MARQUE (n. f.)

ACCENNAMENTO (ita.)
TERM USED IN EARLY TRANSLATIONS
ACCENNAMENTO (ita.)

FILTERS

CONCEPTUAL FIELDS

LINKED QUOTATIONS

1 sources
1 quotations

Quotation

Fab. La delicatesse des membres appartient plus à la femme qu’à l’homme.
Are. Cela est vrai, je vous l’ai dit ci dessus, en vous avertissant qu’il ne faut pas confondre les sexes : Ce n’est pas pourtant qu’on ne trouve beaucoup d’hommes delicats : tels que sont plus communement les gentils hommes, sans neanmoins qu’ils arrivent jusqu’à ressembler aux femmes, ou à un Ganimede. Il est vrai que quelques peintres donnent à leur ignorance, le nom de delicatesse ; parcequ’ils y en a plusieurs qui ne sachant, ni la situation, ni la liaison des os, ne font aucune marque *, ou au moins tres peu pour faire observer ou ils sont placés, mais moiennant seulement les principaux contours ils conduisent leurs figures. Plusieurs au contraire en marquant trop les muscles, & les recherchant avec excés, & hors d’œuvre, croient etre des Michel Anges en dessein, en quoi justement ils sont tournés en ridicule, & traittés de grossiers par les connoisseurs. […]
 
* C’est ainsi qu’un peintre peu fondé en anatomie, instruisant son diciple lui disoit, ou tu ne connois pas bien le muscle, fais doux.

Traduisant l’italien « accennamento », par marque » renvoie à la précison du rendu anatomique, en particulier au traitement des musculatures. L’emploi d’un mot général montre la difficulté que le traducteur rencontre à traduire ce vocable en français. Pour une autre occurrence, il recourt d’ailleurs à une périphrase. Cf. p. 197, 199 : « ne gli accennamenti e macature » traduit par « les fuittes tendres des muscles accusez a propos ».

term translated by ACCENNAMENTO in DOLCE, Lodovico, Dialogo della pittura di M. Lodovico Dolce, Intitolato l’Aretino. Nel quale si ragiona della dignità di essa Pittura, e di tutte le parti necessarie, che a perfetto Pittore si acconvengono: con esempi di Pittori antichi, e moderni: e nel fine si fa menzione delle virtù, e delle opere del divin Tiziano / Dialogue sur la peinture de Louis Dolce, intitulé l’Aretin. Dans lequel on traitte de l’excellence de la peinture, de toutes les qualités necessaires au bon Peintre, avec les exemples des Peintres anciens et modernes, à la fin on y parle du merite et des ouvrages du divin Titien, trad. par VLEUGHELS, Nicolas, Firenze, Michel Nestenus et François Moucke, 1735., p. 200

Conceptual field(s)

L’HISTOIRE ET LA FIGURE → figure et corps
EFFET PICTURAL → qualité du dessin