QUINTILIANUS ( v. 40 -v. 100 )

QUINTILIANUS ( v. 40 -v. 100 )

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Soo is dan de verbeteringhe den eenighen wegh tot de volmaecktheyd; en ’t wordt niet sonder reden staende ghehouden, dat het penceel de Konste soo wel met het uytstrijcken als met het aenstrijcken dienst doet. De verbeteringhe, seght Quintilianus {Lib. X, Cap. 4}, bestaet in ’t toevoeghen, in ’t aftrecken, in ’t veranderen. Het toevoeghen en ’t aftrecken is nerghens nae soo moeyelick, dies plaght sich oock een slecht eenvoudigh oordeel daer in wel genoegh te quijten: ’t Vereyscht daerenteghen dubbelen arbeyd de swellende dinghen te neder te legghen, de sinckende dinghen op te heffen, de verwendelick uytweykende dinghen in te binden, d’onordentelicke dinghen in haere rechte plaetse te herstellen, d’onachtesaemelick verspreydende dinghen aen makander te verknoopen, d’overlustighe dinghen te bedwinghen; want wy moeten niet alleen verwerpen wat ons in ’t eerste wel bevel, maer wy moeten oock uytvinden wat ons van te vooren niet eens in den sin quam. Soo is het oock onghetwijffelt d’aller bequamste maniere van verbetering datmen d’eerste teykeningh voor ettelicken tijd aen d’eene sijde stellen, om ’t werck nae sulcken verpoosinghe wederom in de hand te nemen alsof het yet nieus en van een ander voordghebraght was: Andersins hebben wy te vreesen dat wy op onse versche inventie, als op een nieu gheboren vrucht, al te seer versot sullen blijven.

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Staet noch voorder aen te mercken dat de Konst-kenners door dese ghewoonte haerer ooghen niet alleen d’oorspronckelicke taferelen van de naemaelsels vaerdighlick leeren onderkennen; maer datse daer door met eenen oock d’oude wercken van de nieuwe sekerlick weten t’onderscheyden. Men vindt in d’oude stucken een sekere onnaevolghelicke authoriteyt ofte achtbaerheyd der Konste, seght Quintilianus {Lib. viii. Cap. 3.}, die de Schilderijen een sonderlicke aengenaemheyd plaght toe te brenghen.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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Mais un autre eloge que Pline donne à Parrhasius, d’avoir le premier enrichy la peinture de la Symmetrie, ou de cette proportion que doivent avoir les parties entr’elles, & eu esgard à leur tout ; me donne un nouveau sujet de dire qu’il n’a point eu de semblables dans le dernier siecle, si nous n’attribuons cét honneur à Albert Durer, & à Michel-Ange Buonarotte. [...] Ils ont pourtant esté repris tous deux du mesme deffaut qu’on reprochoit à Demetrius, d’avoir negligé par trop de rendre leurs ouvrages agreables, pourveu qu’ils fussent fort semblables, ne se souciant que d’aller apres le naturel ; nam Demetrius tanquam nimius in eo reprehenditur, & fuit similitudinis quam pulchritudinis amantior.

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Wat het woord Analogie belanght, eenighe hebben ’t woord analogie, seght A. Gellius {Noct. Attic. Lib. ii. Cap.24.}, in ’t Latijn Proportie ghenaemt. Soo schijnt oock den gheleerden Quintilianus de selvighe benaeminghe niet quaed te vinden; die ’t woord Analogie nu onlanghs uyt het Griecksch in ’t Latijn hebben overgeset, seght hy {Lib. L. orat. instit. Cap.6.}, noemen ’t een Proportie. (...) Ten eynde dan dat wy ons selven niet al te langhe met een al te sinnelicke oversettinghe van dese dry woorden souden bekommeren, soo sullen wy ’t hier by laeten blijven, dit maer alleenlick daer by voeghende, dat de Schilder-konstenaers dese woorden Analogie ende Harmonie schijnen ontleent te hebben van die Proportie dewelcke by de Tel-konstenaers en de Singh-konstenaers wordt waerghenomen; want dese Analogie ofte Proportie en is anders niet dan een sekere ghetal-wet, nae welckers voorschrift de Konstenaers alle haere wercken aenstellen.

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Les grands Maîtres font donc des études plus longues que les Artisans ordinaires. Ils sont, si l'on veut, apprentifs durant un plus long-temps, parce qu'ils apprennent encore à un âge où les Artisans ordinaires sçavent déja le peu qu'ils sont capables de sçavoir. Que le titre d'apprentif n'épouvante personne, car il est des apprentifs qui valent déja mieux que des maîtres, bien que ces maîtres fassent moins de fautes qu'eux.

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Les génies les plus heureux ne naissent pas de grands Artisans. Ils naissent seulement capables de le devenir. Ce n'est qu'à force de travail qu'ils s'élevent au point de perfection qu'ils peuvent atteindre.

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Les grands Maîtres font donc des études plus longues que les Artisans ordinaires. Ils sont, si l'on veut, apprentifs durant un plus long-temps, parce qu'ils apprennent encore à un âge où les Artisans ordinaires sçavent déja le peu qu'ils sont capables de sçavoir. Que le titre d'apprentif n'épouvante personne, car il est des apprentifs qui valent déja mieux que des maîtres, bien que ces maîtres fassent moins de fautes qu'eux.

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Staet noch voorder aen te mercken dat de Konst-kenners door dese ghewoonte haerer ooghen niet alleen d’oorspronckelicke taferelen van de naemaelsels vaerdighlick leeren onderkennen; maer datse daer door met eenen oock d’oude wercken van de nieuwe sekerlick weten t’onderscheyden. Men vindt in d’oude stucken een sekere onnaevolghelicke authoriteyt ofte achtbaerheyd der Konste, seght Quintilianus {Lib. viii. Cap. 3.}, die de Schilderijen een sonderlicke aengenaemheyd plaght toe te brenghen.

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La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché. Il est des ouvrages de Peinture, comme de ceux de Poësie. Il ne faut pas qu’il paroisse que l’ouvrier ait pris plus de plaisir à se satisfaire luy-mesme, & à faire connoistre le jeu de son esprit & la delicatesse de son pinceau qu’à considerer le merite de son sujet. Quintilien blame Ovide de cette trop grande délicatesse.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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Van dien tijd af sach men de Konst daghelicks toenemen; soo datter in ’t ghelaet, in ’t gebaer, in de gantsche ghestaltenisse der Schilderyen een sekere Actie ofte bedrijvenskracht beghost uyt te blijcken. Daer en is gheen sonderlinghe bevalligheyd in een opgherecht lichaem te vinden, seght Quintilianus {Lib. ii. Cap. 13.}, het aenghesicht behoort naemelick t’onswaerd ghewendt te sijn, de armen nederwaerds hanghende, de beenen t’saemen ghevoeght, en het gantsche werck moet van boven tot beneden een onbeweghelicke stijvigheyd behouden. d’Ombuyginghe, ende om soo te spreken, het roersel gheven de naegeboetste dinghen een sekere Actie ofte bedrijf. Dus worden de handen niet altijd op eenerley wijse ghemaeckt, en ’t aenghesicht heeft duysend verscheydene vertooninghen. Eenighe lichaemen sijn ghestelt tot het loopen ende om eenigh ander gheweld te bewijsen: Eenighe sietmen sitten, eenighe nederligghen: Eenighe sijn moedernaeckt, eenighe ghekleedt, eenighe half naeckt en half ghekleedt. Wat isser doch soo verdraeyt ende bearbeyt als Myrons schijf-werper, die eertijds Discobolos wierd ghenaemt. Oversulcks plaghten oock dieghene, dien dit stuck werck niet wel aen en stond, gheoordeelt te worden gantsch gheen verstand van de Konst te hebben, ghemerckt yeder een bekent stond, dat de moeyelicke seldsaemheyd deses beelds den hoogsten lof verdiende. Gelijck wy dan sien dat het roersel een van de ghewighstighste punten is, diemen in dese Konst moet waernemen; soo en is het mijnes dunckens, niet swaer den ghebaenden wegh daertoe uyt te vinden. Wy behoeven maer alleen onse oogen op de nature te slaen, en haere voetstappen naerstighlick te volghen.

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Waer uyt het dan blijckt dat den Konstenaer maer alleen duydelick ende uytdruckelick wercken kan, de welcke de dinghen die hy ter handt treckt als teghenwoordigh aenschouwt. 't Welck meest van allen in de herts-tochten of te in de inwendighe beweginghen onses ghemoedts plaetse heeft; want overmidts de selvighe al te mets in de waerheyd bestaen, seght Quintilianus {lib. Xi cap. 3}, ende al te mets in de imitatie; soo is 't dat de waere beroeringhen naturelick uytbersten, maer ’t ontbreeckt hun aen de Konst; dies moetense oock door de leeringhe soo wat ghefatsoeneert worden. De gheimiteerde beroeringhen daer en teghen, ghelijckse de Konst hebben, soo ontbreeckt het hun aen de nature; en daerom is dit alhier 't voornaemste, dat men sich 't echt wel bewoghen vindt om de verbeeldinghen niet anders te vatten, als of het waerachtighe dinghen waeren daer mede wy ons selver besich houden.

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[...] so schijnt daer anders niet overigh te sijn, dan dat wy een weynigh souden overlegghen door wat middel dese Gratie te bekomen is. Het is wel waer dat wy de selvighe niet en durven aen enige sekere Konst-regulen verbinden, vermits Tullius en Quintilianus oordeelen dat sulcks t’eenemael onmogelick is, nochtans achten wy, dat, alhoewelmen dese Gratie voor gheen volmaecktheyd der blooter Konste magh houden, datse evenwel een vrucht der Konste is, voor soo vele sich de volmaeckte Konste besig hout ontrent het gene met onse nature aller best over een komt. Soo moeten dan de Konst ende nature dese bevallicheyt t’saementlick opmaecken, dies is het oock van noode dat wy de volmaecktheyd der Konste voorsichtighlick ontrent het gene soecken aen te legghen, daer toe wy van naturen allermeest sijn gheneghen. Ieder een die sich redelicker wijse op dese Konsten verstaet, soeckt altijd doende te sijn. Alhoewel het oversculcks waerschijnelick is dat sich een goedt Konstenaer wel, of ten minsten verdraeghelicker wijse, quijten sal in ’t gene hy ter hand treckt; nochtans is het seker dat hy de waere kracht deser bevalligheyd op ’t aller ghemackelickste sal treffen, wanneer hy d’uytnemenheyd sijner Konste niet en hangt aen soodaenige dinghen daer hy eenen afkeer van heeft, of die lof-hertighlick van hem begheert worden, maer liever aen soodaenighe dingen die een heymelicke ghemeynschap hebben met de bysondere toegheneyghtheyt sijner nature.

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Les beaux effets de lumiere, & un éclat de jour que l’on voit au haut d’une montagne qui semble veritablement éclairée du Soleil ne paroistroient ny si vrays ny si agreables, s’il [ndr : Titien] n’eust  ménagé les couleurs les plus claires ; ou s’il les eust répanduës également dans tout son tableau. Aussi ce sont ces coups de maistre qui sont dans un ouvrage ce qu’on nomme le precieux ; il ne doit y avoir guere de ces richesses, & mesme comme bien souvent ce n’est pas une petite perfection à un Orateur de sçavoir supprimer beaucoup de choses. {Plin. lib 7. epist. 6.} […]

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61. [Veu que les plus belles choses ne se peuvent souvent exprimer faute de termes.] J’ay [ndr : Roger de Piles] appris de la bouche de Monsieur du Fresnoy, qu’il avoit plusieurs fois oüi dire au Guide, Qu’on ne pouvoit donner de Preceptes des plus belles choses, & que les connoissances en estoient si cachées, qu’il n’y avoit point de maniere de parler qui les pût découvrir. Cela revient assez à ce que dit Quint. {Declam. 19.} Les choses incroyables n'ont point de paroles pour estre exprimées, il y en a quelques-unes qui sont trop grandes & trop relevées, pour pouvoir estre comprises dans les discours des hommes. D'où vient que les Connoisseurs, quand ils admirent un beau Tableau, semblent y estre collez ; & quand ils en reviennent, vous diriez qu'ils auroient perdu l'usage de la parole. {Liv. 2. Sat. 7.} Pausiaca torpes insane Tabella. Dit Horace. {L. 10. Ep. 22} Et Symmachus dit, Que la grandeur de l'étonnement ne permet pas que l'on donne des loüanges & des applaudissemens. Les Italiens disent Opera da stupire, pour dire qu'une chose est fort belle. 

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61. [Veu que les plus belles choses ne se peuvent souvent exprimer faute de termes.] J’ay [ndr : Roger de Piles] appris de la bouche de Monsieur du Fresnoy, qu’il avoit plusieurs fois oüi dire au Guide, Qu’on ne pouvoit donner de Preceptes des plus belles choses, & que les connoissances en estoient si cachées, qu’il n’y avoit point de maniere de parler qui les pût découvrir. Cela revient assez à ce que dit Quint. {Declam. 19.} Les choses incroyables n'ont point de paroles pour estre exprimées, il y en a quelques-unes qui sont trop grandes & trop relevées, pour pouvoir estre comprises dans les discours des hommes. D'où vient que les Connoisseurs, quand ils admirent un beau Tableau, semblent y estre collez ; & quand ils en reviennent, vous diriez qu'ils auroient perdu l'usage de la parole. {Liv. 2. Sat. 7.} Pausiaca torpes insane Tabella. Dit Horace. {L. 10. Ep. 22} Et Symmachus dit, Que la grandeur de l'étonnement ne permet pas que l'on donne des loüanges & des applaudissemens. Les Italiens disent Opera da stupire, pour dire qu'une chose est fort belle. 

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’t Ghene yet anders ghelijckt, seght hy [NDR: Quintilianus] {Lib. x. Cap. 2.}, moet noodsaeckelick te kort schieten en meer bevalligheyd hebben dan die dinghen welckers ghelijckenis het schijnt te draegen. Want ghelijck de dinghen, die wy voor ons patroon aennemen, de nature selver ende een waere kracht in sich hebben; soo plaght allerley naevolghinge in ’t teghendeel maer alleen ghecontrefeyt te sijn en sich nae anderer dinghen gheleghenheyd te voeghen.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Den verwaenden roem der ghener de welcke d'eenvoudigheydt der oudtster Schilderyen door een gantsch harde ende dorre maniere van doen soecken uyt te drucken dient ons alhier tot een exempel; want dese schicken sich maer alleen tot d'Imitatie van 't ghene hun eerst in d'oogh komt, sonder eens te bevroeden wat een sonderlinghe kracht en hoe groote Schatten der Konste onder dese eenvoudigheydt schuylen. Quint. X.2.

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C'est en vain qu'un pareil sujet fait son apprentissage sous le meilleur maître, il ne sçauroit faire dans une pareille école les mêmes progrès qu'un homme de génie fait dans l'école d'un maître médiocre. Celui qui enseigne, comme le dit Quintilien, ne sçauroit communiquer à son disciple le talent de produire & l'art d'inventer, qui font le plus grand mérite des Peintres & des Orateurs. [...] Le Peintre peut donc faire part des secrets de sa pratique, mais il ne sçauroit faire part de ses talens pour la composition & pour l'expression. Souvent même l'Eleve dépourvu du génie, ne peut atteindre la perfection où son maître est parvenu dans la mécanique de l'art. L'imitateur servile doit demeurer au-dessous de son modele, parce qu'il joint ses propres défauts aux défauts de celui qu'il imite. D'ailleurs si le maître est homme de génie, il se dégoûte bien-tôt d'enseigner un pareil sujet. Il est au supplice quand il voit que son éleve n'entend qu'avec peine ce qu'il comprenoit d'abord, lorsque lui-même il étoit Eleve. [...]
On ne trouve rien de nouveau dans les compositions des peintres sans génie, on ne voit rien de singulier dans leurs expressions. Ils sont si stériles qu'après avoir long-temps copié les autres, ils en viennent enfin à se copier eux-mêmes ; & quand on sçait le tableau qu'ils ont promis, on devine la plus grande partie des figures de l'ouvrage.

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Den verwaenden roem der ghener de welcke d'eenvoudigheydt der oudtster Schilderyen door een gantsch harde ende dorre maniere van doen soecken uyt te drucken dient ons alhier tot een exempel; want dese schicken sich maer alleen tot d'Imitatie van 't ghene hun eerst in d'oogh komt, sonder eens te bevroeden wat een sonderlinghe kracht en hoe groote Schatten der Konste onder dese eenvoudigheydt schuylen. Quint. X.2.

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Et nous lisons dans ce beau rapport que fait Quintilien des Peintres excellens aus plus parfait Orateurs, qu’Euphranor avoit conjoint toutes les autres sciences à celle de la Peinture, ce qui oblige Quintilien â luy comparer son grand Maistre Ciceron. Sans mentir l’ouvrage du pinceau depend bien plus de la teste que de la main ; & si l’historien de la Nature à peu dire que les Lamproyes avoient l’ame au bout de la queüe, rien ne doit nous empescher de prononcer que l’esprit des Peintres de reputation semble estre tout entier au bout de leurs doigts

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61. [Veu que les plus belles choses ne se peuvent souvent exprimer faute de termes.] J’ay [ndr : Roger de Piles] appris de la bouche de Monsieur du Fresnoy, qu’il avoit plusieurs fois oüi dire au Guide, Qu’on ne pouvoit donner de Preceptes des plus belles choses, & que les connoissances en estoient si cachées, qu’il n’y avoit point de maniere de parler qui les pût découvrir. Cela revient assez à ce que dit Quint. {Declam. 19.} Les choses incroyables n'ont point de paroles pour estre exprimées, il y en a quelques-unes qui sont trop grandes & trop relevées, pour pouvoir estre comprises dans les discours des hommes. D'où vient que les Connoisseurs, quand ils admirent un beau Tableau, semblent y estre collez ; & quand ils en reviennent, vous diriez qu'ils auroient perdu l'usage de la parole. {Liv. 2. Sat. 7.} Pausiaca torpes insane Tabella. Dit Horace. {L. 10. Ep. 22} Et Symmachus dit, Que la grandeur de l'étonnement ne permet pas que l'on donne des loüanges & des applaudissemens. Les Italiens disent Opera da stupire, pour dire qu'une chose est fort belle. 

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Alhoewel nu d’oude Meesters haere Leerlingen met een seker opsicht verscheydenlick aenghinghen, nochtans stelden sy hun daghelicks de menighvuldighe exempelen van de waere ende onvervalschte Konst sonder eenigh onderscheyd voor ooghen. Het en is niet ghenoeg dat de Schilders en Beeld-snijders met woorden uytdrucken hoedaenigh de verwen en linien moeten sijn; maer ’t meest profijt is daer uyt te raepen, datmen haere maniere van Schilderen en snijden teghenwoordighlick aanschout seght Dio Chrysost. Orat. XVIII. Allerley leerstucken worden bequaemelick ingheplant en lichtelick ghevat door ’t behulp der exempelen, seght Columella Lib. XI De re rust. Cap. I. d’Exempelen maecken ons op ’t aller gemackelickste wijs wat wy behooren nae te volghen en te vermijden, segt Seneca Rhetor. Lib. IX. Controv. 2. De leeringhe diemen uyt de regulen haelen moet, valt langh ende verdrietigh; ’t onderwijs daarenteghen ’t welck men uyt d’exempelen treckt, is kort en krachtigh seght Seneca Philosophus Epist. VI. Dan bevinden wy dat onsen arbeyd profijtelick aenghewendt is, als de proef-stucken met de regulen over een stemmen seght Quintilianus Lib. XII Cap. 6.

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Or il faut être né avec du génie pour inventer, & l'on ne parvient même qu'à l'aide d'une longue étude à bien inventer. Un homme qui invente mal, qui produit sans jugement, ne mérite pas le nom d'Inventeur. [...] Les regles qui sont déja réduites en méthode, sont des guides qui ne montrent le chemin que de loin, & ce n'est qu'avec le secours de l'expérience, que les génies les plus heureux apprennent d'elles comment il faut appliquer dans la pratique leurs maximes succinctes & leurs préceptes trop géneraux.

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’t Ghene yet anders ghelijckt, seght hy [NDR: Quintilianus] {Lib. x. Cap. 2.}, moet noodsaeckelick te kort schieten en meer bevalligheyd hebben dan die dinghen welckers ghelijckenis het schijnt te draegen. Want ghelijck de dinghen, die wy voor ons patroon aennemen, de nature selver ende een waere kracht in sich hebben; soo plaght allerley naevolghinge in ’t teghendeel maer alleen ghecontrefeyt te sijn en sich nae anderer dinghen gheleghenheyd te voeghen.

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Hier toe souden wy seer vele te segghen hebben, 't en waer sacke dat wy het meer hooghnoodigh achten op 't ghene wy van te vooren aangheroert hebben wat meer aen te dringhen; dat naemelick die dinghen de welcke in d'uytnemenste Konstenaers voor de beste worden ghekeurt, bynae on-nae-volghelick sijn; 't verstandt, d'uytvindenskracht, die men d'inventie noemt, d'onbedwonghen ghemackelickheydt in 't wercken, en al wat ons door de regelen der Konste niet en kan worden ingheplant.{Quint. X.2} Soo is ons oock dese moeyelickheydt alhier meest van allen dienstigh; overmidts ons de bedenckinghe deser moeyelickheydt tot meerder aendacht verweckt; soo dat wy nu d'uytnemende Konstenaers vry wat naerder beginnen te verstaen, niet meer over haere wercken gaene met een achteloose opmerckinghe, maer wy slaen onse ooghen aendachtighlick op elck bysondere deel haerer wercken, ende wy begrijpen d'over-groote kracht haerer deughden voornaemelick daeruyt, dat het ons onmoghelick is de selvighe nae te volghen.{Quint. X. 5}

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Or il faut être né avec du génie pour inventer, & l'on ne parvient même qu'à l'aide d'une longue étude à bien inventer. Un homme qui invente mal, qui produit sans jugement, ne mérite pas le nom d'Inventeur. [...] Les regles qui sont déja réduites en méthode, sont des guides qui ne montrent le chemin que de loin, & ce n'est qu'avec le secours de l'expérience, que les génies les plus heureux apprennent d'elles comment il faut appliquer dans la pratique leurs maximes succinctes & leurs préceptes trop géneraux.

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Le génie est donc une plante, qui, pour ainsi dire, pousse d'elle-même ; mais la qualité, comme la quantité de ses fruits, dépendent beaucoup de la culture qu'elle reçoit. Le génie le plus heureux, ne peut être perfectionné qu'à l'aide d'une longue étude. [...]
Mais un homme né avec du génie, est bien-tôt capable d'étudier tout seul, & c'est l'étude qu'il fait par son choix, & déterminé par son goût, qui contribuë le plus à le former. Cette étude consiste dans une attention continuelle sur la nature. Elle consiste dans une réflexion sérieuse sur les ouvrages des grands maîtres, suivie d'observations sur ce qu'il convient d'imiter, & sur ce qu'il faudroit tâcher de surpasser. Ces observations nous enseignent beaucoup de choses, que notre génie ne nous auroit jamais suggerées de lui-même, ou dont il ne se seroit avisé que bien tard. On se rend propre en un jour des tours & des façons d'operer, qui coûterent aux inventeurs des années de recherche & de travail. En supposant même que notre génie auroit eu la force de nous porter un jour jusques-là, quoique la route n'eut pas été fraïée, nous n'y serions parvenus du moins, avec le seul secours de ses forces, qu'au prix d'une fatigue pareille à celle des Inventeurs.

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C'est en vain qu'un pareil sujet fait son apprentissage sous le meilleur maître, il ne sçauroit faire dans une pareille école les mêmes progrès qu'un homme de génie fait dans l'école d'un maître médiocre. Celui qui enseigne, comme le dit Quintilien, ne sçauroit communiquer à son disciple le talent de produire & l'art d'inventer, qui font le plus grand mérite des Peintres & des Orateurs. [...] Le Peintre peut donc faire part des secrets de sa pratique, mais il ne sçauroit faire part de ses talens pour la composition & pour l'expression. Souvent même l'Eleve dépourvu du génie, ne peut atteindre la perfection où son maître est parvenu dans la mécanique de l'art. L'imitateur servile doit demeurer au-dessous de son modele, parce qu'il joint ses propres défauts aux défauts de celui qu'il imite. D'ailleurs si le maître est homme de génie, il se dégoûte bien-tôt d'enseigner un pareil sujet. Il est au supplice quand il voit que son éleve n'entend qu'avec peine ce qu'il comprenoit d'abord, lorsque lui-même il étoit Eleve. [...]
On ne trouve rien de nouveau dans les compositions des peintres sans génie, on ne voit rien de singulier dans leurs expressions. Ils sont si stériles qu'après avoir long-temps copié les autres, ils en viennent enfin à se copier eux-mêmes ; & quand on sçait le tableau qu'ils ont promis, on devine la plus grande partie des figures de l'ouvrage.

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Il est donc également important aux nobles Artisans, dont je parle, de connoître à quel genre de poësie & de peinture leurs talens les destinent, & de se borner au genre pour lequel ils sont nez propres. L'art ne sçauroit faire autre chose que de perfectionner l'aptitude ou le talent que nous avons apporté en naissant ; mais l'art ne sçauroit nous donner le talent que la nature nous a refusé. L'art ajoûte beaucoup aux talens naturels, mais c'est quand on étudie un art pour lequel on est né. [...] Tel Peintre demeure confondu dans la foule qui seroit au rang des Peintres illustres, s'il ne se fût point laissé entraîner par une émulation aveugle, qui lui a fait entreprendre de se rendre habile dans des genres de la Peinture, pour lesquels il n'étoit point né, & qui lui a fait négliger les genres de la peinture ausquels il étoit propre. Les ouvrages qu'il a tenté de faire sont, si l'on veut, d'une classe supérieure. Mais ne vaut-il pas mieux être un des premiers parmi les Païsagistes que le dernier des peintres d'histoire ? Ne vaut-il pas mieux être cité pour un des premiers faiseurs de portraits de son temps, que pour un miserable arrangeur de figures ignobles & estropiées.

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Pour ce qui concerne la Proportion, c’est-à-dire la Symmetrie ou correspondance du Tout avec ses parties, c’est une chose facile, et à la portée de tous les esprits : ce qui fait que l’ignorance est sans excuse, parce qu’on peut l’acquerir presque sans peine, et mesmes par une estude entierement mechanique : mais le seul moyen de parvenir à sa perfection, et d’en avoir une connoissance bien esclairée, c’est d’aller par le chemin de la Geométrie, qui est la source de tous les Arts. […]

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[…] La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché.

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[...] so schijnt daer anders niet overigh te sijn, dan dat wy een weynigh souden overlegghen door wat middel dese Gratie te bekomen is. Het is wel waer dat wy de selvighe niet en durven aen enige sekere Konst-regulen verbinden, vermits Tullius en Quintilianus oordeelen dat sulcks t’eenemael onmogelick is, nochtans achten wy, dat, alhoewelmen dese Gratie voor gheen volmaecktheyd der blooter Konste magh houden, datse evenwel een vrucht der Konste is, voor soo vele sich de volmaeckte Konste besig hout ontrent het gene met onse nature aller best over een komt. Soo moeten dan de Konst ende nature dese bevallicheyt t’saementlick opmaecken, dies is het oock van noode dat wy de volmaecktheyd der Konste voorsichtighlick ontrent het gene soecken aen te legghen, daer toe wy van naturen allermeest sijn gheneghen. Ieder een die sich redelicker wijse op dese Konsten verstaet, soeckt altijd doende te sijn. Alhoewel het oversculcks waerschijnelick is dat sich een goedt Konstenaer wel, of ten minsten verdraeghelicker wijse, quijten sal in ’t gene hy ter hand treckt; nochtans is het seker dat hy de waere kracht deser bevalligheyd op ’t aller ghemackelickste sal treffen, wanneer hy d’uytnemenheyd sijner Konste niet en hangt aen soodaenige dinghen daer hy eenen afkeer van heeft, of die lof-hertighlick van hem begheert worden, maer liever aen soodaenighe dingen die een heymelicke ghemeynschap hebben met de bysondere toegheneyghtheyt sijner nature.

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Het andere ’t welck Plinius in desen Pamphilus aenmerckt, is dat sijne scholieren tien jaeren aen hem verbonden bleven; hy socht den goeden naeme sijner schole boven alle dinghen te behouden, niet willende dat de leerkinderen souden bestaen te vlieghen eerse vleughelen hadden; dies plaght hy se ontrent de teycken-Konst en andere noodsaeckelicke gronden vry wat langhe besigh te houden, sonder te lijden dat sy door eenighe onbesuyste goed-dunckenheyd de hand te vroegh an ’t verwen souden slaen. Wy en souden dese voorsichtigheyd der ouder Meesters niet hebben aengheroert, ’t en waer saecke dat vele hedensdaeghsche Meesters gantsch verkeerdelick te werck ginghen, door een eerghierighe haestigheyd beghinnende met het ghene laetst behoort te sijn, seght Quintilianus {Lib. I. orat. instit. Cap. 4}, want sy den waeren voortghang haerer Leerlingen grotelicks verhinderen, wanneer sy de selvige maer alleen ontrent schijn-schickelicke dinghen ten toone soecken te stellen.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Den verwaenden roem der ghener de welcke d'eenvoudigheydt der oudtster Schilderyen door een gantsch harde ende dorre maniere van doen soecken uyt te drucken dient ons alhier tot een exempel; want dese schicken sich maer alleen tot d'Imitatie van 't ghene hun eerst in d'oogh komt, sonder eens te bevroeden wat een sonderlinghe kracht en hoe groote Schatten der Konste onder dese eenvoudigheydt schuylen. Quint. X.2.

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Wat het woord Analogie belanght, eenighe hebben ’t woord analogie, seght A. Gellius {Noct. Attic. Lib. ii. Cap.24.}, in ’t Latijn Proportie ghenaemt. Soo schijnt oock den gheleerden Quintilianus de selvighe benaeminghe niet quaed te vinden; die ’t woord Analogie nu onlanghs uyt het Griecksch in ’t Latijn hebben overgeset, seght hy {Lib. L. orat. instit. Cap.6.}, noemen ’t een Proportie. (...) Ten eynde dan dat wy ons selven niet al te langhe met een al te sinnelicke oversettinghe van dese dry woorden souden bekommeren, soo sullen wy ’t hier by laeten blijven, dit maer alleenlick daer by voeghende, dat de Schilder-konstenaers dese woorden Analogie ende Harmonie schijnen ontleent te hebben van die Proportie dewelcke by de Tel-konstenaers en de Singh-konstenaers wordt waerghenomen; want dese Analogie ofte Proportie en is anders niet dan een sekere ghetal-wet, nae welckers voorschrift de Konstenaers alle haere wercken aenstellen.

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[…] La beauté ne consiste point dans les parures, & dans les ornemens. Un peintre ne doit pas s’arrester aux petits ajustements, sur tout dans les sujets d’histoires, où il pretend representer quelque chose de grand & d’heroïque. Il y doit faire paroistre de la grandeur, de la force, & de la noblesse, mais rien de petit & de delicat, ny de trop recherché. Il est des ouvrages de Peinture, comme de ceux de Poësie. Il ne faut pas qu’il paroisse que l’ouvrier ait pris plus de plaisir à se satisfaire luy-mesme, & à faire connoistre le jeu de son esprit & la delicatesse de son pinceau qu’à considerer le merite de son sujet. Quintilien blame Ovide de cette trop grande délicatesse.

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{Opmerking over de Volg-Konst.} Staet oock noch voor af, aen te mercken datmen de Kinderen door de Konst van navolgingh of nabotsingh tot alles dat de Schilder-Konst aengaet, kan aenleyden, want dewijl het onmogelijck is alles dat de Teycken-kunde vermagh te doen, in ‘t bysonder voor te schrijven, soo brenght de Volgh-kunst, de Teycken-kunde een bysondere algemeene hulpe toe. Waer vintmen doch eenen Schilder (seyt Quintilianus), die alles ’t gene inde natuere voorvalt, heeft leeren af-teyckenen, nochtans en vint een konstigh Meester die de rechte maniere van navolgingh heeft, sich noyt verlegen, alles wat hem voorkomt, aerdigh af te beelden. Na datwe dan nu de Jonge Leerlingen, volgens d’onderwijsinge vande kleyne begintselen hebben leeren aen stoelen en bancken gaen, en datse door de eerse wijse van doen, het beginstel van navolgingh hebben verkreghen, soo moet men haer seer neerstigh en langhe besigh houden in het na-teyckenen van goede, welgehandelde en uytvoerighe Teyckeningen, welcke wy oordeelen veel nutter en bequamer te zijn dan eenige Print-kunst; {Teyckenen na Teyckeningen seer nut.} de reden daer van is om datse in een goede Teyckeningh niet alleen en sien de schickinghe, vaste Teyckeningh, verstandighe witheydt der omtrecken, dagh en schaduwe, toetsen en hooghsels, maer sy sien daer met eenen oock de maniere van handelinghe en Teyckenachtighen aert, ’t welcke sy in een Print niet en sien, en by gevolgh daer oock niet uyt leeren konnen, dan met langen tijdt en grooten verdrietigen arbeyt, sonder dickwils een vaste maniere te bekomen, maer maecken dat hunne dingen nu sus, dan soo, luck raeck, komen uyt te vallen.

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Dit is dan dese naeboetsinghe, die men ghemeyndelick d'Imitatie noemt, uyt welcke de Teycken-Konst, de Schilder-Konst, de Giet-Konst en al 'andere Konsten van desen aerd voord-spruyten. Oock so is 't dat dese Imitatie van Philostratus {in proaemio Iconum} genaemt wordt een seer oude vont ende met de Nature selver wonderlick wel overeen komende. […]Oock soo en moghen wy in 't minste niet eens twijfelen of 't grootste deel der Konsten, ghelijck den selvighen Quintilianus elders {orat. Instit. Lib. X. cap. 2} steunt op d'imitatie, jae dat noch meer is, 't gantsche belydt onses levens bestaet daerin dat wy altijdt vaerdighlick naetrachten, 't ghene wy in andere hoogh achten.