alsoo daer weynighe inde Teycken-Konst yets gedaen hebben, of sullen ten minsten weten dat de Hooghsels dat gene zijn, welcke de uytserste verheventheyt vertoont, ende vanden stercksten dagh beschenen wort, en datse haer somwijlen in, en omtrent den vlacken dagh laten vinden, ofte oock wel in andere Parthyen die door haer verheventheydt licht vatten, ofte door een stercker licht verlicht zijnde, de Meester willen speelen, en uytsteecken; Welcke Hooghsels wanneermen op Wit Papier Teyckent, werden uytgespaert, latende voor het uyterste licht het Wit Papier, wantmen niet hooger en kan; de rest wert alles met behoorlijcke schaduwen verkregen. Maer op de Gront-Papieren, daer ghebruycktmen de Witte Cryons, tot de sterckste Lichten en snelle Hooghsels, schickende die na de hoedanigheydt van minder of meerder licht, op sijne juste plaets, welcke Oeffeninge een bysonder groot vermogen in dese manniere van Teyckenen heeft, waerom daer op goede acht diende gegeven te worden.

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] {What the highlights are.} Because they do not need a long story, as few who have done something in the Art of Drawing or they would at least know that the highlights are that, which shows the highest elevation, and is shone by the strongest light, and that they can sometimes be found in and around the flat light, or also in other parts that are lit by her elevation, or are lit by a stronger light, wanting to play the Master and stand out; These Highlights, when drawing on White Paper, are saved out, leaving the white paper for the strongest light, as there is no way to go higher; the rest is all obtained with sufficient shadows. But on the Grounded Paper one uses White Crayons for the strongest lights and quick Highlights, shaping them after the level of more or less light, at its right place, the Practice of which has a very great power in this manner of Drawing, which is why one should pay close attention.

licht



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

{En waterdroppelen.} Om hier ook iets van waterdroppelen te zeggen, die schildert men aldus, men schommeltze dun met swart of den dag over het geschildert lichchaam, daar de droppel op zal komen, in de reflexie of weersteutinge brengtmen wat helderder koleur, als dat lichchaam is; nu op de donkere koleur na de dag toe moetze met enkel wit geglanst worden, en dan ten laatsten moet ér agter de reflexie een schaaduwe zijn, overeenkomende met het lichchaam, daarze op leit, […]

[translation: BEURS, en préparation, transl. Myra Scholz:] {And drops of water} And to say something here about drops of water, they are painted as follows: One scumbles thinly with black over the lit side of the painted object on which the drop will appear. In the reflection, or mirroring, one brings a somewhat brighter shade than that of the object; then on the darker color, towards the light, a gleam must be added with only white; and finally, there has to be a shadow behind the reflection corresponding to the object on which it lies […]


Quotation

Eerst legd men stoutmoedelyk, met een breede penseel, vol verw, dag n schaduw vlak tegens malkander aan, over al even vet en zonder morisen, daar na de zelve penseel heen en weder slingerende, links en rechts, op en nederwaards door malkanderen, om die te vereenigen, en dus na het beloop der voorwerpen brengende, met een bezadigde voorzichtigheid lettende, dat men het licht niet te veel over de schaduwe, noch de schaduwe over het licht dryve, tot men, ten laatsten, met een groot geduld en langmoedigheid, de uiterste lieffelykheid en bevalligheid daar aan geefd. Dus werkende, volgd dat men in het stuk geen handeling van het penseel gewaar werd, 't welk onvermydelyk voor een goede handeling moet gehouden worden, want het begin, word door de tweede werking te niet gedaan, en die weder door de laatste, zo dat de uitvoering, waar in de zuyverheid bestaat, alleen daar aan bespeurd word. 

[D'après DE LAIRESSE, 1787, p.55:] Commencez donc par disposer avec hardiesse & avec un pinceau large & gras vos lumières & vos ombres, les unes exactement à côté des autres , par-tout d’une épaisseur égale, sans rien confondre ; après quoi, en faisant aller votre pinceau à droite & à gauche, en haut & en bas, réunissez & fondez vos lumières & vos ombres, qui vous conduirez suivant la forme des objets, en observant, avec une grande attention, de ne pas trop faire passer la lumière par-dessus l’ombre, ni l’ombre par-dessus la lumière, jusqu’à ce que vous y avez donné, à force de soin & de patience, la plus grande [NDR : douceur et] grace possible. En exécutant de cette manière on ne laissera dans l’ouvrage aucune trace du pinceau ; ce qu’il faut regarder comme la bonne méthode de faire ; car la première opération est détruite par la seconde, & celle-ci par la troisième ; de sorte que le fini, dont dépend la beauté [NDR : purété], sera le fruit de ce travail .

licht
schaduw



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

12 quotations

Quotation

Het welschicken van dagen en schaduwen by een, is een van de principaelste hooft-banden daer een goet Schilder mede verciert dient te zijn, om de wel-standigheyt die de selve onse Konst aen brenght: want de schaduwe by een ghevoeght zijnde op haer behoorlijcke plaets, gheven sulcken tooverachtighe kracht, en wonderbaerlijcke welstandt; dat veel dinghen, die nauwelijcx door gheen Penceelen met verwen zijn na te bootsen, seer eyghentlijck doen schijnen.

[proposition de traduction, Léonard Pouy:] Le bon arrangement des jours et des ombres est l’une des principales couronnes dont doit se parer un bon peintre, car il apporte à notre art sa bienséance. Car lorsque les ombres sont arrangées à leurs propres places les unes à côté des autres, elles possèdent un pouvoir tellement enchanteur et une convenance si merveilleuse, qu’elles font apparaître comme tout à fait vraies certaines choses qu’il est difficile d’imiter avec un pinceau et des couleurs.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière
CONCEPTS ESTHETIQUES → merveilleux et sublime
CONCEPTS ESTHETIQUES → nature, imitation et vrai
CONCEPTS ESTHETIQUES → convenance, bienséance
EFFET PICTURAL → qualité de la composition

Quotation

Daer-en-boven soo moet de eygenschap en kracht van dagh en schaduwe wel verstaen en geobserveert worden, {Oock de dagen en schaduwen.} op datmen die niet tegen-redigh van plaets, en figuer, of onnatuerlijck van Coleur en kracht kome te vertoonen, maer dat de selve na de evengelijckheyt van ’t algemeene licht, het zy Somere dagen, Sonneschijnen, Morghen ende Avont-stonden, Maneschijn, Keers-lichten ende andere voorvallen of getempertheden des Luchts, geschickt zijn:

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] Moreover the characteristics and power of light and shadow should be understood well and observed, {Also lights and shadows.} so one will not show these contradictorily to its place, figure or unnaturally of color and power, but that it is shaped after the uniformity of the general light, be it summer days, sunshine, morning or evening skies, moonlight, candle light and other occasions or moderations of the Air:


Quotation

’T en is oock niet geraden, seght Franciscus Iunius, dat wy ons selven tot eenen Meester alleen overgeven, om die in alle dingen te volgen: Apelles was ongetwijffelt den aldervermaersten, nochtans hebben hem wel eenige in ’t een of ’t ander deel te boven gegaen: Hy wiert wel van d’Oude Meesters gepresen, maer niet dat hy alleen behoorde na-gevolght te worden. {Hoemen van verscheyde Meesters het beste moet kiesen ende t’samen voegen.} ’t Soude wel Goet zijn als Apelles te werden, maer wat kan ’t schaden datmen tot de bevalligheyt van Apelles toevoeght de Geluck-stoutigheyt van Zeuxis, d’onvermoeyde neerstigheydt van Protogenes, de kloecke diepzinnigheydt van Nicophanes; ende andere hare deughden meer aen te namen. Soo seggen wy nu oock, wat kan het hinderen soo wy Raphel Vrbijn als een lichtende Fackel in fraye ordineeringhe, zedige besigheyt der Beelden, ende grootse gedachten willen navolgen, dat wy daer by soecken te krijgen de wisse Teyckeningh en vaste omtrecken van Carats, Testa ende andere; de bevalligheydt, cierlijcke playsantie, ende rijcke Majesteyt van Pietro de Cortone, de verstandige waernemingh der vlacke schaduwen en dagen, Crokeringh ende natuerlijcke Coloreeringh van Poussijn, Barotius, Symon Vouet, ende watmen meer na sijn humeur en gave oordeelt, in andere Meesters, navolgenswaerdigh te zijn.

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] It is not advisable, says Franciscus Junius, that we surrender ourselves to just one Master, to follow him in every way: Apelles doubtlessly was the most famous, yet some have surpassed him in one or another element: He may have been praised by the Old Master, but not that only he should be imitated. {How one has to choose the best of different Masters and combine it.} It would be Good to become like Apelles, but it cannot hurt if to the gracefulness of Apelles one adds the happy audacity of Zeuxis, the relentless diligence of Protogenes, the strong profoundness of Nicophanes; and the virtues of others, would be added. As such we also say, how can it hurt if we want to imitate Raphael of Urbino as a burning torch for its lovely composition, virtuous action of the figures, and great thoughts, that we attempt to obtain the good Drawing and steady contours of Carracci, Testa and the others; the gracefulness, graceful pleasance and rich Majesty of Pietro da Cortona, the wise observation of flat shadows and lights, folds and natural Coloring of Poussin, Barocci, Simon Vouet and what one judges to be worth imitating after his mood and talent, in other Masters.


Quotation

Indien yemandt waerlijck den naem van een groot Meester verdient, en dat sijne Wercken vol vande ware deught der Konste konnen ge-oordelt worden, en dat sy alle nootwendigheden, soo van goede Teyckeningh en proportie, behoorlijcke reddinge en houdinge in haer hebben, die over een komen met de Plaets van ’t licht, in welcke de voorwerpselen zijn; en dat de schaduwen en dagen geschickt zijn, na de occasie van welcke sy werden voort gebracht; en dat voorts alle de Beelden gedisponeert en gecoloreert zijn, na den inhout van de Historye diemen wil vertoonen; daer-en-boven datse aendachtigh ende werckelijck hun doeningen en hertstoghten voort-brengen, die met haer gansche standt overeen komen; soo machmen wel op sijn Konst vertrouwen, nochtans nedrigh van herten, en ghemeensaem van ommegangh wesen: {Wat d’hovaerdy dickwils te wege brenght.} Want de hovaerdy maeckt onse Vyanden listigh, om met Leugenen en quade parten, onsen goeden naem en faem te ondermijnen; die niet als door sich wel ende loffelijck ontrent mindere Meesters te dragen, en konnen overwonnen worden.

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] If someone truly deserves the name of great Master, and that his Works are judged to be filled with the true virtue of Art, and that they have all the necessities such as good Design and proportion, acceptable distribution of colors and harmony in them, that coincide with the location of the light, in which the objects are placed; and that the shadows and lights are appropriate, after the occasion in which they originate; and that furthermore all the Figures are placed and colored after the content of the History that one wants to portray; moreover that they produce their actions and passions carefully and naturally, which coincide with their whole pose; as such one may trust his Art, yet be humble of heart and social in interaction: {What pride often generates.} Because pride makes our enemies deceitful, to undermine our good name and fame with Lies and evil guiles; which can only be defeated by behaving oneself honorable with regard to the lesser Masters.


Quotation

{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] {Remark about the Art of Imitation.} Beforehand we should point out that one can stimulate Children to anything that concerns the Art of Painting by means of the Art of following or imitation, because although it is impossible to prescribe everything that the Art of Drawing entails separately, as such the Art of Imitation gives great assistance to the Art of Drawing. Where can one find a Painter (says Quintilian), who has learned to draw everything that occurs in nature, yet an artful Master who has the right manner of imitation is never wanting to nicely depict all that occurs to him. After we have gotten the young pupils going with the instruction of the small principles of imitation, and that they have obtained the principle of imitation by this first action, as such they should be kept busy diligently and long with the drawing after good well-executed and comprehensive Drawings, which we believe to be much more useful and adequate than any Art of Print; {Drawing after Drawings is very useful.} the reason for this is that in a good Drawing they will not only see the composition, steady Drawing, sensible whiteness of the contours, light and shadow, touches and highlights, but they will also see the manner of treatment and nature of drawing, which they cannot see and therefore cannot learn from a Print, except after a long time and great sad labour, often without obtaining a steady manner, causing that their things will sometimes occur like this or that, haphazardly.

This section is not included in the English translation. [MO]


Quotation

{Hoemen de vlackheyt moet bekomen.} Daer-en-boven soo sal u dese manniere een seer goede wegh banen tot de vlackigheyt, en observatie van schoone dagen en eenparige groote schaduwen. Dese wort door de manniere van kantigheydt verkregen, soo wanneer datmen groote en generale donckerheden en lichten maeckt, sonder die door eenige andere dingen die daer in komen mochten, ofte door de snelligheyt te verbreecken, en te bederven; (…) en dit moetmen generaelijck soo in Naeckten, Kleedingen als andere Lichamen observeeren, die sonder daer op acht te geven lichtelijck konnen bedorven worden.

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] {How to achieve flatness.} In addition this manner will lead you the way towards the flatness, and the observation of beautiful lights and evenly large shadows. These are obtained through the manner of angularity, when one makes large and general darkness and lights, without interrupting or spoiling it by any other things that may occur in it or by the quickness [ndr: problematic translation]; (…) and this should generally be observed both in the Nudes, Drapery and other bodies, which could easily be spoiled if one fails to pay attention to it.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

En hoewelmen de dieren teekenen kan, dat is, met dag en schaduwe aanwijsen, of nader met krijonnen, of waterverwen vertegenwoordigen, zoo is ‘er nogtans niet leevendiger en duirsamer, te gelijk; als dat zulx door olyverwen geschiet.

[translation: BEURS, en préparation, transl. Myra Scholz:] And although animals can be drawn—that is, depicted just with light and shadow, or in a more detailed way with crayons or water colors—there is nevertheless no more lifelike, and at the same time more durable way to portray them than with oil paints.


Quotation

LAat ons nu eens komen tot het tweede der deelen waar in de schoonheid bestaat, namentlyk de beweeging der leeden. Deze hangd voornaamlyk af, van een tegenstrydige werking aller lichchaams leedemaaten, en van derzelver daaging en schaduwing: veroorzaakende dit een beeld, roerende en leevendig.

[D'après DE LAIRESSE 1738, p.18:] Let us proceed now to the second of the Parts wherein Beauty consists, namely, The Motion of the Members. This depends chiefly on contrasting or Opposition of all the Members of the Body, and on their Lights and Shades ; which give a Figure Motion and Life […]



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

De strydigheid der beweegingen is op redenen gegrond, die men door de oeffening in 't kort van buiten kan leeren, ja zelf anderen daar in onderwyzen; gelyk mede de verdeeling der leedemaaten, of proportie; dewyl dezelve, volgens de stelling van Albert Duurer, wiskonstig kan beweezen werden; de schaduwe en daaging desgelyks, door middel van de Perspective of Doorzichtkunde.

[D'après DE LAIRESSE 1787, p. 321-322:] Le contraste des attitudes ou des mouvemens des figures est fondé sur des règles certaines, dont on peut s’instruire en peu de tems, & qu’on peut même enseigner aux autres. La proportion des membres peut pareillement être démontrée d’une manière géométrique, ainsi que l’a remarqué Albert Durer ; & il en est de même du clair-obscur, dont on acquiert une connoissance fondée par les loix de la perspective.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

Om nu de gemelde schynsels te vertoonen, gelyk wanneer het water loopende is, zal men het zelve maar ten eersten opschilderen met dag en schaduwe, op een grond die eerst met een weinig taaijen olie dunnetjes uitgehaald is: en dan een groote das genomen, zo zagt als men krygen kan, en daar mede heen en weêr dwars over gestreeken. Maar om noch beter te doen, moet men een gemeene vispenceel neemen, lang van hair, en stryken, als gezegt is, zo digt aan elkanderen, gelyk de streepen van het water loopen; wel acht neemende, dat men den omtrek niet te veel weg dryve.

[D'après DE LAIRESSE 1787, p. 401:] Pour représenter ces réflexions de la manière qu’elles se présentent dans une eau courante, il faut commencer d’abord par les peindre avec leurs jours & leurs ombres, sur un fond qu’on aura fait revenir, en y passant légèrement un peu d’huile tenace ; après quoi l’on prendra un blaireau ou un putois qu’on passera plusieurs fois, d’une manière aussi serrée qu’il est possible, de droite à gauche & de gauche à droite en suivant le fil et les ondulations de l’eau, & en ayant soin de ne pas trop effacer les formes des objets.


Quotation

Niemand moet twyffelen of de Graveerkunde is een deftige en lofwaardige konst, zo wel ten opzichte van de Schilderkonst, als de Schilderkonst ten opzichte van de natuur: want gelyk de laatste de natuur tot modél of voorwerp heeft, die zy met het penceel trouwelyk nabootst, zo bootst de Graveerkunde desgelyks de Schilderkonst met de naald of het graveeryzer zodanig na, dat'er niets aan ontbreekt dan alleen de koleur, welke echter noch, des noodts zynde, daar by gevoegd kan worden. De Schilderkonst bestaat in een zuivere, nette, en welgevolgde tekening, proportie, dag en schaduwe: de Graveerkunde is voornaamentlyk mede daar op gegrondvest. De Schilderkonst maakt een onderscheid tusschen het gemeen licht en het zonnelicht: de Graveerkunde van gelyken, of kan het doen. In't kort, daar is niets dat den een met de penceel verricht, of den ander kan het met de naald of het yzer mede uitdrukkken, zo wel allerhande stoffen, wol, zyde, zatyn, linnen, glas, water, goud, hout, steen &c.

[D'apres DE LAIRESSE 1738, p. 630:] The Art of Engraving is questionless noble and praise-worthy ; because it respects Painting, as Painting does Nature : For as the latter has Nature for it’s Model or Object, which it faithfully imitates with the Pencil ; so Engraving likewise copies Painting, either with the Needle or Graver, in such Manner as only to stand in Need of Colours ; which, when required, may be added to it. Painting consists in a neat and good Outline [ndr: drawing], Proportion, Light and Shade : And these are also the Foundations of Engraving. Painting distinguishes between common Light and Sunshin : Engraving does, or can do, the same. In fine, whatever the one performs with the Pencil, the other can express with the Needle or Graver, and as neatly, wheather Stuffs of all Kings, Wool, Silk, Sattin, Linnen, Glass, Water, Gold, Wood, Stone &c.


Quotation

De Faam kan van de Schilderkonst veele wonderen vertellen in haar afweezen: maar de Graveerkunde maakt zich overal tegenwoordig […] Het moet zyn gelyk een klaare spiegel, welke alle de voorwerpen zuiver en onvervalscht vertoont. Wat de oeffening belangt, daar is veel gelegen aan een fraaye handeling, om de dingen, die men snyden of etsen wil, met een goede bevalligheid voort te brengen. Daarom is het boven al noodzaakelyk deze drie dingen voor eerst vast en grondig te kennen, te weeten, de Tekenkonst, de Perspectief of Doorzichtkunde, en ten derden Dag en Schaduwe. Deze drie zyn zekerlyk de voornaamste, en maaken te samen de Theorie of grondkennisse van 't geheele werk.

[D'après DE LAIRESSE 1738, p. 630-631:] Fame can tell the many Wonders of Painting in it’s Absence ; but Engraving makes itself every where present […] His work must be like a clear Looking-glass, which exhibits all Objects true and without Falsity. As to the manual Operation, a fine Handling is a great Step to Grace ; and, in order to it, the Knowledge of three Things is absolutely necessary, to wit, The Art of Drawing, Persspective, and the Doctrine of Light and Shade : These, as Principals, compose the Theory of the Whole Work.


1 quotations

Quotation

{Nacht-licht geeft harde schaduwen.} Doch dewijle dat het Teyckenen by ’t Nacht-licht, dit onderworpen is, dat het seer harde en afgesnedene schaduwen en stercke lichten voortbrenght, waer doorder seer veel in wreet-heyt, Koperachtige blinckende hooghsels, flicker-lichten en glasighe reflexien vervallen, soo plachten sommige om hen hier voor te hoeden, met tussen het licht en het model een Raem van fijn en dun geolijt Papier te setten, ten eynde haere schaduwen sachter mochten werden. (…) {Daglicht de natuerlijcke en beste dag.} Echter is in allen desen, het daglicht boven al te prijsen, en daerom oock geraetsaemst; alsoo men daer in een simpele eenparigheyt van dagh en schaduwe, en een natuerlijcke reflextie sien kan:

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] {Night-light causes hard shadows.} Yet while Drawing by Night-light has this issue, that it causes very hard and cut-off shades and strong lights, why many end up with cruelty, Coppery glittering highlights, flickering lights and glassy reflections, which is why some try to guard themselves against this by placing between the light and the model a pane of fine and thinly oiler Paper, to make the shades softer. (…) {Daylight is the natural and best light.} However, of all of these the daylight should be praised most of all and is therefore the most advisable; as one can see a simple evenness of day and shadow and a natural reflection in it:

nacht-licht


4 quotations

Quotation

Of Landskip.


{
Landskip.} In drawing Landskip with water colours ever begin with the Skie, and if there be any Sunbeams, do them first. 
{
Purple Clouds.} For the Purple Clouds, only mingle Lake and white.
{
Yellow.} The Sun-beams, Masticot and white.
{
Note 1.} Work your blew Skie with smalt only, or Ultramarine.
{
Note 2.} At your first working dead colour all the piece over, leave nothing uncovered, lay the colour smooth and even.
{
Note 3.} Work the Skie down in the Horizon fainter as you draw near the Earth, except in tempestuous skies, work your further Mountains so that they should seem to be lost in the Air.
{
Note 4.} Your first ground must be of the colour of the Earth and dark ; yellowish, brown, green, the next successively as they loose in their distance must also faint and abate in their colours
{
Note 5.} Beware of perfection at a distance.
{
Note 6.} Ever place light against dark, and dark against light (that is) the only way to extend the prospect far off, is by opposing light to shadows, yet so as ever they must loose their force and vigor in proportion as they remove from the Eye, and the strongest shadow ever nearest hand.



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GENRES PICTURAUX → paysage
EFFET PICTURAL → perspective

Quotation

Chap. VI, Of LANDKSIP.
The bounds and limits of
Landskip are inexpressible, they being as various as fancy is copious ; I will give you only some general Rules for Painting of Landskip, and so conclude this third Book.
In painting of any Landskip always begin with the Sky, the Sun-beams, or lightest parts first ; next the Yellow beams, which compose of Masticote and White ; next your Blew Skies, with Smalt only. At your first colouring leave no part of your ground uncovered ; but lay Your Colours smooth and even all over. Work your Sky downwards towards your Horizon fainter and fainter, as it draws nearer and nearer to the Earth ; you must work your tops of Mountains and objects far remote, so faint that they may appear as lost in the Air : Your lowest and nearest Ground must be of the colour of the earth, of a dark yellowish brown Green, the next lighter Green, and so successively as they lose in their distance, they must abate in their colour. Make nothing that you see at a distance perfect ; as if discerning a Building to be fourteen or fifteen miles off, I know not Church, Castle, House, or the like ; so that in drawing of it you must express no particular sign, as Bell, Portcullis, or the like ; but express it in colours as weakly and faintly as your eye judgeth of it. Ever in your Landskip place light against dark, and dark against light, which is the only way to extend the prospect far off, occasioned by opposing light to shadow ; yet so as the shadows must lose their force in proportion as they remove from the eye, and the strongest shadow must always be nearest hand.



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GENRES PICTURAUX → paysage
EFFET PICTURAL → perspective

Quotation

Every Picture should be so contriv’d, as that at a Distance, when one cannot discern what Figures there are, or what they are doing, it should appear to be composed of Masses, Light, and Dark ; the Latter of which serve as Reposes to the Eye. The Forms of These Masses must be Agreeable, of whatsoever they consist, Ground, Trees, Draperies, Figures, &c. and the Whole together should be Sweet, and Delightful, Lovely Shapes and Colours without a Name ; of which there is an infinite Variety.
And ‘tis not enough that there be Great Masses ; they must be Subdivised into Lesser Parts, or they will appear Heavy, and Disagreeable : Thus tho’ there is evidently a Broad Light (for Example) in a piece of Silk when covering a whole Figure, or a Limb, there may be Lesser Folds, Breakings, Flickerings, and Reflections, and the Great Mass yet evidently preserv’d.



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EFFET PICTURAL → qualité de la composition
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

There are Instances where two Masses ; a Light, and a Dark one, divide the Picture, each possessing One Side. I have of This sort by Rubens, and as fine a Composition as can be seen ; the Masses are so well Rounded, the Principal Light being near the Middle of the Bright One, and the Other having Subordinate Lights upon it so as to Connect, but not to Confound it with the rest ; and they are in agreeable Shapes, and melting into One Another, but nevertheless sufficiently determined.
Very commonly a Picture consists of a Mass of Light, and another of Shadow upon a Ground of a Middle Tinct. And sometimes ‘tis composed of a Mass of Dark at the bottom, another Lighter above that, and another for the upper part still Lighter ; (as usually in a Landscape) Sometimes the Dark Mass employs one Side of the Picture also.

shadow



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

1 quotations

Quotation

Of Colouring
{Colouring. what ?} Corruption composition or mixing of
Colours, we call Painting ; which is, to express shadows in Colours ; thereby, to resemble, what we do desire to imitate, by a moderate confusion, or tempering, discordant Colours ; as white, black, red, blew, green, &c.
[…].
{With Light and shadows.} Observe herein
Light and Shadows, Obscurity and Brightnesse.
Contrary things are more apparant, being placed neer their Contraries ;
Light and Shadows forward, set out any Painting outwards ; as if you might take hold of any part.
Obscurity or Darknesse, is the duskishness of a deeper shadow ; as brightness is the Intension of Light.
White appears sooner, or neerer to the Eye ; and the black seems farther off, any thing that should seem hollow (as in a Well, or Cave,) must be coloured blackish ; more deep, more black.
On the contrary, to lighten or rise forward, with
white.
{Tonus, what?}
Tonus or brightnesse ; as it is of necessary use, so of excellent ornament in a Picture, it is which is above light ; {A Brightness.} sparkling as in the glory of Angels, twinckling of precious stones ; […] : the variety of these Ornaments, must be expressed excellently ; but avoid satiety, not cloy your Picture with it.
{Harmogia what ?}
Harmoge in Colours, is an unperceivable way of Arts ; stealing to pass from one Colour to another, as in the sea and skie meeting in one thin mistly Horizontall stroake, both are lost and confounded in sight ; […].

obscurity



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

1 quotations

1 quotations

Quotation

LE PRESIDENT. Quoy donc le saint Michel & la sainte famille que nous venons de voir, ne seront pas comparables aux tableaux de Monsieur le Brun. [...] L' ABBE. Cela ne conclut pas. Je demeure d'accord que ces deux tableaux, & plusieurs autres Maistres anciens, excellent tellement dans les parties principales de la peinture, qu'à tout prendre ils peuvent estre preferez à ceux d'aujourd'huy, mais je soutiens que ces grands hommes ont tous manqué en de certaines parties, où nos excellens Maistres ne manquent plus. Raphaël par exemple a si peu connu la degradation des lumieres, & cet affoiblissement des couleurs que cause l'interposition de l’air en un mot ce qu'on appelle la perspective aérienne, que les figures du fond du tableau sont presque aussi marquées que celles du devant, […].

affaiblissement


3 quotations

Quotation

Des macules d’ombres qui paroissent dans les corps qu’on void de loin 
[…] : mais ce que j'ai à vous advertir touchant les visages est que si vous considérez comment selon les diverses distances ils vont s'alterant en diverses sortes d'ombres, et qu'il ne leur reste seulement que les premieres et principales touches qui sont dans les enchasseures de l'œil, en en quelques autres lieux semblables, et qu'enfin tout le visage demeure obscur, parce que dans ces esloignements les lumieres se consomment, lesquelles sont peu de choses en comparaison des ombres moyennes ou demy-teintes ; ce qui fait qu'enfin par la distance, la qualité et la quantité, tant des jours que des ombres principales se consomme, et que tout vient dégénérer en un ombre de demy-teinte et c'est la cause pourquoy les arbres et tous autres corps à une certaine distance semblent devenir plus obscurs qu'ils ne sont en soy estant veuës de prés […]



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L’HISTOIRE ET LA FIGURE → figure et corps
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
GENRES PICTURAUX → paysage

Quotation

329. [La Grappe de Raisin.] Il est assez évident que le Titien par cette comparaison aussi judicieuse que familiere, a pretendu dire que l’on doit ramasser les Objets & les disposer de telle sorte, qu’ils composent un Tout, dont plusieurs Parties contiguës puissent estre éclairées, plusieurs ombrées, & d’autres de Couleurs rompuës, pour estre dans les Tournans ; de mesme que dans une Grappe de Raisin, plusieurs grains qui en font les parties, se trouvent dans le jour, plusieurs dans l’ombre, & d’autres dans la demie teinte, pour estre dans les Parties fuyantes. Le Tintoret dit un jour à Rubens, qu’il avoit oüi dire au Titien, Que dans tous ses plus grands Ouvrages, la Grappe de Raisin estoit son meilleur guide & sa principale Regle.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

Quotation

[...] Il [ndr : Rembrandt] a si bien placé les teintes & les demi-teintes les unes auprés des autres, & si bien entendu les lumieres & les ombres, que ce qu’il a peint, d’une maniere grossiere, & qui mesme ne semble souvent qu’ébauché, ne laisse pas de réüssir, lors, comme je vous ay dit, qu’on n’en est pas trop prés. Car par l’éloignement, les coups de pinceau fortement donnez, & cette épaisseur de couleurs que vous avez remarquée, diminuënt à la veüë, & se noyant & meslant ensemble, font l’effet qu’on souhaite. La distance qu’on demande pour bien voir un tableau, n’est pas seulement afin que les yeux ayent plus d’espace & plus de commodité pour embrasser les objets et pour les mieux voir ensemble : c’est encore afin qu’il se trouve davantage d’air entre l’œil & l’objet.
Vous voulez dire, interrompit Pymandre, que par le moyen d’une plus grande densité d’air, toutes les couleurs d’un tableau paroissent noyées & comme fonduës, s’il faut me servir de vos termes, les unes avec les autres.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → qualité des couleurs
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

3 quotations

Quotation

14 maer dit nu oversleghen, de cartoenen {Den Cartoen is vorderlijck.}
Te maken soo groot als u wercks bevanghen,
Is nut en dienstich, met een cloeck vercoenen
Gheordineert, en het sal u versoenen
In arbeydt, want ghy sult hem voor u hanghen,
Om niet te verloopen in vreemde ganghen,
Noch den aerdt te verliesen, maer u pooghen,
nae t’voorbeeldt alles te diepen en hooghen.

 
15 Want ghehooght en ghediept hoeft wel op gronden {Cartoenen mosten hun hooghsels oock hebben.}
V cartoen schilderich aerdt te ghenieten,
Datter gants gheen ghebreck en zy bevonden
Aen afsteken, diepen, verheffen, ronden,
Soeticheyt, vloeyen, verdrijven, verschieten:
Ghy en moet u den arbeydt oock verdrieten
Niet lichtelijck laten, maer stadich haken,
Door vlijt ter hooghster welstandt te gheraken.

[D'après NOLDUS 2008, p. 171-173:] 14 Mais passons. Faire des cartons, {Faire des Cartons est utile.} de la même taille que votre ouvrage, est utile et pratique, si la composition est solide et valeureuse. Ils vous faciliteront le travail, car en les accrochant devant vous, vous ne risquez pas de vous égarer, ni perdre de vue ce qui est essentiel. Mais vous essayerez d’appliquer les clairs et les sombres en suivant votre modèle. 15. En effet, votre carton doit ressembler à une peinture, avec des clairs et des sombres sur la couleur de fond, {Il faut appliquer des clairs dans les Cartons.} de sorte qu’il n’y ait pas la moindre imperfection dans les contrastes, les enfoncements, les volumes, le relief, la douceur, la fluidité, l’union et la perspective. Vous ne devez pas vous laisser décourager trop facilement par le travail, mais aspirer avec diligence à atteindre la plus grande bienséance.

hooghen



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MATERIALITE DE L’ŒUVRE → technique du dessin

Quotation

Aengesien dat den Liefhebber in ’t vervolgh van dese Verlichterie-Kunde, dickwils van het aenleggen, schaduwen, diepen en hoogen sal gewaeght vinden, als zijnde de voornaemste doeningen in ’t oeffenen der Water-Verwen; soo sal het noodigh zijn, kortelijk van elcks yets tot grondighe verstaningh daer van aen te mercken, wantmen sonder grondige kennis daer van te hebben, tot de volkomene oeffeninghe deser Konste niet en kan komen.
Wy beginnen dan eerstelijck het aenleggen te verklaren, zijnde het begin van alle wercken diemen in dese Konst wil aenvangen. Aenleggen dan is, soo wanneermen eenigh dingh, met eenerhande Coleur van Verwe diemen daer toe verkiest, na sijn believen vlack en eenparigh aenleyt en simpel overdeckt, sonder eenighe schaduwe of dagh waer te nemen. Aengeleyt zijnde, soo volght wanneer dat Coleur droogh is, datmen het uytschaduwe en verdiepe, ghelijckwe dat doorgaens in ’t vervolgh soo sullen noemen; en geschiet op die gront, welcke te vooren aengeleyt is; sulcks geschiet altijt door een Verwe welcke veel vetter, stercker ofte bruynder is, als die daer sy mede beleyt is: waer door dan de Parthyen van doncker en licht onderscheyden en afgepaelt werden; alsoo datmen de schaduwen, en de vlackheydt der dingen kan beseffen, en siet uytheffen, daer sy te vooren plat schenen;  (…)
Nu de derde waernemingh die is verhoogen, welcke op de lichte plaets van alle dingen, als daer den dagh sonder eenige schaduwe het sterckst opvalt, moet geschieden; en komt dese verhoogingh meest te geschieden op hooge en uytsteeckende parthyen, gelijck aen de Menschen op de Kaecken, boven op de Neus, op het Voor-hooft, Kinne, Schouderen, Borst, Billen, Elleboogh, Knyen, &c. Van gelijcken in Kleedinghen op de ployen, en vlacke deelen der Ledematen die door deselve werden uyt-gedruckt; en voorts alles wat sich boven de vlackte verheft; dit doetmen met een lichter Verwe en blyer Coleur, als daer ’t mede aengheleyt is: en verhooght het alsoo als het na sijn Trap min of meer, na het sterckste licht aerdende, verlicht is, om dat te doen ronden en voorkomen, &c. (…)
de schaduwen nu diemen op het Gront-Papier doet, komen oock over een met de schaduwen diemen in ’t Schilderen met een stercker Verwe over ’t aengeleyde heen leght; de hooghsels komen van gelijcke over een; de diepsels accordeeren met de toetsen, diemen hier en daer inde Teyckeningh inset; invoegen geen onderscheyt tussen het Teyckenen en Verlichterie-Schilderen en is, als de handelingh vande Pinceel, en datmen sich telckens inbeelt dat yeder aangeleyt Coleur daermen op Schilderen moet, een soort van Gront-papier is daermen op Teyckent, en datmen voor die tijt de handelingh van Teyckenen oeffent, diemen wassen noemt. Staet oock noch aen te mercken, datmen de schaduwen, diepsels en hooghsels alle tijt moet schicken, na dat het Coleur vande gront-vlackte is, op welckmen die komt te leggen: want die niet evenredigh zijnde, soo sullense of te hart, indiense te sterck zijn, ofte flets en Kernemelkachtigh by aldiense niet behoorlijck krachtigh en zijn.

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] As the Amateur will often find the building up , shadowing, deepening and heightening discussed in the continuation of this Verlichterie-Kunde, as they are the principal actions in the practice of Watercolouring; as such it is necessary, to briefly mention something for the profound understanding of them, because one cannot acquire a perfect practice of this Art, without profound knowledge of it. We start first by explaining the building up, being the start of all that one wants to do in this Art. Building up is, when one builds up a thing, with any Colour of Paint that one choses for it, flat and uniformly as is desired and simply covers, without paying attention to any shadow or light. Built up, once the paint is dry, one continues by shadowing and deepening, as we will call it from now on; and it is done on the ground, which was build up beforehand; it is always done by means of a colour that is greasier, stronger or darker than the one with which it was build up: because of which the Parts of dark and light are discerned and framed; that is, that one can recognize the shadows and flatness of things, and see them rise, while they appeared to be flat before; [...] The third observation now is heightening, which should happen at the light spot of all things, where the light falls strongest without any shadow; and this heightening mostly occurs on high and protruding parts, such as on Humans on the Jaws, on top of the Nose, on the Forehead, Chin, Shoulders, Breast, Buttocks, Elbow, Knees, etc. . Similarly in Clothing on the folds, and flat parts of Limbs that are expressed by it; and furthermore everything that raises itself above the surface; this is done with a lighter Paint and happier Colour, as the one with which it is build up: and heighten it in a way as it is lit up more or less according to its level, towards the strongest light, to round it and make come forward, etc. [...] now the shadows that are made on the grounded Paper, also coincide with the shadows that, in Painting, one places over the first layer with a stronger Paint; the highlights also coincide; the depths accord with the touches, that are placed here and there in the Drawing; and there is no difference between Drawing and Illumination-painting, as the handling of the Brush, and that one often imagines that every applied Colour on which one has to Paint, is a kind of grounded paper on which one Draws, and that one practices the manner of Drawing beforehand, which is called washing. It may also be remarked, that one should always place the shadows, depths, highlights, after the Colour of the ground-surface, on which it is placed: because if these are not corresponding , they will be too hard – if they are too strong – or too weak and Buttermilk-like – if they are not sufficiently strong.

schaduwen
uytheffen · verhogen



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MATERIALITE DE L’ŒUVRE → technique de la peinture

Quotation

DE gemakkelykste en vaardigste manier, is zeekerlyk de beste, niet teegenstaande dat’er veel in ’t gebruik, en door my onderzogt zyn: als het teekenen met de Pen, Penseel, Rood of Zwartkryt, doch alle van weinich nut voor Schilders. Maar de manier van hoogen op gegrond papier, en met zwart te diepen; overtreft verre de anderen, zo in volmaaktheid, als nuttigheid: voldoende ten eersten door zyn verheeventheid ons oog, zonder datmen eenige Grond daar om hoeft te maaken. Gelykmen komt te zien aan Plaatsnyders, die zich in de zwarte-kunst oeffenen, welke haar verlustigen met schraapen op een gegronde plaats: en ’t is niet te gelooven, hoe gemakkelyk en vaardich zy daar meede voortgaan, ’t geen zy in het Etzen of Snyden, niet zouden doen.

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] The most easy and adequate manner, is certainly the best, notwithstanding that there are many in use and investigated by me: such as the drawing with pen, brush, red or black crayon, yet all of little use for painters. But through the manner of heightening on grounded paper, and deepening with black; it surpasses all the others, both in perfection and in usefulness: firstly satisfying our eye because of the elevation, without the necessity to make any ground for it. As it is seen from Engravers, who practice the black art, which they embellish by scraping on a grounded plate: and it is unbelievable, how easy and capably they do this, which they would not do in etching or engraving.

In the German translation, this paragraph is part of the discussion between Judicio and Probus, this statement is made by Probus. It appears that the translator made a mistake here. [MO]

hogen


3 quotations

Quotation

Aengesien dat den Liefhebber in ’t vervolgh van dese Verlichterie-Kunde, dickwils van het aenleggen, schaduwen, diepen en hoogen sal gewaeght vinden, als zijnde de voornaemste doeningen in ’t oeffenen der Water-Verwen; soo sal het noodigh zijn, kortelijk van elcks yets tot grondighe verstaningh daer van aen te mercken, wantmen sonder grondige kennis daer van te hebben, tot de volkomene oeffeninghe deser Konste niet en kan komen.
Wy beginnen dan eerstelijck het aenleggen te verklaren, zijnde het begin van alle wercken diemen in dese Konst wil aenvangen. Aenleggen dan is, soo wanneermen eenigh dingh, met eenerhande Coleur van Verwe diemen daer toe verkiest, na sijn believen vlack en eenparigh aenleyt en simpel overdeckt, sonder eenighe schaduwe of dagh waer te nemen. Aengeleyt zijnde, soo volght wanneer dat Coleur droogh is, datmen het uytschaduwe en verdiepe, ghelijckwe dat doorgaens in ’t vervolgh soo sullen noemen; en geschiet op die gront, welcke te vooren aengeleyt is; sulcks geschiet altijt door een Verwe welcke veel vetter, stercker ofte bruynder is, als die daer sy mede beleyt is: waer door dan de Parthyen van doncker en licht onderscheyden en afgepaelt werden; alsoo datmen de schaduwen, en de vlackheydt der dingen kan beseffen, en siet uytheffen, daer sy te vooren plat schenen;  (…)
Nu de derde waernemingh die is verhoogen, welcke op de lichte plaets van alle dingen, als daer den dagh sonder eenige schaduwe het sterckst opvalt, moet geschieden; en komt dese verhoogingh meest te geschieden op hooge en uytsteeckende parthyen, gelijck aen de Menschen op de Kaecken, boven op de Neus, op het Voor-hooft, Kinne, Schouderen, Borst, Billen, Elleboogh, Knyen, &c. Van gelijcken in Kleedinghen op de ployen, en vlacke deelen der Ledematen die door deselve werden uyt-gedruckt; en voorts alles wat sich boven de vlackte verheft; dit doetmen met een lichter Verwe en blyer Coleur, als daer ’t mede aengheleyt is: en verhooght het alsoo als het na sijn Trap min of meer, na het sterckste licht aerdende, verlicht is, om dat te doen ronden en voorkomen, &c. (…)
de schaduwen nu diemen op het Gront-Papier doet, komen oock over een met de schaduwen diemen in ’t Schilderen met een stercker Verwe over ’t aengeleyde heen leght; de hooghsels komen van gelijcke over een; de diepsels accordeeren met de toetsen, diemen hier en daer inde Teyckeningh inset; invoegen geen onderscheyt tussen het Teyckenen en Verlichterie-Schilderen en is, als de handelingh vande Pinceel, en datmen sich telckens inbeelt dat yeder aangeleyt Coleur daermen op Schilderen moet, een soort van Gront-papier is daermen op Teyckent, en datmen voor die tijt de handelingh van Teyckenen oeffent, diemen wassen noemt. Staet oock noch aen te mercken, datmen de schaduwen, diepsels en hooghsels alle tijt moet schicken, na dat het Coleur vande gront-vlackte is, op welckmen die komt te leggen: want die niet evenredigh zijnde, soo sullense of te hart, indiense te sterck zijn, ofte flets en Kernemelkachtigh by aldiense niet behoorlijck krachtigh en zijn.

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] As the Amateur will often find the building up , shadowing, deepening and heightening discussed in the continuation of this Verlichterie-Kunde, as they are the principal actions in the practice of Watercolouring; as such it is necessary, to briefly mention something for the profound understanding of them, because one cannot acquire a perfect practice of this Art, without profound knowledge of it. We start first by explaining the building up, being the start of all that one wants to do in this Art. Building up is, when one builds up a thing, with any Colour of Paint that one choses for it, flat and uniformly as is desired and simply covers, without paying attention to any shadow or light. Built up, once the paint is dry, one continues by shadowing and deepening, as we will call it from now on; and it is done on the ground, which was build up beforehand; it is always done by means of a colour that is greasier, stronger or darker than the one with which it was build up: because of which the Parts of dark and light are discerned and framed; that is, that one can recognize the shadows and flatness of things, and see them rise, while they appeared to be flat before; [...] The third observation now is heightening, which should happen at the light spot of all things, where the light falls strongest without any shadow; and this heightening mostly occurs on high and protruding parts, such as on Humans on the Jaws, on top of the Nose, on the Forehead, Chin, Shoulders, Breast, Buttocks, Elbow, Knees, etc. . Similarly in Clothing on the folds, and flat parts of Limbs that are expressed by it; and furthermore everything that raises itself above the surface; this is done with a lighter Paint and happier Colour, as the one with which it is build up: and heighten it in a way as it is lit up more or less according to its level, towards the strongest light, to round it and make come forward, etc. [...] now the shadows that are made on the grounded Paper, also coincide with the shadows that, in Painting, one places over the first layer with a stronger Paint; the highlights also coincide; the depths accord with the touches, that are placed here and there in the Drawing; and there is no difference between Drawing and Illumination-painting, as the handling of the Brush, and that one often imagines that every applied Colour on which one has to Paint, is a kind of grounded paper on which one Draws, and that one practices the manner of Drawing beforehand, which is called washing. It may also be remarked, that one should always place the shadows, depths, highlights, after the Colour of the ground-surface, on which it is placed: because if these are not corresponding , they will be too hard – if they are too strong – or too weak and Buttermilk-like – if they are not sufficiently strong.

schaduw
verhoging · hoogsel



Other conceptual field(s)

EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

Om deze en andere moyelijckheden te vermijden, soumen het Root-Krijt konnen verkiesen, dewijl sulcks meest altijdt bequaem is, daermen oock wel met Swart Krijt wat onder Teyckent, en eenighe toetsen en diepselen mede maeckt, soo als ‘et heden tendaghen noch veele Teyckeningen gesien worden, van Italiaense, en andere Meesters. {Wassen.} Oock teyckentmen met de Pinceel datmen wassen noemt, en dat doet men met Sappen en Incten, als daer is Roet, ofte Bitter uyt de Schoorsteen, gevreven Indigo, gemenght Root-Krijt, en diergelijcke: {Oost-Indische Inct de beste stoffe om te Wassen.} Maer voornamentlijck is den Oost-Indischen Inct een fraye stoffe, die sich met simpel Regen-water ghemenght seer wel en suyver laet gebruycken;

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] To avoid this and other difficulties, one might choose Red Chalk, while that is almost always adequate, with which can also draw underneath the Black Chalk and make some touches and depths with it, as one can nowadays see many Drawings, by Italian and other Masters. {Washing.} One also draws with the Pencil, which is called washing, and this is done with Juices and Inks, such as Soot, or Bitter from the Chimney, rubbed Indigo mixed with Red Chalk and such: {India Ink is the best material to wash with.} But foremost the India Ink is a beautiful material, which can be used well and purely mixed with rainwater;

In this section Goeree explicitly discusses which choice of drawing material is best for each stage of the drawing process. [MO]


Quotation

Om ’t beleggen der vlakke Schaaduwen, wijst dit ons aan, dat’er niet meer als twee over elkander geslaagen artzeeringe moeten weezen, doch des noods zynde drie, en op de Rondigheid, of wykende party, maar een. De toetzen of diepzels, is de uiterste kracht van ’t kryt of roodaarde, dezelve word gereuzelt of geschommelt, want meer als drie artzeeringe over elkanderen, is overtollig en vergeefze moeiten, zo wel in ’t teekenen als Etzen, gelyk dit voorbeeld aanwijst. [ndr: reference to an illustration]

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] To build up flat shadows, it is advised, that there are no more than two hatchings on top of each other, if necessary three, and on the roundness, or declining parts, but one. The touches or depths are the utmost power of the crayon or read earth, it is rousled or scumbled, because more than three hatchings on top of each other is redundant and wasted effort, both in drawing as etching, as this example shows.


2 quotations

Quotation

Pour faire que les figures se detachent du fond du tableau & qu’elles ayent un grand relief
Les figures de quelques corps que ce soit sembleront avoir un plus grand relief & se détacher davantage du tableau, le champ desquelles sera meslé de couleurs claires et obscures, avec la plus grande variété qui sera possible sur les contours des figures […] pourveu aussi qu’en l’assortissement de ces couleurs, la diminution de clarté dans les blanches, & dans l’obscurité dans les noirs y soit judicieusement observée.



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EFFET PICTURAL → qualité de la composition

Quotation

Le Coloris a pour objet la couleur, la lumiere & l’ombre ; car c’est en mettant les couleurs qu’on observe l’amitié ou l’antipatie qui est entre elles ; leur union & leur douceur. Qu’on regarde comment il faut donner de la force, du relief, de la fierté, & de la grace aux Tableaux. Qu’on fait des remarques sur les lumieres plus ou moins evidentes, & en degrez de diminution sur les corps accompagnez de lumieres & d’ombres, selon les accidens du lumineux, du diaphane, de la nature du corps illuminé, de l’aspect de celuy qui regarde, & des reflez en differens degrez.


2 quotations

Quotation

Je vous ay dit en vous parlant de la manière dont il falloit disposer les objets, que la pluralité des angles partageoit la veüe, & que pour cette raison la figure circulaire estoit la plus agréable ; je vous dis la mesme chose de la diversité des couleurs : & de la mesme façon qu'une infinité d'angles qui se trouvent dans les Figures, dont se tableau est composé, doivent concourir toutes à ne faire qu'une forme principale qui comprend tout le Tableau ainsi ; toutes les couleurs, qui par leur crudité ou par leur diversité trop entière diviseroient les rayons visuels, & se nuiroient les unes aux autres, doivent s'accorder & convenir, pour ainsi dire, en une couleur dans les masses des jours, comme dans celles des Ombres.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

Quotation

Mais de quelle utilité est cette opposition, dit Damon ? Celle du Clair-obscur, reprit Philarque, sert à faire détacher les objets les uns des autres, & quelquefois à les rendre plus éclatans ; elle est & nécessaire & agréable. Pour l'opposition des couleurs, elle ne doit estre mise en usage qu'avec grande discrétion, en les liant par quelque couleur tierce qui seroit amie de l'une & de l'autre, & en l'employant dans les endroits seulement où l'on veut attirer la veuë, comme sur le Héros du Tableau, ou sur quelqu'autre que l'on veut faire remarquer, en sorte neantmoins qu'elles n'empeschent pas l'accord du Tout-ensemble, non plus que les dessus dans la Musique.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur

2 quotations

Quotation

En peinture la premiere chose qui commencera à disparoistre, sera la partie du corps laquelle aura moins de densité
[…] Combien s’en rencontre-t’il de ceux [ndr : les peintres] qui en dépeigant des villes et d’autres choses esloignées de l’œil, font des delineations des edifices aussi contournées que si elles estoient veuës, ce qui est naturellement impossible ; […] ; veu que les termes de ces corps ne sont autre chose que les termes ou finiments de leurs propres superficies, & les termes des superficies sont des lignes, lesquelles lignes ne font aucune partie de la quantité des superficies, ny mesme de l’air qui environne ces superficies; […] ; c’est pourquoy le peintre touchera legerement les contours de ces corps lointains, sans les faire durs ny trenchez, prenant garde aussi en voulant representer une distance fort esloignée, de ne la colorer pas d’un azur si vif, que par un effet tout contraire, elle ne vienne à sembler proche […]. 



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → dessin
CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
EFFET PICTURAL → perspective
GENRES PICTURAUX → paysage

Quotation

Diverses observations sur la peinture 
Entre les choses d’une esgale obscurité, de mesme grandeur de figure, & en pareille distance de l’œil ; celle-là se montrera plus petite qui sera veuë dans un lieu plus esclairé ou plus blanc […]



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

1 quotations

Quotation

{Wie ein Modell soll gestellt und die Distanz beobachtet werden.}Wann nun das Leben oder Modell, es sey auf einer niedrigen oder hohen Tafel/ (nach Erforderung des Horizonts/ wie das Stuck/ wann es vollbracht/ soll aufgestellet werden/) also im bästen Liecht vor Augen stehet/ daß es solch Liecht und Schatten nach Verlangen hat: alsdann setze sich der Mahler/ etwan 8 oder mehr Schuh davon. hat er überall das gerechte Liecht/ und bleibet ihm noch Platz genug/ davon hintan zu gehen: welches dann hochnötig ist/ wann er sein Werk will von weitem besehen/ auch ein großes Werk hin und wider schieben/ erniedrigen und erhöhen. {Auch kleine Sachen/ erfordern Raum und gut Liecht.} Auch die jenige/ welche nur kleine Werke machen/ sonderlich wann sie das Leben wollen gebrauchen/ müßen/ wegen nötiger Distanz, und das Liecht von oben herab zu nehmen/ nicht in allzukleinen Zimmern ihre Arbeit verrichten/ sondern Raum und Liecht suchen: da dann alles einen mehrern Wolstand/ gewißere Maaß und mehr Lebhaftigkeit/ erzeigen wird.



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1 quotations

3 quotations

Quotation

La distribution des objets forme des masses de clair-obscur, lorsque par une industrieuse œconomie on les dispose de maniere que ce qu’ils ont de lumineux se trouve joint ensemble d’un côté, & que ce qu’ils ont d’obscur se trouve lié ensemble d’un autre côté, & que cet amas de lumieres & d’ombres empêche la dissipation de notre vûe. C’est ce que le Titien appelloit la grappe de raisin : parceque les grains de raisin separés les uns des autres auroient chacun sa lumiere & son ombre également ; & partageant ainsi la vûe en plusieurs rayons, lui causeroient de la confusion : au lieu qu’étant tous rassemblés en une grappe, & ne faisant par ce moyen qu’une masse de clair & qu’une masse d’ombre, les yeux les embrassent comme un seul objet. Ce que je dis ici de la grappe de raisin ne doit pas être pris grossierement à la lettre, ni selon l’arrangement, ni selon la forme ; c’est une comparaison sensible qui ne signifie autre chose que la jonction des clairs, & la jonction des ombres.



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

Quotation

{Le Clair-Obscur} Et le Clair-obscur est l'art de distribuer avantageusement les lumières & les ombres, tant sur les objets particuliers, que dans le général du Tableau: sur les objets particuliers, pour leur donner le relief & la rondeur convenable : & dans le général du Tableau, pour y faire voir les objets avec plaisir, en donnant occasion à la vûe de se reposer d'espace en espace, par une distribution ingénieuse de grands clairs, & de grandes ombres, lesquels se prêtent un mutuel secours par leur opposition ; en sorte que les grands clairs sont des repos pour les grandes ombres ; comme les grandes ombres sont des repos pour les grands clairs.



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EFFET PICTURAL → qualité de la composition
EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

1 quotations

Quotation

Je vous ay dit en vous parlant de la manière dont il falloit disposer les objets, que la pluralité des angles partageoit la veüe, & que pour cette raison la figure circulaire estoit la plus agréable ; je vous dis la mesme chose de la diversité des couleurs : & de la mesme façon qu'une infinité d'angles qui se trouvent dans les Figures, dont se tableau est composé, doivent concourir toutes à ne faire qu'une forme principale qui comprend tout le Tableau ainsi ; toutes les couleurs, qui par leur crudité ou par leur diversité trop entière diviseroient les rayons visuels, & se nuiroient les unes aux autres, doivent s'accorder & convenir, pour ainsi dire, en une couleur dans les masses des jours, comme dans celles des Ombres.



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CONCEPTION DE LA PEINTURE → couleur
CONCEPTION DE LA PEINTURE → composition

2 quotations

Quotation

{Middel om in ’t algemeen Houdinge te bekomen.} In het Teyckenen soo moetmen letten, datmen in ’t verminderen van doncker en Licht, ontrent de Lichamene die wijckende achter malkander volgen, soodanigen verschil maeckt, alshier is tusschen het flauwste Hooghsel en het Coleur van u Gront-Papier, daermen in ’t ghemeen met de witte Cryon op Teyckent; invoegen dat het t’elckens een Tint, of kenbaer Coleur van verschil, komt te verminderen; even gelijckmen seyt het scheelt een kennis, &c. Soo sult ghy een groote Reddinge, wijckinghe, uytheffingh en houdinghe in uwe Teyckeningh bekomen, en bevrijt zijn dat uwe dingen niet aen malkander vast en sullen sitten; {Dat het Licht in alle voorwerpen die wij sien, altijt een behoorlijcke Houdinge schickt, waer door wy die uyt elkanderen onderscheyden.} maer in allen de natuere volgen, die haer licht altijt soodanigh op de voorwerpen weet te schicken en te bepalen, dat de donckere sijde van een Lichaem altoos tegen de verlichte zijde van een ander, komt af te wijcken, en een verlichte Party teghen een beschaduwde, ofte die het licht komt te ontbeeren:

[suggested translation, Marije Osnabrugge:] {Means to acquire Harmony in general.) In Drawing one should pay attention, to make such a distinction in the diminution of dark and light, for the vanishing Bodies that are following each other, as exists between the weakest Highlight and the Colour of your grounded Paper, on which one generally draws with white Crayon; and that it always diminishes one Tint or a different Colour; just as it is said ‘it differs a little bit’ etc. . As such you will obtain a great reddering [ndr: referring to the placement of colours], contrast, exaltation and harmony in your Drawing, and avoid that your things are stuck together; {That the Light, in all objects that we see, always shapes a good Harmony, so that we can discern them from each other.} but follow nature in everything, as she always manages to place and shape her light on the objects in such a manner, that the dark side of a Body contrasts with the light side of another, and a lit Part against a shadowed or one that is void of light:


Quotation

De voornaamste schikking in de harmonie, of reddering, leert ons, dat men altyd donker tegen licht en licht tegen donker moet plaatsen […]

[D'après DE LAIRESSE 1787, p. 353:] La principale attention [ndlr : disposition] à porter dans l’harmonie, consiste à placer toujours du sombre contre du clair, & du clair contre du sombre.

licht



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EFFET PICTURAL → qualité de la lumière

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Quotation

XXII. Les Draperies.}
*Que les Draperies soient jettées noblement, que les plis en soient amples, *& qu'ils suivent l'ordre des Parties, les faisant voir dessous par le moyen des Lumieres & des Ombres ; nonobstant que ces Parties soient souvent traversées par le coulant des Plis qui flotent à l'entour, *sans y estre trop adherans & collez ; mais qu'ils les marquent en les flatant par la discretion des ombres & des clairs. * Et si ces parties se trouvent trop écartées l'une de l'autre, en sorte qu'il y ait des vuides dans lesquels se trouvassent des bruns, il faudra prendre occasion de placer dans le vuide quelque pli pour les accoupler. *Et comme la beauté des membres ne consiste pas dans la quantité des muscles, qu'au contraire ceux qui en font moins paroistre, ont plus de majesté que les autres ; ainsi la beauté des Draperies ne consiste pas dans la quantité des plis, mais dans un ordre simple & naturel. Il y faut encore observer la qualité des personnes, *comme des Magistrats, à qui vous donnerez des Draperies fort amples ; aux Païsans & aux Esclaves, de grosses & de retroussées ; *& aux Filles, de tendres & de legeres. Il fera bon quelquefois de tirer des endroits creux quelque pli, & de le faire enfler ; afin que recevant du jour, il contribuë à étendre le clair aux endroits où la Masse le demande, & que par ce moyen il vous oste des ombres dures, qui ne font que des taches.



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L’HISTOIRE ET LA FIGURE → vêtements et plis

Quotation

Pour faire des draperies changeantes.
Pour la bleuë, prendre de l’outremer pour les bruns, & de la pierre de fiel pour les clairs.
Pour la verte, prendre du verd d’Iris pour les bruns, & d’une eau de carmin pour les chairs.
Pour la rouge, prendre du carmin pour les bruns, & pour les clairs de la pierre de fiel.
Pour la violette, prendre de l’outremer & de la laque liquide mêlez ensemble ; pour les bruns & pour les clairs, du verd d’Iris mêlé avec du verd de montagne, ou de macicot mêlé avec la gomme-gutte pour la rendre jaune.
Pour la blanche, de l’outremer & de l’encre de la Chine.
Ces draperies sont ainsi nommées, parce que les jours sont d’une autre couleur que les ombres.
Ces vêtemens sont propres aux Anges & pour des personnes sveltes, c’est-à-dire, agiles & de taille degagée.
Les écharpes & les habillemens qui doivent aller au gré du vent, se font aussi de couleur changeante.

Ce passage s'inspire du Traité de Mignature de Boutet (1696, , p. 41-42).



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L’HISTOIRE ET LA FIGURE → vêtements et plis
MATERIALITE DE L’ŒUVRE → couleurs

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Quotation

Of the Motions of all sorts of Cloth.


The
Motions of Cloth, that as the Folds or Plaits ought to runne out every way like boughs from the Stemme and Body of the Tree : and must be so made that one Plait rise from another, as one bough, or one stream of Water issueth out from another, in such wise, that there be no part of the Cloth wherein there appear not some of these motions ; now these motions would be moderate, gentle and free, without any interruptions, more to be admired for their grace and facility, then for affected pains and industry, and because all sorts of Cloth have their motions, as well as Bodies, it must needs be that they differ between themselves, according to the differences of the clothes themselves.
Wherefore, they must be more light in fine
Cloth, as Sarcenet, Linnen, Cypress, &c. in which the Plaits are small, raised up, trembling, […] ; gross and dul shadows are found in stiff cloths, where the Plaits are few and gross, so that they are capable but of flow motion, […].
Temperate
motions, which are neither too gross, nor too slight, are such as appear in the folds of stuff and other cloths of Fine wool, […]. And hence have Raphael, Michael Angelo, Leonard, Gaudentius, Albertus Durcrus, and other Famous Masters in Drapery, taken the method and way of giving the true motions unto garments, as from the most perfect pattern for their general use in making the mantells of the Saints, Pavilions or Tents, which are made with this kind of Drapery, besides these, there are also other kinds of motions called turnings and crossings, which are proper unto Damasks, Taffataes, Sattins, Cloth of gold &c : in which appeare folds crossing and breaking each other, by the divers Vertue of the Drapery.
Whence the
Venetians have taken their manner of Drapery, who make their folds much different from the said motions of Raphael and the rest, which indeed ought not to be used any where save in counterfeits by the life, where it seems they are not onlye tolerable, but also very requisite ;



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L’HISTOIRE ET LA FIGURE → vêtements et plis

Quotation

Chap. VII, Of Drapery, and Rules to be observed therein.
As in Naked figures you draw the Out-lines first, the like you must do in
Drapery, leaving room within for your greater and lesser folds ; then draw first your greater folds, and then break your greater folds into lesser contained within them : The closer the Garment fits to the body, the smaller and narrower must the folds be. Shadow your folds according to the directions of the last Chapter ; the innermost harder, and the outer more softer. As in Shadowing, so in Drapery, good Copies of Prints instruct best ; yet take these general Rules following.
RULE I.
Continue your great folds throughout your Garment, and break off your shorter at pleasure.
RULE II.
The finer your
Drapery is, the fuller and sharper must your folds be, and the shadows the stronger, but yet sweet.
RULE III.
That part of any Garment the fits close to the body, as the Doublet of a Man, the Breasts of a Woman, and the like, you must not fold at all ; but rather with your sweet shadow represent the part of the body that lies under the Garment, as a Womans Breast, with a sweet round shadow,
&c.



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L’HISTOIRE ET LA FIGURE → vêtements et plis

1 quotations

Quotation

Soo namen dan d’oude Meesters dese vijf hoofd-stucken in haere Schilderyen op ’t aller nauste waer. I. Den Historischen inhoud, die veeltijds d’