GRÂCE (n. f.)

CONCEPTION DE LA PEINTUREcouleur · lumière
L’HISTOIRE ET LA FIGUREaction et attitude · figure et corps · sujet et choix
MANIÈRE ET STYLEle faire et la main
MATERIALITE DE L’ŒUVREcouleurs
L’ARTISTEqualités
SPECTATEURperception et regard
Bacchus Ludovisi
Déesse Vesta
Flore Borghèse
Vénus du Belvédère
ANMUTIGKEIT (deu.) · ANMUTUNG (deu.) · ANNEHMLICHKEIT (deu.) · BELIEBUNG (deu.) · GEFÄLLIGKEIT (deu.) · GRACE (eng.) · GRACEFULNESS (eng.) · GRATIA (deu.) · GRATIE (nld.) · GRAZIA (ita.) · LIEBLICHKEIT (deu.) · LIEFLIJKHEID (nld.) · PIACEVOLEZZA (ita.) · SIERLIJKHEID (nld.) · VAGHEZZA (ita.) · VENUSTÀ (ita.)
TERM USED AS TRANSLATIONS IN QUOTATION
GRACE (eng.) · IMPROVEMENT (eng.)
TERM USED IN EARLY TRANSLATIONS
ADVANTAGE (eng.) · ANMUT (deu.) · ANMUTIGES WESEN (deu.) · ANNEHMLICH (deu.) · ANNEHMLICHKEIT (deu.) · BEVALLIGHEID (nld.) · GRACE (eng.) · GRACEFUL (eng.) · GRACEFULNESS (eng.) · GRATE (ita.) · GRAZIA (ita.) · LIEBLICHKEIT (deu.) · PIACEVOLE (ita.) · VAGHEZZA (ita.) · VENUSTAS (lat.)
BOUHOURS, Père Dominique, Les Entretiens d’Ariste et d’Eugène, BEUGNOT, Bernard et DECLERQ, Gilles (éd.), Paris, Honoré Champion, 2003.
DAUVOIS, Daniel, « Beauté et grâce chez Félibien », Nouvelle revue d’esthétique, 4, 2009, p. 41-48 [En ligne : www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-d-esthetique-2009-2-page-41.htm consulté le 05/01/2015].
FEIJOO, Benito, Le Je-ne-sais-quoi, Sommières, Éd. de l'Éclat, 1989.
FÉLIBIEN, André, Entretiens sur les vies et sur les ouvrages des plus excellents peintres anciens et modernes. Entretiens I et II. Introduction, établissement du texte et notes par René Démoris, DÉMORIS, René (éd.), Paris, Les Belles Lettres, 1987.
HECK, Michèle-Caroline, « GRÂCE », dans HECK, Michèle-Caroline (éd.), LexArt. Les mots de la peinture (France, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas, 1600-1750) [édition anglaise, 2018], Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2018, p. 235-240.
KÖHLER, Erich, « Je-ne-sais-quoi. Ein Kapitel aus der Begrieffsgeschichte des Unbegreiflichen », dans KÖHLER, Erich (éd.), Esprit und arkadische Freiheit : Aufsätze aus der Welt der Romania, München, Fink Verlag, 1984, p. 230-286.
LAFOND, Jean, « La beauté et la grâce. L'esthétique 'platonicienne' des 'Amours de Psyché' », Revue d'histoire littéraire de la France, 3/4, 1969, p. 475-490 [En ligne : http://www.jstor.org/stable/40523541 consulté le 27/01/2016].
LONTRADE, Agnès, Le plaisir esthétique : naissance d’une notion, Paris, L'Harmattan, 2004.
RIADO, Benjamin, Le "Je-ne-sais-quoi". Aux sources d'une théorie esthétique au XVIIe siècle, Paris, L'Harmattan, 2012.

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55 quotations

« Charité » est un néologisme issu du latin « charitas », provenant lui-même du grec « kháris », qui signifie « grâce ». Depuis Pline (Histoire naturelle, Livre XXXV, 79-80, 85), la théorie de l’art associe fréquemment la grâce des manières de l’artiste à celle de son art, considérant l’union de ces deux « grâces », chez des artistes comme Apelle et Raphaël, comme un « don des Grâces ». La Mothe joue ici sur cette triple application du mot « grâce » : déesse antique, agrément de l’art et affabilité des manières. Reprenant la définition issue de la critique d’Apelle par Protogène (XXXV, 79-80), il conçoit la grâce de l’art comme opposée à l’excès d’exactitude.

Quotation

Or dautant que les graces ont esté partagées de tems immemorial entre ceus de cette profession, comme elles le sont par tout ailleurs, & qu’encore aujourd’huy les Peintres qui excellent en quelque chose, sont surmontez par d’autres qui ont de l’avantage à leur tour, n’arrivant que rarement qu’un seul possede la perfection de son art avec tant d’eminence, qu’il n’y soit devancé par personne de quelque costé qu’on le puisse prendre. […]

« Charité » est un néologisme issu du latin « charitas », provenant lui-même du grec « kháris », qui signifie « grâce ». Depuis Pline (Histoire naturelle, Livre XXXV, 79-80, 85), la théorie de l’art associe fréquemment la grâce des manières de l’artiste à celle de son art, considérant l’union de ces deux « grâces », chez des artistes comme Apelle et Raphaël, comme un « don des Grâces ». La Mothe joue ici sur cette triple application du mot « grâce » : déesse antique, agrément de l’art et affabilité des manières. Reprenant la définition issue de la critique d’Apelle par Protogène (XXXV, 79-80), il conçoit la grâce de l’art comme opposée à l’excès d’exactitude.

Conceptual field(s)

L’ARTISTE → qualités

Quotation

Le merite du Caravaggio à faire apres le naturel, ny son artifice dans l’obscur et le lumineux, ny les graces qu’il mettoit aux derniers traits de sa besongne, ne m’obligent pas tant à tirer quelque parallele entre luy & Parrhasius, que cette humeur fiere qui le dominoit, & qui luy faisoit mespriser avec ceux de son temps tous les anciens.

Conceptual field(s)

L’ARTISTE → qualités

Quotation

Comme Appelle accusa de fort bonne grace tous ceux de son art de cette trop grande exactitude, & de n’avoir pas assez fait estat dans leurs travaux de la Charité des Grecs, se moquant de Ptotogène [sic] qui ne pouvoit oster sa main de dessus un tableau, memorabili praecepto, nocere saepe nimiam diligentiam : Raphaël d’Urbin est celuy qui a pû de mesme reprendre le soin extréme de ces grands hommes dont nous venons de parler, qui ne sacrifioient pas aux Graces comme luy. Il fut excellent en tout, quoy qu’il changeast par fois de maniere : Il donna l’agrement avec la naturel à la Peinture, proprement prise pour celle qui employe les couleurs […].